Passer au contenu principal

PARIS : Dominique BLANC : « L’ostéopathie, un levier…

Partager :

PARIS : Dominique BLANC : « L’ostéopathie, un levier sous-utilisé pour accompagner la grossesse »

Face aux douleurs musculo-squelettiques touchant jusqu’à 80% des femmes enceintes, Ostéopathes de France rappelle le rôle bénéfique de l’ostéopathie.

La grossesse est souvent décrite comme une période idyllique, mais pour une grande majorité de femmes, elle s’accompagne de désagréments physiques parfois intenses. Selon plusieurs études*, entre 50 % et 80 % des futures mères souffrent de douleurs musculo-squelettiques. Face à ce constat, l’association Ostéopathes de France, par la voix de son président Dominique Blanc, souhaite mettre en lumière les bénéfices d’un accompagnement ostéopathique, une solution complémentaire encore trop souvent méconnue pour améliorer le confort des femmes enceintes.

Des douleurs fréquentes mais trop souvent banalisées

Fatigue, nausées, lombalgies, sciatiques, sensation de jambes lourdes… Ces maux font partie du quotidien de nombreuses femmes durant leur grossesse. Pourtant, ils sont fréquemment considérés comme une fatalité, un passage obligé et « normal » de la maternité. Or, la grossesse est une période de transformations physiologiques profondes qui sollicitent l’ensemble de l’organisme. Les muscles, les articulations et les organes doivent s’adapter en permanence à la croissance du fœtus et aux changements hormonaux.

« La période de la grossesse peut générer des douleurs pour les femmes enceintes. L’ostéopathe, par des interventions régulières tout au cours de la grossesse, les aide à maintenir une activité professionnelle jusqu’au début de leur congé maternité », explique Dominique Blanc, Ostéopathe et Président d’Ostéopathes de France.

Un suivi adapté à chaque étape de la grossesse

L’accompagnement ostéopathique peut intervenir à différents moments clés pour répondre à des besoins spécifiques.

Dès le premier trimestre, une consultation peut aider à mieux gérer la fatigue intense, les nausées et les troubles digestifs liés aux bouleversements hormonaux.

Au deuxième trimestre, alors que l’utérus prend de l’ampleur, des tensions peuvent apparaître. L’ostéopathe travaille à soulager les douleurs typiques de cette période, comme les sciatalgies, les lombalgies ou l’inconfort respiratoire dû à la pression sur le diaphragme, en redonnant de la mobilité aux tissus.

Durant le troisième trimestre, l’intervention vise à préparer le corps à l’accouchement. Le praticien s’attache à libérer les tensions, notamment au niveau du bassin, afin d’optimiser sa mobilité et de faciliter le passage du bébé. Cet accompagnement peut également aider le fœtus à se positionner correctement.

Enfin, la période du post-partum est cruciale pour la récupération. Une prise en charge ostéopathique peut aider à soulager les douleurs persistantes (lombaires, pelviennes) après un accouchement par voie basse ou par césarienne, et ainsi permettre à la jeune mère de retrouver plus rapidement son confort.

Prévention et écoute du corps

Faut-il attendre de souffrir pour consulter ? « Pas forcément. L’idéal est d’être à l’écoute de son corps et de ne pas banaliser les inconforts. Une consultation peut être utile dès l’apparition des premiers symptômes, mais aussi en prévention », poursuit Dominique Blanc. L’objectif est de reconnaître ces désagréments comme des signaux que le corps a besoin d’aide pour s’adapter, et de proposer des solutions concrètes pour que les femmes vivent leur grossesse plus sereinement.

Une approche complémentaire au suivi médical

Il est essentiel de rappeler que l’ostéopathie ne se substitue en aucun cas au suivi médical obligatoire de la grossesse, assuré par un médecin, un gynécologue ou une sage-femme. Elle s’inscrit en complémentarité, visant à améliorer le bien-être général. Ses principaux bénéfices peuvent se résumer en trois points : soulager les troubles fonctionnels (douleurs, nausées), accompagner les adaptations physiques du corps pour éviter l’installation de tensions durables, et améliorer la mobilité du bassin en vue de l’accouchement.

Créée en 1981, Ostéopathes de France est la principale organisation socioprofessionnelle française d’ostéopathes. Reconnue association représentative par le ministère de la Santé, elle œuvre pour la reconnaissance et l’encadrement de la profession.

*Sources citées : ScienceDirect (https://www.sciencedirect.com/science/article/abs/pii/S1169833025001851), Medcline (https://fr.medcline.eu/blogs/grossesse-et-maternite/les-douleurs-articulaires-et-musculaires-chez-la-femme-enceinte), Physiothérapie Universelle (https://physiotherapieuniverselle.com/blogue/les-bobos-de-la-grossesse-comment-soulager-les-troubles-musculo-squelettiques), DOAJ (https://doaj.org/article/ead3684cc6bf4bd2be6223d7ed5d1edb).

Une plaquette d’information est disponible ici : https://fromsmash.com/IvDn9BhsXW-ct

Plus d’informations sur Ostéopathes de France : https://osteofrance.com