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PARIS : Souffrance psychique au travail – Le Sénat au…

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PARIS : Souffrance psychique au travail – Le Sénat auditionne la Matmut et le Cercle Humania

Le Sénat poursuit ses travaux sur la souffrance psychique au travail et auditionnera ce mercredi des experts RH de la Matmut et du Cercle Humania.

La mission d’information sénatoriale sur « La souffrance psychique au travail : un défi sociétal et collectif à relever » poursuit son cycle d’auditions. Ce mercredi 20 mai 2026, à 17h30, les sénateurs entendront Véronique Jolly, directrice des ressources humaines du groupe Matmut, et Benoit Serre, co-président du Cercle Humania, un réseau de professionnels des ressources humaines. Cette audition s’inscrit dans un programme de travail visant à analyser en profondeur un phénomène en nette augmentation.

PARIS : Souffrance psychique au travail - Le Sénat auditionne la Matmut et le Cercle Humania

Un enjeu sociétal et de santé publique

Lancée le 4 février 2026 à l’initiative du groupe Rassemblement Démocratique et Social Européen (RDSE), cette mission d’information, présidée par la sénatrice Monique Lubin (Socialiste, Écologiste et Républicain – Landes), se penche sur un constat alarmant : la dégradation de la santé mentale dans la sphère professionnelle. Les bouleversements récents dans l’organisation du travail, accélérés par la crise sanitaire, ont exacerbé les risques psychosociaux.

La rapporteure de la mission, Annick Girardin (RDSE – Saint-Pierre-et-Miquelon), et ses collègues examinent les multiples facteurs de cette dégradation. Le travail, traditionnellement perçu en France comme un vecteur d’accomplissement personnel, devient pour un nombre croissant d’individus une source d’anxiété et de souffrance, pouvant mener à des situations d’épuisement professionnel sévères.

Des causes multiples et identifiées

Les travaux du Sénat mettent en lumière plusieurs causes à l’origine de ce mal-être. Parmi celles-ci figurent le délitement du collectif au sein des entreprises, les injonctions contradictoires imposées aux employés, les conflits de valeurs entre l’éthique personnelle et les objectifs professionnels, ainsi qu’une fragilité psychologique générale exacerbée par le contexte social.

La mission souligne que ce phénomène transcende les statuts et les secteurs. L’épuisement professionnel ne concerne pas uniquement les salariés du secteur privé, mais touche également de plein fouet les agents de la fonction publique et les travailleurs non-salariés, souvent en première ligne et soumis à une pression constante.

De la prévention à la reconnaissance en maladie professionnelle

L’objectif de la mission est double. Il s’agit d’une part d’évaluer l’efficacité des politiques de prévention mises en place en amont dans les entreprises et les administrations. D’autre part, elle vise à analyser les dispositifs d’accompagnement des personnes en souffrance, afin de faciliter leur prise en charge et leur éventuel retour à l’emploi.

Un point central des investigations portera sur les conditions de reconnaissance de l’épuisement professionnel comme maladie professionnelle. Actuellement, cette reconnaissance n’est possible qu’au cas par cas, via une procédure dérogatoire complexe examinée par un comité régional. La mission réfléchira donc aux moyens d’améliorer cette prise en charge, en s’inspirant des bonnes pratiques observées en France et à l’étranger, tout en évitant l’instrumentalisation du sujet dans les conflits sociaux.

L’audition de ce mercredi est publique et pourra être suivie en direct sur le site internet du Sénat, où l’ensemble des travaux de la mission sont également disponibles en vidéo à la demande. Toutes les informations relatives à la mission sont consultables sur la page dédiée du Sénat.

via Press Agence.