LA GARDE : Géoparc Socle de Provence – Le Var inaugur…
Partager :

LA GARDE : Géoparc Socle de Provence – Le Var inaugure un espace dédié à sa candidature UNESCO
Le Département du Var inaugure une exposition et une salle scientifique pour soutenir la candidature UNESCO de son projet de Géoparc.
Le Département du Var franchit une nouvelle étape dans sa candidature au prestigieux label UNESCO GEOPARK avec l’inauguration, le vendredi 22 mai 2026, d’un espace dédié au projet « Géoparc Socle de Provence – Riviera Française ». L’événement se tiendra à 11h à la Maison départementale de la nature du Plan, à La Garde, en présence de Jean-Louis Masson, Président du Conseil départemental, de Martine Arenas, Vice-Présidente en charge de l’environnement, et de Valérie Rialland, Conseillère départementale. Ce nouvel aménagement comprend une exposition permanente ainsi qu’une salle de médiation et de vulgarisation scientifique conçue pour tous les publics.
Un projet d’envergure internationale
Portée par le Département du Var, la candidature vise à faire reconnaître un territoire de plus de 1 600 km², s’étendant sur 51 communes varoises et 7 communes des Alpes-Maritimes, du Cap Sicié à l’ouest jusqu’au plateau de Vallauris à l’est. Le projet, baptisé « Socle de Provence », ambitionne de construire une nouvelle image de la Provence varoise et de la Côte d’Azur, axée sur le géotourisme et la gestion exemplaire de son patrimoine. Le périmètre englobe quatre ensembles géologiques et géomorphologiques majeurs : le massif des Maures et les îles d’Hyères, la dépression permienne, le massif volcanique de l’Estérel et le massif du Tanneron.
Un héritage géologique unique
La singularité scientifique du territoire repose sur une histoire géologique qui s’étend de -435 à -245 millions d’années. Cette période a vu la formation de la chaîne Varisque, un « équivalent ancien de l’Himalaya » dont le massif des Maures est un vestige, puis la mise en place des roches volcaniques de l’Estérel, témoins de la dislocation du supercontinent Pangée. Les scientifiques soulignent le mouvement de rotation exceptionnel de la microplaque « Maures-Estérel-Tanneron-Corse-Sardaigne », qualifié de « numéro de soliste » tectonique. Ces massifs préservent de façon remarquable les témoins géologiques et paléontologiques de ces périodes clés de l’histoire de la Terre.
Un plan d’actions structuré et durable
La candidature s’appuie sur un plan d’actions en six axes stratégiques, élaboré avec l’association Maures Développement Durable et le laboratoire GéoAzur de l’Université Côte d’Azur. Ces axes visent à protéger le patrimoine, développer une offre de découverte de pleine nature, renforcer les coopérations scientifiques, transmettre les savoirs, préserver le milieu marin et promouvoir un « géo-tourisme » pour tous. Cette démarche s’inscrit en cohérence avec dix des Objectifs de Développement Durable (ODD) fixés par les Nations Unies. Le projet s’appuie sur un réseau de partenaires solides déjà engagés dans la protection de l’environnement, tels que le Parc national de Port-Cros, la Réserve Nationale Naturelle de la plaine des Maures, le Sanctuaire marin Pelagos ou encore le Conservatoire du Littoral.
Des géosites remarquables à valoriser
Plus d’une quarantaine de sites d’intérêt géologique, paléontologique et minéralogique seront mis en avant. Parmi eux figurent des lieux emblématiques comme les schistes à fossiles de graptolites du Mont Fenouillet à Hyères, témoins d’un ancien domaine océanique ; le granite de Camarat à Ramatuelle, vestige de l’érosion des reliefs anciens ; le célèbre Rocher de Roquebrune-sur-Argens et les rhyolites du Mont Vinaigre, illustrant le volcanisme permien ; ou encore le patrimoine minier du Cap Garonne au Pradet. Ces sites, ainsi que de nombreux autres, formeront le cœur de l’offre de découverte de ce futur Géoparc. L’ensemble de la démarche, cofinancée par le programme européen Interreg Marittimo, est détaillé sur le site du Département (www.var.fr).


