PARIS : Hantavirus – Un cas grave en réanimation, la…
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PARIS : Hantavirus – Un cas grave en réanimation, la France définit un protocole sanitaire strict
Après le rapatriement de Français liés à une alerte Hantavirus, Paris place un patient en réanimation et 26 cas contacts à l’isolement strict.
Suite à l’alerte mondiale émise le 2 mai par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) concernant une épidémie d’Hantavirus (souche des Andes) à bord du navire MV Hondius, le Gouvernement français a détaillé ce mercredi 13 mai 2026 le dispositif sanitaire mis en place. Un patient a été testé positif et se trouve dans un état grave, tandis que 26 cas contacts sont actuellement isolés et sous haute surveillance, bien qu’asymptomatiques.
Un patient en état grave, 26 cas contacts sous surveillance
Les autorités sanitaires ont orchestré le rapatriement de cinq ressortissants français qui se trouvaient sur le navire. Ces cinq personnes ont été immédiatement placées en isolement hospitalier strict à l’Hôpital Bichat à Paris. L’un d’eux a été testé positif au virus et a été admis en service de réanimation, son état étant jugé grave. Les quatre autres personnes rapatriées ont été testées négatives à plusieurs reprises et ne présentent à ce jour aucun symptôme.
Parallèlement, un second groupe de vingt-deux personnes a été identifié et placé à l’isolement hospitalier. Ces individus sont considérés comme des cas contacts d’une personne décédée le 26 avril à Johannesburg, dont le décès a été lié à l’Hantavirus. Ce groupe fait l’objet d’une prise en charge médicale très attentive, mais aucun de ses membres n’a développé de symptôme. Parmi eux, quatre enfants scolarisés ont tous été testés négatifs, écartant un risque de transmission dans leur entourage. Au total, 26 personnes (les 4 rapatriés négatifs et les 22 contacts de Johannesburg) sont donc suivies en tant que cas contacts.
Le test négatif, une garantie de non-contagiosité
Pour évaluer la situation, les autorités sanitaires françaises ont mobilisé la communauté scientifique et médicale. Des travaux coordonnés par Santé Publique France, l’INSERM et l’ANRS MIE (Agence nationale de recherches sur le sida et les hépatites virales | Maladies infectieuses émergentes) ont permis d’établir une conclusion scientifique claire : un test négatif exclut toute contagiosité de la personne à l’instant où le test est réalisé.
Cette certitude scientifique, couplée à l’isolement en milieu hospitalier de tous les cas contacts identifiés à ce jour, permet aux autorités d’écarter, à ce stade des connaissances, toute hypothèse de contamination antérieure non détectée sur le territoire national.
Un protocole inspiré de la méningite pour les cas contacts
Face à ce virus rare, la communauté scientifique a établi que ses modalités de transmission étaient proches de celles de la méningite, une maladie bien connue en France. Cette analogie permet de s’appuyer sur un protocole de prise en charge sanitaire solide, déjà maîtrisé par les Agences Régionales de Santé (ARS) et les établissements recevant du public.
En conséquence, la doctrine de prise en charge a été officiellement définie. Une personne est identifiée comme « cas contact » si elle a eu un contact rapproché avec un patient positif dans les 10 jours précédant le test, à moins de 2 mètres et pendant plus de 15 minutes. Dès qu’un cas contact est identifié, les ARS déclenchent une procédure de « contact tracing » pour retrouver d’autres personnes potentiellement exposées, et le cas contact est immédiatement placé à l’isolement en milieu hospitalier pour un suivi renforcé.
Une doctrine stricte partagée au niveau européen
La ministre de la Santé a présenté hier la doctrine française à ses homologues de la zone européenne. La France se distingue par l’adoption du protocole le plus strict, en systématisant l’isolement hospitalier de tous les cas contacts. Paris a ainsi proposé à ses partenaires européens, ainsi qu’aux autres pays ayant accueilli des passagers du MV Hondius, d’harmoniser leurs stratégies sanitaires en s’alignant sur ce niveau de sécurité maximal.
Le Gouvernement et les autorités sanitaires assurent rester pleinement mobilisés et attentifs à l’évolution de la situation, et s’engagent à communiquer régulièrement et de manière transparente sur le virus et la prise en charge des personnes concernées.
via Press Agence.
