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PARIS : Antoine LECROISEY : « 80 % des devis et contrats en copropriété ne sont pas négociés »
Face à l’envolée des charges, la start-up Ma Négo propose aux copropriétés d’auditer et de renégocier leurs contrats de prestataires.
Dans un contexte d’inflation persistante, la maîtrise des charges de copropriété est devenue un enjeu majeur pour des millions de Français. Avec une augmentation de près de 40 % en dix ans, selon l’ARC (Association des Responsables de Copropriété), les budgets des ménages sont mis à rude épreuve. Pourtant, une part considérable de ces dépenses pourrait être optimisée. C’est le constat à l’origine de la création en 2022 de la société Ma Négo, qui s’est spécialisée dans l’audit et la négociation des contrats et devis pour le compte des copropriétés.
Un constat alarmant : des dépenses hors de contrôle
L’histoire de Ma Négo est née d’une expérience vécue par ses fondateurs, Benoît Robillard et Antoine Lecroisey, deux anciens professionnels de la finance devenus présidents de leurs conseils syndicaux respectifs. Le déclic fut un devis de réparation d’ascenseur facturé 2 500 € pour une pièce dont la valeur réelle ne dépassait pas 250 €. Cette situation a mis en lumière un dysfonctionnement structurel : le manque de temps, d’expertise et de contre-pouvoir au sein des copropriétés pour vérifier et négocier systématiquement les dépenses.
« En France, ce sont plus de 80 % des devis et contrats en copropriété qui ne sont pas négociés. Faute de temps, d’expertise ou de véritable contre-pouvoir, des millions d’euros sont dépensés chaque année sans optimisation réelle. Ma Négo est née d’une conviction simple : sécuriser le prix, objectiver la dépense et redonner du pouvoir de négociation là où il manque le plus », détaille Antoine Lecroisey, Directeur Général et cofondateur.
Une solution indépendante au service du juste prix
Agissant comme un tiers de confiance indépendant, Ma Négo (www.ma-nego.fr) propose un service d’accompagnement complet. La démarche débute par un audit gratuit des devis, appels d’offres ou contrats de maintenance (ascenseur, ménage, assurance, etc.). Si des leviers d’économie sont identifiés, la copropriété peut mandater l’entreprise pour mener une analyse approfondie et engager la négociation directement avec le prestataire.
Le modèle se distingue par sa non-disruption : il ne s’agit ni de changer de prestataire ni de modifier le cahier des charges, mais bien d’obtenir le juste prix pour la prestation choisie par le conseil syndical. La rémunération de Ma Négo est entièrement basée sur la performance. « Pas d’économies, pas d’honoraires », tel est le principe. L’entreprise se rémunère en partageant les gains obtenus : 50/50 jusqu’à 20 000 € d’économies, puis 30 % pour Ma Négo et 70 % pour la copropriété au-delà.
Des résultats concrets : plus d’un million d’euros récupérés en 2025
Depuis sa création, la méthode a fait ses preuves. Sur la seule année 2025, Ma Négo a permis aux copropriétés clientes de récupérer plus d’un million d’euros, avec une économie moyenne de 10 000 € par dossier. Les gains, généralement compris entre 10 % et 30 %, peuvent atteindre jusqu’à 65 % dans certains cas.
Les exemples sont parlants. Pour un chantier de ravalement de façade déjà voté en assemblée générale, une analyse détaillée des postes de coûts (TVA, main-d’œuvre, fournitures) a permis de réaliser 30 000 € d’économies, sans toucher au projet initial. Sur des parcs de compteurs d’eau, un audit a révélé des prestations facturées mais non réalisées, générant 15 000 € d’économies pour cinq copropriétés depuis le début de l’année 2026.
Un marché colossal et une ambition nationale
Le potentiel est immense. La France compte plus de 750 000 copropriétés, représentant un volume de charges courantes estimé à 25 milliards d’euros en 2025. Avec le durcissement des obligations de rénovation énergétique, qui concerne près de 1,6 million de logements, les besoins en travaux et les budgets associés vont continuer de croître. Forte de son succès et de sa reconnaissance médiatique, notamment une sélection dans le Top 100 des start-up de Challenges en 2023, l’entreprise, qui compte 11 collaborateurs et une trentaine d’experts mobilisables, ambitionne de devenir un réflexe pour toute dépense significative. Elle a d’ailleurs étendu son activité aux acteurs BtoB tels que les foncières et les caisses de retraite, qui gèrent d’importants parcs immobiliers.


