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MARSEILLE : Flottille pour Gaza – Vive indignation après l’arraisonnement de navires humanitaires

Un collectif marseillais dénonce un « acte de piraterie » après l’arraisonnement par l’armée israélienne d’une flottille humanitaire pour Gaza.

Une vague d’indignation secoue les milieux militants à Marseille suite à l’interception musclée d’une flottille humanitaire internationale en Méditerranée.

Le Collectif des habitants de L’Estaque et de Marseille a condamné avec la plus grande fermeté ce qu’il qualifie d« acte de piraterie commis dans la nuit du 29 au 30 avril 2026 par la marine de guerre israélienne contre des navires civils humanitaires naviguant en toute légalité ».

Un « acte de piraterie » en eaux internationales

Selon les informations communiquées par le collectif, les faits se sont déroulés dans les eaux internationales, au large de la Crète et à plusieurs centaines de milles nautiques des côtes israéliennes. Plus de vingt bateaux composant la Flottille mondiale Sumud, partis notamment de Marseille et de Barcelone, ont été abordés par des vedettes militaires. Le collectif rapporte qu’entre 175 et 211 civils de diverses nationalités ont été arrêtés.

Les équipages auraient été « contraints à se mettre à genoux sous la menace de lasers et d’armes d’assaut semi-automatiques », précise le communiqué.

Si la plupart des militants ont depuis été débarqués en Grèce sous la pression diplomatique, le sort de deux responsables de la flottille, Thiago Avila et Saif Abou Keshek, suscite la plus vive inquiétude. Emmenés en Israël, ils seraient actuellement détenus dans les geôles du pays.

Le collectif dénonce un « enlèvement en haute mer » et alerte sur les risques encourus, soulignant que Saif Abou Keshek, de nationalité palestinienne, risquerait la peine de mort.

Une cargaison humanitaire pour briser le blocus

La flottille transportait une aide jugée essentielle pour la population de Gaza, soumise à un blocus depuis près de deux décennies. La cargaison comprenait de la nourriture, du lait infantile, du matériel médical et scolaire, ainsi que des semences agricoles.

L’objectif était double : acheminer une aide d’urgence et symboliquement « permettre au peuple de Gaza de relancer une agriculture de survie », un acte perçu comme une reconquête de dignité.

Cette action visait à dénoncer un blocus considéré comme illégal et inhumain, privant la population de ses droits fondamentaux. Une position partagée par des organisations de défense des droits humains.

« Le fait que la marine israélienne parcoure des centaines de miles pour empêcher des bateaux civils transportant de la nourriture, du lait infantile et du matériel médical d’atteindre les Palestiniens montre jusqu’où Israël est prêt à aller pour maintenir son blocus cruel et illégal », a réagi Amnesty International dans une communication datée du 30 avril 2026.

Un appel à la libération et à l’action diplomatique

Face à cette situation, le collectif marseillais a formulé une série d’exigences claires. Il demande en premier lieu la libération immédiate et inconditionnelle de Thiago Avila, de Saif Abou Keshek et de tous les membres d’équipage encore détenus. Il réclame également la restitution des navires saisis ou endommagés, ainsi que le rapatriement sécurisé de tous les participants.

Au-delà de la gestion de crise, les revendications portent sur le fond du problème : le collectif exige la levée immédiate et totale du blocus de Gaza, l’ouverture de corridors humanitaires permanents et la saisine de la Cour pénale internationale pour les crimes commis.

Un appel direct est lancé au gouvernement français pour qu’il « intervienne d’urgence pour la libération de ses ressortissants » et qu’il « use de toutes les voies diplomatiques pour mettre fin à ce blocus meurtrier ».

Appel à la mobilisation citoyenne à Marseille

Convaincu que « le silence des États est une complicité », le Collectif des habitants de L’Estaque et de Marseille appelle désormais à une mobilisation massive pour que « le génocide du peuple palestinien cesse ». Des rassemblements, des veillées et diverses actions de solidarité sont en cours d’organisation dans la cité phocéenne.

« Que chaque quartier de Marseille soit un relais de la résistance pacifique et de l’exigence de justice », conclut le collectif, affirmant avec force : « De Marseille à Gaza, la solidarité ne se noie pas ».

via Press Agence.