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PARIS : Fête des Mères 2025 – Un budget floral en hau…

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PARIS : Fête des Mères 2025 – Un budget floral en hausse malgré une baisse du nombre d’acheteurs

Une étude Kantar pour VALHOR et FranceAgriMer révèle que les Français ont consacré un budget floral en nette hausse pour la Fête des Mères 2025.

La tradition d’offrir des fleurs pour la Fête des Mères reste profondément ancrée dans les habitudes des Français, mais les comportements d’achat évoluent. C’est le principal enseignement d’une étude menée par l’institut Kantar pour le compte de VALHOR, l’interprofession française de l’horticulture, et de FranceAgriMer, l’Établissement national des produits de l’agriculture et de la mer. Basée sur un panel de 7 000 foyers, l’enquête révèle un paradoxe pour l’édition 2025 : bien que moins de foyers aient acheté des végétaux, le chiffre d’affaires global du secteur a progressé, tiré par une augmentation significative du panier moyen.

Un budget en hausse qui compense moins d’acheteurs

L’analyse chiffrée met en lumière une nouvelle dynamique de consommation. En 2025, 2,2 millions de foyers ont acheté des fleurs ou des plantes pour cette occasion, contre 2,4 millions en 2024. Malgré cette baisse du nombre de clients, les dépenses totales ont atteint 61,8 millions d’euros, soit une légère augmentation par rapport aux 60,9 millions d’euros de l’année précédente.

Cette performance s’explique par une hausse marquée du budget moyen alloué à cet achat symbolique. Il est passé de 13,80 € en 2024 à 16,80 € en 2025, témoignant d’une volonté de privilégier la qualité ou des compositions plus généreuses. Les fleurs coupées, qu’elles soient à la pièce, en botte ou en bouquet, confirment leur statut de produit phare, représentant 63 % des sommes dépensées, un chiffre stable par rapport à 2024 (62 %).

Les fleuristes confortent leur leadership face à la grande distribution

L’étude confirme la position dominante des circuits de distribution spécialisés. Les fleuristes renforcent leur leadership en captant 46 % des dépenses, contre 44 % en 2024. Ils sont suivis par les jardineries et les libres-services agricoles (LISA), qui connaissent également une belle progression, passant de 16 % à 19 % de part de marché.

Cette tendance se fait au détriment de la grande distribution, qui voit sa part reculer de 17 % à 14 %. Le canal de la commande à distance (internet, téléphone) est également en baisse, passant de 10 % à 8 % des dépenses. À l’inverse, les achats directs chez les producteurs connaissent une légère croissance, atteignant 5 % du marché contre 4 % en 2024. Ces chiffres suggèrent une recherche accrue de conseil et de savoir-faire de la part des consommateurs.

La rose domine mais les goûts se diversifient

Si la rose reste la reine incontestée des fleurs coupées, sa suprématie s’érode nettement. Elle ne représente plus que 23 % des quantités achetées en 2025, contre 34 % en 2024. Ce recul spectaculaire indique une diversification des choix vers d’autres variétés.

Le même phénomène s’observe du côté des plantes. Le géranium, longtemps plébiscité, s’effondre en passant de 19 % des achats en 2024 à seulement 9 % en 2025. Il se retrouve désormais au même niveau que la pivoine (9 %) et surtout l’orchidée, qui réalise une percée remarquable en doublant quasiment sa part de marché (9 % en 2025 contre 5 % en 2024). Cette évolution témoigne d’une curiosité croissante des Français pour une offre végétale plus large et variée.

Toute publication de ces données doit être assortie de la mention : “Etude Kantar pour FranceAgriMer et VALHOR”.