PARIS : Françoise DUMONT : « Pour un mois national de sensi…
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PARIS : Françoise DUMONT : « Pour un mois national de sensibilisation à l’arrêt cardiaque »
À l’initiative de la sénatrice du Var Françoise Dumont, 43 sénateurs ont demandé au Premier Ministre la création d’une campagne annuelle sur l’arrêt cardiaque.
La sénatrice du Var Françoise Dumont, également Vice-Présidente de la Conférence Nationale des Services d’Incendie et de Secours (CNSIS), a officiellement interpellé le Premier Ministre, Sébastien Lecornu, pour instaurer en France un « mois de l’arrêt cardiaque ». Cette initiative, formalisée par un courrier daté du 13 mai 2026, a recueilli le soutien de 42 autres sénateurs de diverses sensibilités politiques, soulignant le caractère transpartisan et apolitique de la démarche. L’objectif est de créer un temps fort annuel pour sensibiliser massivement le public à un enjeu de santé publique majeur.
Une cause majeure de mortalité sans campagne dédiée
Le collectif de parlementaires part d’un constat simple : alors que les maladies cardiovasculaires représentent la première cause de mortalité en France, elles ne bénéficient pas d’une campagne de sensibilisation d’envergure comparable à celles existantes pour d’autres grandes causes. Des opérations comme « Octobre Rose » pour le cancer du sein, « Movember » pour les maladies masculines ou encore « Dry January » pour la consommation d’alcool ont prouvé leur efficacité pour mobiliser l’opinion et diffuser des messages de prévention.
Selon les signataires, les actions actuelles, telles que la « Journée mondiale du cœur », bien que louables, ont un impact limité. Leur format court les rend vulnérables à une actualité dense qui peut les éclipser, réduisant ainsi leur portée. La proposition d’un mois entier dédié permettrait, à l’inverse, d’assurer « la visibilité, la continuité et l’efficacité du message » auprès du plus grand nombre, en créant un rendez-vous annuel pérenne.
Informer pour lever la peur d’agir
L’argument principal avancé par les sénateurs est que le principal obstacle au sauvetage des victimes d’arrêt cardiaque n’est pas tant le manque de formation que le manque d’information. De nombreux citoyens, témoins d’un accident, n’osent pas intervenir par méconnaissance des gestes qui sauvent ou par crainte de mal faire. Cette hésitation est souvent fatale, chaque minute perdue réduisant drastiquement les chances de survie.
Une campagne nationale permettrait de déconstruire ces appréhensions en diffusant des messages clairs et rassurants. Les initiateurs de la demande insistent sur deux points essentiels à populariser : la simplicité relative d’un massage cardiaque et le caractère sécurisé de l’utilisation d’un défibrillateur, dont l’usage est guidé vocalement. Si la formation de l’ensemble de la population aux premiers secours reste un objectif de long terme, largement porté par le tissu associatif, une information massive et répétée est perçue comme une première étape pragmatique et essentielle pour sauver des vies rapidement.
Une démarche transpartisane pour un enjeu national
En fédérant 43 sénateurs issus de l’ensemble des territoires et de différents groupes politiques, Françoise Dumont a souhaité donner un poids considérable à cette demande. La liste des signataires inclut des personnalités comme Mathieu Darnaud, Président du groupe Les Républicains du Sénat, ou encore Hussein Bourgi (Socialiste), illustrant le consensus autour de cet enjeu de santé publique.
La création d’un « mois de l’arrêt cardiaque » viserait à structurer une mobilisation nationale, impliquant à la fois les institutions, les collectivités locales et les citoyens. Le courrier adressé au Premier Ministre lui demande d’étudier la mise en place de cette campagne annuelle, qui viendrait combler un vide dans le paysage de la prévention en France.
Pour plus d’informations sur les travaux de la sénatrice, son site internet est disponible à l’adresse www.francoisedumont.fr.
via Press Agence.


