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CAGNES-SUR-MER : Julien PICOT (PCF) : « Vous n’êtes pas le…

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CAGNES-SUR-MER : Julien PICOT (PCF) : « Vous n’êtes pas le propriétaire de cette ville »

Le secrétaire du PCF06, Julien Picot, dénonce la gouvernance autoritaire du maire RN Bryan Masson et son mépris de l’opposition.

Dans une tribune particulièrement virulente publiée ce 1er mai 2026, Julien Picot, secrétaire départemental du Parti Communiste Français des Alpes-Maritimes, fustige la gestion municipale de Cagnes-sur-Mer. Il accuse le maire Rassemblement National, Bryan Masson, d’une « dérive grave, assumée et profondément inquiétante » qui porterait atteinte aux fondements même du débat démocratique local.

Une gouvernance jugée brutale et autoritaire

Dès les premières lignes de son texte, Julien Picot dresse un portrait sévère de la méthode de gouvernance instaurée par le maire depuis son élection. Il évoque une attitude systématique de fermeture et de confrontation.

« Depuis son accession à la mairie, Bryan Masson, maire Rassemblement National, impose un style de gouvernance brutal : refus du débat, mépris de l’opposition, silence imposé à tous ceux qui ne pensent pas comme lui », écrit le responsable communiste.

Pour lui, il ne s’agit pas d’une simple méthode politique mais bien d’une « faute » et d’une « atteinte directe à l’esprit démocratique ».

Le secrétaire départemental du PCF06 rappelle qu’une victoire électorale ne saurait constituer un blanc-seing pour ignorer les contre-pouvoirs.

« Une élection ne donne pas tous les droits. Elle n’autorise ni l’arrogance, ni l’autoritarisme, ni le passage en force permanent. La démocratie, ce n’est pas un blanc-seing : c’est un équilibre, un dialogue, un respect constant de toutes les voix », insiste-t-il.

Soutien total à un élu de l’opposition

Le texte prend une tournure plus concrète en citant le cas de Cédric Garoyan, élu communiste au conseil municipal. Julien Picot dénonce le traitement qui lui serait réservé, le qualifiant d’inadmissible.

« L’attaquer en meute au conseil municipal, ce n’est pas s’opposer à un homme : c’est tourner le dos à des citoyens », affirme-t-il, suggérant des attaques coordonnées lors des séances publiques.

Face à cette situation, le soutien de la fédération communiste est sans équivoque.

« À Cédric Garoyan, nous réaffirmons un soutien total, clair et déterminé », déclare Julien Picot, avant d’ajouter : « Parce que défendre l’opposition, c’est défendre la démocratie ».

La crainte d’une dérive contraire aux principes républicains

Au-delà du cas personnel de l’élu, Julien Picot s’interroge sur les motivations profondes de cette attitude.

« Que cache cette peur du débat ? Qu’a donc à redouter Bryan Masson pour refuser à ce point la confrontation démocratique ? », demande-t-il.

Il analyse ce refus du dialogue non pas comme une démonstration de puissance, mais comme un symptôme de faiblesse : « Lorsqu’un responsable politique fuit les échanges, ce n’est jamais un signe de force : c’est l’aveu d’une fragilité ».

Cette logique, selon lui, est dangereuse et rappelle des précédents historiques inquiétants.

« L’histoire nous a déjà montré où mènent ces logiques : quand le pouvoir s’isole, quand il écrase la contradiction, quand il refuse d’entendre, il s’éloigne dangereusement des principes républicains pour glisser vers des pratiques que nous ne pouvons, que nous ne devons pas accepter », prévient-il.

Un appel à la vigilance citoyenne

En conclusion, la tribune se fait mise en garde et appel à la mobilisation. Julien Picot promet une opposition ferme face à cette « confiscation du débat public ».

S’adressant directement au premier magistrat de la ville, il lance : « À Bryan Masson, nous le disons sans détour : vous n’êtes pas le propriétaire de cette ville. Vous en êtes le dépositaire, au service de tous, y compris de ceux qui ne vous ont pas élu ».

Le Parti Communiste se positionne ainsi en garant du pluralisme et de la vitalité démocratique à Cagnes-sur-Mer, affirmant que « les Cagnois méritent un débat digne, pas un pouvoir qui se referme sur lui-même ».

Un message clair qui promet des débats houleux pour les prochains conseils municipaux.

via Press Agence.