ISSY-LES-MOULINEAUX : Ménopause – Le poids des França…
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ISSY-LES-MOULINEAUX : Ménopause – Le poids des Françaises reste stable, mais les risques cardiovasculaires explosent
Une étude Withings sur 200 000 Françaises révèle une explosion des risques cardiovasculaires à la ménopause, malgré un poids quasi stable.
Le chiffre sur la balance reste le même, mais à l’intérieur du corps, une véritable révolution silencieuse est en marche. C’est le constat majeur d’une étude inédite publiée ce jeudi 7 mai 2026 par Withings, entreprise spécialisée dans la santé connectée. Fondée sur l’analyse des données de 200 000 utilisatrices françaises, l’enquête met en lumière un paradoxe de santé majeur : durant la ménopause, les femmes françaises subissent une recomposition corporelle et une dégradation de leur santé cardiovasculaire plus rapides que la moyenne mondiale, alors même que leur poids varie à peine.
Ce que les données révèlent :
- Masse grasse : +3,3 points (30,6 % → 33,9 %), dépassant la moyenne mondiale de +3,0 points.
- Masse musculaire : −3,1 points (65,7 % → 62,6 %), dépassant la moyenne mondiale de −2,9 points.
- Graisse viscérale : +71 % (indice 1,70 → 2,90), augmentant bien plus vite que les 58 % mondiaux, invisible sur toute balance ordinaire.
- Pression artérielle : la pression systolique augmente de +8,8 mmHg chez les Françaises, plus du double de la moyenne mondiale (+4,0 mmHg). L’écart tensionnel entre femmes et hommes se réduit de 86 %, contre 72 % dans le monde.
- Variabilité de la fréquence cardiaque (VFC) : recul de 35 % (43 ms → 28 ms), au-delà de la baisse mondiale de 33 %.
- Rigidité artérielle (vitesse d’onde de pouls) : augmente de 6,06 à 7,72 m/s (+27 %), alignant la France sur la moyenne mondiale — mais avec la même accélération concentrée autour de la ménopause : le saut S4→S5 de +0,43 m/s est le plus élevé de la trajectoire française.
- Fibrillation auriculaire : la prévalence est multipliée par 3,7 (3 % au stade S1, 11 % au stade S6), proche de la hausse mondiale d’un facteur 4.
- Sommeil : score médian de 79–80 maintenu à tous les stades — le meilleur du panel mondial, 3 à 4 points au-dessus de la moyenne. Cet avantage ne protège pas contre les changements cardiovasculaires.
- Reconnaissance de la périménopause : 48,4 % des Françaises se déclarent en périménopause à 50 ans ou plus (âge médian : 49 ans), alors que les transformations physiologiques sont mesurables dès la quarantaine.
Le paradoxe français : une transformation invisible
Les chiffres de l’étude sont frappants. Alors que la prise de poids moyenne n’est que de 500 grammes sur plusieurs décennies, le corps subit une profonde recomposition interne. Selon l’analyse, la graisse viscérale, qui enrobe les organes et reste indétectable sur une balance traditionnelle, bondit de 71 % chez les Françaises, contre une moyenne mondiale de 58 %. Parallèlement, la masse grasse globale passe de 30,6 % à 33,9 % (+3,3 points), tandis que la masse musculaire recule de 65,7 % à 62,6 % (-3,1 points). Ce paradoxe est d’autant plus marquant que les Françaises abordent cette transition avec la composition corporelle la plus favorable du panel mondial et d’excellents scores de sommeil. Mais cet avantage apparent ne suffit pas à les protéger.
« Une femme peut peser presque la même chose à 42 et à 60 ans, et pourtant présenter un profil de risque cardiovasculaire fondamentalement différent », explique Livia Robic, Spécialiste Santé Féminine chez Withings.
Des risques cardiovasculaires qui s’envolent
Les données les plus alarmantes concernent la santé cardiovasculaire. L’étude révèle que la pression artérielle systolique des Françaises augmente de 8,8 mmHg durant la transition, soit plus du double de la moyenne mondiale (+4,0 mmHg). Cette convergence des marqueurs de santé féminins vers les profils masculins est une conséquence directe de la chute des œstrogènes, qui perdent leur effet protecteur naturel. D’autres indicateurs confirment cette tendance à haut risque : la variabilité de la fréquence cardiaque (VFC), marqueur de la résilience du système nerveux, chute de 35 % (passant de 43 ms à 28 ms). La prévalence de la fibrillation auriculaire, un trouble du rythme cardiaque, est multipliée par 3,7. Enfin, la rigidité artérielle, mesurée par la vitesse d’onde de pouls, augmente de 27 %, passant de 6,06 à 7,72 m/s, avec une accélération marquée autour de la cinquantaine.
Une prise de conscience trop tardive
Autre enseignement majeur de l’étude : le décalage frappant entre le début des changements physiologiques et leur reconnaissance par les femmes. Près de la moitié des Françaises (48,4 %) déclarent n’entrer en périménopause qu’à 50 ans ou plus, alors que les transformations internes sont mesurables dès le début de la quarantaine. Ce manque d’information prive de nombreuses femmes de la possibilité d’agir de manière préventive.
