CANNES : Mode durable – Une robe en papier de canne à…
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CANNES : Mode durable – Une robe en papier de canne à sucre sur le tapis rouge
La marque suisse Pepeuf fait sensation au Festival de Cannes avec une robe en papier portée par l’actrice Eloïse Valli.
Pour la deuxième année consécutive, le tapis rouge du Festival de Cannes sert de tribune à l’innovation et à la mode durable. Loin des tissus traditionnels, c’est une création audacieuse et écologique qui a capté l’attention lors de la montée des marches : l’actrice Eloïse Valli est apparue dans une robe entièrement confectionnée en papier, une initiative portée par la marque Pepeuf pour mettre en lumière les créateurs émergents et les matériaux alternatifs.
Une création sculpturale et écologique
La pièce, véritable sculpture vestimentaire, a été conçue par la créatrice Tania Zekkout. Composée de délicates plumes de papier rehaussées de feuilles d’or, la robe sublime la silhouette de l’actrice tout en portant un message fort. Le secret de sa fabrication réside dans son matériau principal : le NAT by Pepeuf, un papier unique et résistant, entièrement issu de déchets organiques de canne à sucre. Cette transformation d’un sous-produit agricole en un textile de haute couture illustre le potentiel de l’économie circulaire dans le secteur du luxe. La parure était complétée par des bijoux de la maison AGUAdeORO, achevant de créer une apparition mémorable sur le prestigieux tapis rouge cannois.
Du déchet à la reforestation : un cycle vertueux
Au-delà de l’exploit esthétique, la démarche de Pepeuf s’inscrit dans un engagement concret pour l’environnement. La marque a en effet annoncé que cette robe, ainsi que celle présentée lors de l’édition 2025, sera vendue aux enchères. L’intégralité des bénéfices sera reversée à l’association A Tree for You, qui œuvre pour la plantation d’arbres en France et à travers le monde. L’initiative boucle ainsi un cycle parfaitement vertueux : un déchet de l’industrie sucrière est valorisé pour devenir un objet d’art, dont la vente permettra de financer des projets de reforestation. C’est, comme le souligne la marque, une manière de faire en sorte que « la boucle écologique se referme ».
L’envers du décor immortalisé à l’argentique
Toute l’aventure de cette création, des premiers croquis dans l’atelier de Tania Zekkout aux derniers ajustements en coulisses, jusqu’à l’instant magique de la montée des marches, a été documentée par le photographe Georges Morère. Spécialiste de la photographie argentique, il a suivi le projet pour en livrer un récit visuel unique. Son travail, caractérisé par le grain particulier de la pellicule et des formats verticaux, offre un regard intime sur les doutes et les victoires qui ont jalonné la préparation de l’événement. Ce reportage est pensé pour une double vie, aussi bien dans la presse écrite traditionnelle que sur les plateformes digitales.
L’entreprise Pepeuf Sàrl, basée entre Lausanne et Genève, confirme avec cette opération sa volonté de repenser les codes de la mode. Toutes les informations sur leurs initiatives et matériaux sont disponibles sur leur site officiel : pepeuf.com. Jérémie Didi, co-fondateur de la marque, se tient à la disposition de la presse pour toute demande d’interview.


