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BOULOGNE BILLANCOURT : Stéphanie GRANDIAU : « Prendre soin…

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BOULOGNE BILLANCOURT : Stéphanie GRANDIAU : « Prendre soin de la santé mentale n’est pas une question de taille mais de volonté »

Face à la dégradation de la santé mentale, la PME Isospace a mené une enquête interne et déploie un plan d’action concret pour ses salariés.

Alors que la santé mentale a été consacrée Grande Cause nationale pour la deuxième année consécutive en 2026, les chiffres demeurent préoccupants. Selon le récent baromètre de Qualisocial et Ipsos-BVA, 22 % des travailleurs français, soit près de six millions de personnes, se trouvaient en mauvaise santé mentale en début d’année. Dans ce contexte, les petites et moyennes entreprises, qui emploient près de sept millions de salariés en France, ont un rôle crucial à jouer. À Boulogne-Billancourt, la PME Isospace, spécialisée dans l’aménagement d’espaces professionnels, a décidé de prendre le sujet à bras-le-corps en initiant une démarche structurée d’écoute et d’action pour préserver le bien-être de ses équipes.

Une enquête pour objectiver les signaux faibles

À la sortie d’une période particulièrement intense en septembre 2025, marquée par des réorganisations internes et une forte reprise d’activité, la direction d’Isospace a ressenti la nécessité de mesurer le climat social. Plutôt que de se fier à des impressions, l’entreprise a lancé une enquête interne anonyme à la fin de l’année 2025 via son Système d’Information de gestion des Ressources Humaines (SIRH). L’objectif était double : comprendre le ressenti des collaborateurs face à leur charge de travail et identifier des leviers d’amélioration concrets et durables. Avec un taux de participation de plus de la moitié des effectifs, l’initiative a fourni une base de données fiable, analysée au cours du premier trimestre 2026, pour passer du diagnostic à l’action.

Charge de travail, collectif et reconnaissance : les trois piliers du diagnostic

L’analyse des résultats a mis en lumière trois enseignements majeurs. En premier lieu, la charge de travail et la gestion des délais ont été identifiées comme les principales sources de tension, soulignant un besoin clair d’une meilleure priorisation des tâches et d’une plus grande anticipation. Paradoxalement, ce contexte exigeant a renforcé les liens entre les équipes. Le collectif est apparu comme un véritable pilier, avec une note de 3,7 sur 5 attribuée à l’importance du soutien entre collègues, témoignant d’une forte cohésion. Enfin, l’enquête a révélé des attentes précises en matière de communication interne et de reconnaissance. Les collaborateurs ont notamment exprimé un besoin d’amélioration concernant l’accès aux ressources pour la gestion du stress (noté 3,0/5) et la valorisation de la santé mentale et physique par l’entreprise (2,7/5).

Un plan d’action pour passer de l’écoute aux actes

Pour la direction, cette enquête a été un moment clé de prise de conscience. « Cette enquête est une démarche d’écoute et de responsabilité, alignée avec les valeurs de l’entreprise. Chez Isospace, la performance durable passe aussi par la qualité du collectif, l’attention portée aux personnes et notre capacité à faire évoluer nos pratiques », explique Stéphanie Grandiau, DGA et DRH d’Isospace. Elle ajoute : « Une fois les résultats analysés, nous avons déployé un plan d’action, preuve que prendre soin de la santé mentale des collaborateurs n’est pas une question de taille mais de volonté d’agir ».

Un plan structuré autour de quatre axes a été immédiatement mis en œuvre :

  1. Renforcer l’écoute et la reconnaissance.
  2. Mieux équilibrer la charge de travail.
  3. Améliorer la communication interne.
  4. Développer la prévention en santé mentale et physique.

Concrètement, ces engagements se traduisent par la mise en place d’entretiens mensuels dédiés au bien-être avec le service RH, la création d’un canal d’alerte interne garantissant un délai de réponse, ou encore l’accès facilité à des consultations psychologiques via la mutuelle d’entreprise. Une revue ergonomique des postes de travail est également en cours, tout comme une révision des fiches de poste pour mieux répartir les tâches. Le télétravail est aussi valorisé comme un outil efficace. « Le télétravail est excellent pour alléger la charge mentale hebdomadaire et récupérer quelques heures en famille », souligne un collaborateur dans l’enquête.

Avec cette initiative, Isospace démontre que la qualité de vie au travail est avant tout une question de méthode et d’engagement de la direction. Isospace (https://www.isospace.fr) est un groupe français fondé en 1997, qui réunit 60 collaborateurs et est spécialisé dans la conception et la réalisation d’espaces de bureaux, hôtels, restaurants et points de vente. L’étude complète sur la santé mentale des salariés est disponible sur le site de Qualisocial (https://www.qualisocial.com/guides-et-etudes/barometre-sante-mentale-qvct-2026).