« Le poids est un indicateur insuffisant du risque cardiométabolique chez la femme en milieu de vie. Une femme active, de poids stable et sans symptômes apparents peut tout de même subir une recomposition interne significative. La mesure de la composition corporelle doit devenir une composante de routine de la santé préventive des femmes dès la mi-trentaine », insiste Aline Criton, Directrice des Affaires Réglementaires et Cliniques chez Withings.
Anticiper pour mieux agir
Face à ce constat, le rapport préconise un suivi proactif pour transformer ce qui est invisible en données concrètes. Les experts recommandent d’adapter l’activité physique en intégrant du renforcement musculaire pour préserver la masse maigre, ce que la marche seule ne peut accomplir. Ils soulignent également l’importance de surveiller régulièrement des indicateurs clés comme la pression artérielle, la composition corporelle et le taux de graisse viscérale, et ce, dès 35 ans pour établir une base de référence. Des outils de santé connectés, comme ceux développés par l’entreprise Withings (), permettent aujourd’hui ce suivi à domicile. « Ces données permettent aux femmes de voir ce que le miroir et la balance ne montrent pas. Il s’agit de transformer le changement invisible en compréhension visible, pour que les femmes puissent agir plus tôt, et non plus tard », conclut Livia Robic. Le rapport complet de l’étude est disponible en ligne ().
Ce que les femmes peuvent faire :
- Adapter le programme sportif : la musculation préserve la masse musculaire d’une manière que le nombre de pas quotidiens ne peut pas capturer.
- Suivre ce que le miroir ne montre pas : les tendances de la pression artérielle et de la VFC fournissent des signaux cardiovasculaires précoces entre deux consultations annuelles.
- Établir un bilan de composition corporelle tôt : mesurer la graisse viscérale et la masse musculaire dès la mi-trentaine, avant le début de la périménopause.
De l’invisible au visible :
Withings Body Scan suit la répartition des graisses et des muscles, l’indice de graisse viscérale, la masse osseuse et l’hydratation dans le temps, capturant la hausse de 3,3 points de masse grasse et les 71 % d’augmentation de la graisse viscérale qu’une balance standard ne détecterait pas. Disponible chez Darty, Fnac, Apple et sur withings.com.
Withings ScanWatch 2 surveille en continu la VFC, le sommeil, les signaux cardiovasculaires (ECG, SpO2) et l’activité, détectant le recul de 35 % de la VFC (43 ms → 28 ms) qui s’accumule invisiblement pendant le sommeil. Disponible chez Darty, Fnac et sur withings.com.
« Ces données permettent aux femmes de voir ce que le miroir et la balance ne montrent pas. Il s’agit de transformer le changement invisible en compréhension visible — pour que les femmes puissent agir plus tôt, et non plus tard. » explique Livia Robic, Spécialiste Santé Féminine, Withings.
Méthodologie :
Analyse transversale, utilisateurs de dispositifs connectés Withings, France, janvier 2025 – mars 2026. Les cohortes françaises varient de 200 000 femmes (composition corporelle) à environ 4 900 femmes (tension artérielle). Les stades reproductifs (S1–S6) sont définis par des tranches d’âge inspirées du cadre STRAW+10, ancré sur l’âge moyen européen de la ménopause de 51 ans (EMAS), non confirmés cliniquement. S1–S3 : phase reproductive (20–42 ans environ) · S4 : début de la transition ménopausique · S5 : transition tardive, chute hormonale · S6 : post-ménopause (après 12 mois sans règles). Tous les résultats représentent des différences entre cohortes, non des trajectoires individuelles. Soumis à des facteurs de confusion incluant la grossesse, les différences générationnelles et l’usage de médicaments. Les utilisateurs Withings ne sont pas représentatifs de la population française générale.
Rapport complet de l’étude disponible ici
A propos de Withings
Withings a créé la première balance connectée en 2009, et représente depuis l’avant-garde de la santé connectée. Sa gamme primée et validée cliniquement, utilisée par des millions de personnes dans le monde, comprend des balances connectées, des montres hybrides, des tensiomètres, un capteur de sommeil et bien plus encore. Les ingénieurs et data scientists chez Withings travaillent aux côtés de professionnels de santé pour rendre possible la prise de mesures de précision médicale à domicile. Withings a été le premier à introduire dans les foyers les mesures de vitesse d’onde de pouls et d’activité électrodermale : autant de moyens toujours plus précis d’évaluer notre santé. En janvier 2023, Withings a annoncé le premier laboratoire urinaire connecté sans contact qui sera lancé sur le marché en 2024.
Withings Health Solutions, sa division dédiée aux professionnels de la santé pour la prévention et la gestion des maladies chroniques, la surveillance à distance des patients, la recherche clinique, et plus encore, aide à combler l’écart entre les patients et leurs équipes médicales.
via Press Agence.


