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MARSEILLE : Natasha GARNIER : « TUI nage à contre-courant en s’obstinant à vendre des billets pour de cruelles prisons marines »
L’association PETA organisera ce mardi à Marseille une action avec des « orques » enchaînées pour dénoncer la vente par TUI de billets pour des parcs marins.
L’association de défense des droits des animaux PETA (Pour une Éthique dans le Traitement des Animaux) annonce une action de protestation ce mardi 19 mai 2026, à partir de 10h15, devant l’agence de voyages TUI située au 132 avenue du Prado, dans le 8ème arrondissement de Marseille. L’opération vise à interpeller le grand public et à faire pression sur le voyagiste pour qu’il cesse de commercialiser des billets d’entrée pour les delphinariums et autres parcs marins qui détiennent des cétacés en captivité.
La mise en scène se veut percutante : quatre militants déguisés en « orques » seront symboliquement entravés par des chaînes et des boulets pour représenter la souffrance des animaux prisonniers. Ils brandiront des pancartes aux slogans explicites, tels que « Des orques emprisonnées à vie à cause de TUI » et « TUI : STOP à la promotion des delphinariums ! ». L’objectif est de dénoncer le maintien par TUI de partenariats avec des établissements comme le Loro Parque à Tenerife (Îles Canaries), un parc où, selon PETA, plusieurs orques sont mortes de façon prématurée.
TUI, une exception dans le secteur du tourisme
Pour l’association, la position du voyagiste est devenue intenable à l’heure où une prise de conscience globale sur le bien-être animal gagne le secteur du tourisme. « TUI nage à contre-courant en s’obstinant à vendre des billets pour de cruelles prisons marines », déclare Natasha Garnier, chargée de campagne pour PETA France. « Les orques sont des êtres sensibles qui parcourent jusqu’à des centaines de kilomètres par jour dans l’océan, mais les delphinariums en font des détenues à vie. Il est grand temps que TUI tourne définitivement le dos à cette industrie déplorable ».
PETA souligne que de nombreuses entreprises de voyage ont déjà franchi le pas en retirant de leurs offres les attractions impliquant des cétacés captifs. La liste inclut des acteurs majeurs comme Club Med, Michelin, Airbnb, Booking.com, easyJet holidays, Jet2holidays, Expedia et Tripadvisor. L’association mène une campagne internationale pour que TUI rejoigne ce mouvement et aligne sa politique commerciale sur des standards éthiques plus élevés, une démarche détaillée sur une page dédiée de son site (https://secure.petafrance.com/page/32005/action/1).
Le contraste entre vie sauvage et captivité
L’argumentaire de PETA repose sur l’incompatibilité fondamentale entre les besoins biologiques et sociaux des orques et les conditions de vie en captivité. Dans leur milieu naturel, ces mammifères marins vivent au sein de structures familiales complexes et stables. Ils développent des dialectes propres à chaque groupe, coopèrent pour chasser et élever leurs jeunes, et parcourent des distances pouvant atteindre 240 kilomètres en une seule journée.
À l’inverse, la captivité les contraint à vivre dans des bassins en béton de taille extrêmement réduite, les privant de toute stimulation naturelle. Selon l’association, cette situation engendre une détresse psychologique profonde qui se manifeste par des comportements stéréotypés, comme le fait de se ronger les dents sur les parois des bassins ou de tourner en rond sans fin. PETA affirme que ces conditions de vie dégradées sont la cause directe de leur mort prématurée dans des parcs comme Loro Parque ou SeaWorld, bien loin de l’espérance de vie observée dans l’océan.
Pour plus d’informations sur les campagnes de l’association, le public peut consulter le site PETAFrance.com (http://www.petafrance.com).

