MILLY LA FORÊT : Jean COCTEAU – Une saison 2026 sous…
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MILLY LA FORÊT : Jean COCTEAU – Une saison 2026 sous le signe de Colette et du Centre Pompidou
À Milly-la-Forêt (Essonne), la Maison Jean Cocteau ouvre sa saison avec une exposition sur Colette et des prêts exceptionnels du Centre Pompidou.
Jusqu’au 1er novembre 2026, la Maison de Jean Cocteau à Milly-la-Forêt, labellisée « Maison des Illustres », ouvre de nouveau ses portes pour une saison culturelle riche en nouveautés. Demeure du poète de 1947 jusqu’à sa mort en 1963, ce lieu unique est une immersion profonde dans son univers personnel et artistique. Cocteau y a façonné un décor à son image, un écrin onirique et éclectique mêlant meubles extravagants, objets chinés, souvenirs de famille et cadeaux d’amis, offrant aux visiteurs une expérience intime et poétique.
Des prêts prestigieux pour une immersion renouvelée
Le parcours de visite s’enrichit cette année de deux œuvres majeures, prêtées par le Musée national d’art moderne (Centre Pompidou). Au rez-de-chaussée, les visiteurs peuvent désormais admirer un portrait du jeune Cocteau peint en 1912 par Jacques-Émile Blanche, ainsi qu’une toile plus tardive réalisée par Bernard Buffet en 1955. Ces deux visions très différentes du poète animent les pièces de leur présence, tout en témoignant des liens d’amitié profonds que Jean Cocteau a su nouer tout au long de sa vie avec les plus grands artistes du 20ème siècle. Ces portraits ne sont pas de simples décorations, mais des fenêtres ouvertes sur l’âme de l’artiste et son époque.
Colette, une grande sœur : l’exposition phare de 2026
Le point d’orgue de cette nouvelle saison est sans conteste l’exposition temporaire consacrée à l’amitié et à la complicité singulière entre Jean Cocteau et Colette. Intitulée « Colette, une grande sœur », elle retrace les étapes de leur rencontre et de leur admiration réciproque.
L’exposition met en lumière ce qui les unissait : une volonté farouche de liberté, un désir de s’affranchir des conventions sociales et une amitié solidifiée par leur voisinage au Palais-Royal à Paris.
Grâce à un partenariat avec la Maison de Colette de Saint-Sauveur-en-Puisaye, le parcours propose une riche collection de photographies, de lettres manuscrites, de dessins originaux et d’éditions anciennes dédicacées. Le magnifique portrait de Colette, réalisé par Cocteau en 1949 à la farine et au charbon, est également un prêt exceptionnel du Centre Pompidou. Pour parfaire l’immersion, les voix des deux monstres sacrés accompagnent le visiteur à travers un film de Yannick Bellon enregistré en 1952. Un catalogue, enrichi des textes de deux universitaires, est disponible à l’accueil pour approfondir la visite.
Un parcours entre art sacré et jardins enchantés
L’offre culturelle de la Maison ne s’arrête pas là. Comme en 2025, le premier étage accueille l’exposition dédiée au décor de la Chapelle Saint-Blaise-des-simples de Milly-la-Forêt, que Cocteau a réalisé en 1959. Après ses interventions à la villa Santo-Sospir et dans la chapelle des pêcheurs de Villefranche-sur-Mer, il y a créé un ensemble remarquable de peintures murales et de vitraux, récemment restaurés. La chapelle, où repose le poète, se visite également et complète l’expérience.
À l’extérieur, les jardins offrent un véritable enchantement au printemps et en été. Au-delà du pont qui enjambe les douves, le verger s’organise en quatre carrés bordés de pommiers en espalier, tandis que les massifs de fleurs regorgent de rosiers, de pivoines et d’iris.
Les Samedis musicaux, une tradition ravivée
Reprenant la tradition des salons de musique, la Maison propose « Les Samedis musicaux chez Jean Cocteau ». De mi-juin à mi-septembre, tous les samedis à 18h, le jardin devient une scène à ciel ouvert. La programmation, dont chaque concert est spécialement créé pour le lieu, met à l’honneur les amis compositeurs de Cocteau, notamment le fameux groupe des Six. Le public pourra également entendre des œuvres plus inattendues comme le « Carnaval des animaux » de Camille Saint-Saëns, des standards de jazz, des mélodies de Richard Wagner ou encore des morceaux de Bach, dont Cocteau disait qu’ils étaient des « mathématiques sentimentales ».
La Maison Jean Cocteau est accessible aux personnes à mobilité réduite et accueille également les visiteurs souhaitant simplement déambuler dans ses jardins ou profiter de la boutique, qui met en avant les produits locaux.
