PARIS : Climat social – 69 % des salariés privilégier…
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PARIS : Climat social – 69 % des salariés privilégieraient leur équipe à leur entreprise en cas de crise
Le Baromètre RH 2026 de United Heroes révèle la fragmentation du collectif, la loyauté des salariés se reportant de l’entreprise à l’équipe.
L’image d’une entreprise formant un bloc uni et homogène semble appartenir au passé. Selon le Baromètre RH 2026, une vaste enquête menée par OpinionWay pour le compte de United Heroes, le lien social au sein des organisations françaises a profondément muté. Loin d’une disparition, le sentiment d’appartenance s’est relocalisé pour se concentrer sur la cellule de proximité : l’équipe. Le constat est sans appel et révèle une transformation structurelle aux implications majeures pour la performance et la rétention des talents.
L’étude, réalisée en ligne du 9 au 23 janvier 2026 auprès d’un échantillon représentatif de 1 038 salariés français, met en lumière une tendance de fond : l’entreprise est de moins en moins perçue comme une entité unique.
Une entreprise perçue comme un archipel
Interrogés sur la représentation de leur organisation, seuls 17 % des salariés la décrivent encore comme un « continent uni » partageant une culture commune. La métaphore dominante est celle d’un « archipel d’îles reliées par des ponts », citée par 44 % des répondants. Pour 39 %, l’image est encore plus morcelée.
Cette fragmentation se matérialise à travers des lignes de fracture bien identifiées. La plus marquée oppose le siège et le terrain (42 %), suivie par les clivages générationnels (35 %), les tensions entre différents métiers (34 %), la traditionnelle division entre cadres et non-cadres (34 %) et l’écart entre anciens collaborateurs et nouveaux arrivants (33 %). L’entreprise apparaît ainsi comme une mosaïque de sous-groupes aux dynamiques propres.
La loyauté se concentre sur l’équipe directe
Le paradoxe révélé par l’étude est que le sentiment d’appartenance reste fort, mais il a changé d’échelle. Notée sur 10, l’appartenance à l’équipe directe obtient une moyenne de 7,3, tandis que celle à l’entreprise dans son ensemble se situe à 6,9. Ce décalage, bien que subtil, illustre un recentrage de la loyauté.
Le chiffre le plus frappant de l’enquête le confirme : 69 % des salariés déclarent qu’en cas de crise majeure, ils choisiraient de préserver leur équipe directe plutôt que leur entreprise. L’équipe devient le premier cercle de solidarité et d’identification, un refuge renforcé par l’évolution des modes de travail. En effet, 55 % des salariés affirment passer des journées entières sans interaction informelle, un chiffre qui grimpe à 72 % pour ceux en télétravail intégral, accentuant le cloisonnement relationnel.
Un enjeu majeur de performance et de rétention
Cette fragmentation n’est pas sans conséquences. Pour 74 % des salariés, le manque de cohésion globale nuit directement à la performance de l’entreprise. La qualité du collectif est citée comme un facteur d’influence sur la motivation (83 %) et la fidélité (74 %).
L’impact sur la rétention des talents est particulièrement alarmant. Dans les organisations où la direction est perçue comme peu engagée sur les enjeux de cohésion, 43 % des salariés affirment que rien ne les retiendrait en cas d’offre concurrente. Ce taux chute à seulement 6 % dans les entreprises considérées comme unies. La cohésion s’affirme donc comme un actif stratégique pour fidéliser les collaborateurs.
Une impulsion nécessaire de la direction
Face à cette situation, le rôle du management intermédiaire est crucial mais insuffisant. L’étude montre que 37 % des salariés estiment que leur manager doit « bricoler » ou contourner les règles pour maintenir la cohésion de son équipe. Cette dernière ne peut reposer sur les seules épaules des managers de proximité.
Le baromètre insiste sur la responsabilité des dirigeants pour impulser une stratégie claire et visible en faveur du lien social. Contre toute attente, les jeunes générations apparaissent comme les plus sensibles à cet enjeu : 42 % des 18-29 ans se disent prêts à renoncer à une partie de leur rémunération pour un collectif plus soudé, contre 24 % chez les 50 ans et plus.
Pour les entreprises, l’enjeu n’est plus de restaurer une unité verticale souvent artificielle, mais de construire des ponts solides entre les différentes équipes de leur archipel. L’étude complète, qui s’appuie sur les analyses d’un comité d’experts (dirigeants, DRH, chercheurs), est disponible en ligne.
United Heroes (https://www.united-heroes.com/), à l’origine de cette étude, est une solution digitale visant à renforcer la cohésion et l’engagement dans les entreprises.
Le baromètre complet peut être consulté à l’adresse suivante : https://www.barometre.united-heroes.com/

