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TOULON : Mouvement social – Grève reconductible annon…

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TOULON : Mouvement social – Grève reconductible annoncée dans les 110 laboratoires Biogroup

À l’appel de FO, les 800 salariés de Biogroup Côte d’Azur entameront une grève reconductible le 18 mai pour dénoncer leurs conditions de travail.

Un mouvement social d’envergure se prépare dans le secteur de l’analyse médicale sur la Côte d’Azur. Le syndicat Force Ouvrière de Biogroup Côte d’Azur a annoncé le dépôt d’un préavis de grève reconductible à compter du lundi 18 mai 2026, dès 5 heures du matin. La mobilisation concernera l’ensemble des 110 sites du groupe répartis dans les Alpes-Maritimes, le Var et le secteur de La Ciotat, impactant potentiellement plus de 800 salariés.

Des points de rassemblement et des piquets de grève sont prévus sur quatre sites stratégiques : le plateau technique de Mouans-Sartoux (Alpes-Maritimes), celui du Muy (Var), le plateau technique de Nice sur le boulevard de l’Ariane, et le site périphérique de Toulon, situé à La Valette-du-Var. Le syndicat invite d’ailleurs la presse à venir à la rencontre des grévistes sur ces différents sites le jour du déclenchement du mouvement.

La participation, une étincelle dans un climat social tendu

Selon le communiqué du syndicat FO, l’élément déclencheur de cette mobilisation a été l’annonce d’un montant de participation aux bénéfices jugé « particulièrement faible au regard des efforts fournis quotidiennement par les salariés ».

Bien que la direction ait depuis procédé à une réévaluation à la hausse, suite à une correction liée au bénéfice fiscal, cet épisode a laissé des traces.

L’incident a cristallisé un sentiment de méfiance et a « profondément renforcé les interrogations des salariés sur la transparence des mécanismes de redistribution et sur les choix économiques opérés » par l’entreprise.

La question financière a ainsi agi comme un révélateur d’un malaise plus généralisé au sein des équipes.

Un malaise profond au-delà des questions financières

Le mouvement de grève à venir ne se limite pas à une simple revendication pécuniaire. Les salariés dénoncent une dégradation continue et globale de leurs conditions d’exercice. La liste des griefs est longue et détaillée. Elle fait état d’une charge de travail croissante, d’une multiplication des tâches annexes qui alourdissent le quotidien et d’une mobilité géographique imposée de plus en plus fréquente entre les différents sites.

Le syndicat pointe également « une perte progressive des acquis sociaux » et un manque de reconnaissance criant des contraintes subies sur le terrain.

Les employés s’inquiètent aussi d’une qualité de service qui, selon eux, se dégrade au profit de la seule rentabilité.

Le communiqué évoque par ailleurs un « management toxique de la part de supérieurs » ainsi que la pression d’une adaptation constante à de nouveaux outils de travail et à des changements organisationnels incessants.

Pour l’organisation syndicale, si les laboratoires continuent de fonctionner, c’est uniquement grâce à « l’engagement quotidien des salariés, malgré des conditions d’exercice de plus en plus tendues ».

Des revendications claires pour une reconnaissance accrue

Face à cette situation, les revendications portées par FO Biogroup Côte d’Azur sont claires et structurées. Le syndicat exige des engagements concrets lors des prochaines négociations annuelles obligatoires (NAO) afin d’obtenir une meilleure reconnaissance salariale de l’investissement des équipes. Il demande également la préservation des acquis sociaux et des conditions de travail actuelles, qui ne cessent de s’éroder.

Au cœur des demandes figure aussi la négociation d’un accord d’intéressement jugé « réellement redistributif », ainsi qu’une transparence complète sur les résultats économiques du groupe et sur les mécanismes de calcul de la participation.

Tout en affirmant privilégier le dialogue social, le syndicat FO considère que « les réponses apportées jusqu’à présent restent insuffisantes face au malaise exprimé par les salariés », justifiant ainsi le recours à la grève.

via Press Agence.