BRUXELLES : Littérature – Avec « Spectres », Thomas G…
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BRUXELLES : Littérature – Avec « Spectres », Thomas GUNZIG signe un roman de science-fiction existentiel
L’écrivain belge Thomas Gunzig revient avec « Spectres », un roman de science-fiction ambitieux qui explore une dimension parallèle.
L’auteur belge Thomas Gunzig, figure reconnue de la littérature francophone, propose avec « Spectres » une nouvelle incursion dans l’imaginaire, mêlant science-fiction, angoisse existentielle et réflexion philosophique. Présenté par son éditeur comme une œuvre majeure, ce roman s’inscrit dans la lignée de récits ambitieux comme « Interstellar » ou « Solaris », interrogeant la place de l’humanité face à l’inconnu et sa propension à l’exploitation.
Une fable sur l’exploitation des mondes
L’intrigue de « Spectres » débute par une découverte scientifique monumentale : Léa, une physicienne, parvient à ouvrir un accès vers une dimension parallèle, un univers jusqu’alors insoupçonné. Mais ce qui aurait pu rester une avancée pour la connaissance se transforme rapidement en une opportunité économique. Le capitalisme s’empare de cette nouvelle frontière, y installant des bases d’extraction et de forage. L’objectif est clair : exploiter sans limite les ressources de ce monde vierge.
Cependant, cette destruction méthodique d’un équilibre cosmique provoque une réaction en chaîne aux conséquences imprévisibles. Le roman explore ainsi les thèmes de la perte, de la mémoire, de l’éthique scientifique et des répercussions de nos actions, même au-delà de notre propre dimension. C’est une œuvre qui, selon ses promoteurs, se penche sur « ce que nous détruisons, même après la mort ».
Une immersion dans un univers inconnu
Pour immerger le lecteur dans cette nouvelle dimension, l’auteur dépeint un paysage à la fois calme et inquiétant : « Ce que l’on voyait du Plan dimensionnel secondaire, c’était un paysage. Un paysage étrange et calme. Un ciel d’un noir parfait, immaculé, sans étoiles ni corps célestes. Le sol semblait constitué de structures rectangulaires s’accumulant les unes sur les autres comme l’auraient fait des feuilles mortes en automne. Jusqu’à l’horizon, ou ce qui faisait office d’horizon, il n’y avait rien d’autre qu’un relief légèrement vallonné évoquant la houle sur un océan calme ».
La narration, portée par une tension croissante et des rebondissements constants, suit le parcours de la physicienne Léa. À travers ses yeux, le lecteur découvre les différentes strates de cet univers complexe, bouleversé par l’intervention humaine et le rapport de chaque personnage à ce nouveau monde.
Un auteur et scénariste primé
Né à Bruxelles, où il réside et enseigne à l’université, Thomas Gunzig n’en est pas à son coup d’essai. Son parcours littéraire est jalonné de récompenses prestigieuses qui témoignent de la reconnaissance de son talent en Belgique et à l’international. Il a notamment reçu le prix Victor Rossel pour son premier roman « Mort d’un parfait bilingue », le prix de l’Académie Royale de Langue et de Littérature Française de Belgique, ou encore le prestigieux prix Triennal du Roman pour « Manuel de survie à l’usage des incapables ».
Également scénariste, il a co-signé « Le Tout Nouveau Testament », film qui lui a valu le Magritte du meilleur scénario et des nominations aux Césars et aux Golden Globes. Son précédent roman, « Rocky, dernier rivage », s’est vendu à plus de 13 000 exemplaires et ses droits d’adaptation audiovisuelle ont été acquis par le réalisateur Jaco von Dormael, confirmant l’attrait cinématographique de son univers.
Un « futur classique » ?
Annoncé comme un « chef-d’œuvre », « Spectres » est positionné comme une œuvre littéraire d’envergure, une « grande symphonie » destinée à marquer les esprits. L’ambition est clairement affichée : faire de ce livre un « futur classique » de la science-fiction. La communication autour du roman va jusqu’à suggérer qu’il pourrait être « le livre pour lequel on se souviendra de notre maison dans vingt ans », plaçant la barre très haut pour cette exploration des spectres de notre humanité.


