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PARIS : Souffrance psychique au travail – Le Sénat au…

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PARIS : Souffrance psychique au travail – Le Sénat auditionne patronat et haute fonction publique

Le Sénat poursuit ses travaux sur la souffrance au travail avec l’audition des organisations patronales et des cadres de la fonction publique.

La mission d’information sénatoriale sur « La souffrance psychique au travail : un défi sociétal et collectif à relever » entre dans une phase active avec une série d’auditions clés qui se tiendront ces mardi 28 et mercredi 29 avril 2026. Ces rencontres, retransmises en direct, verront défiler les représentants des organisations patronales, de la haute fonction publique et du monde agricole pour aborder un phénomène en pleine expansion, exacerbé par les récentes crises.

PARIS : Souffrance psychique au travail - Le Sénat auditionne patronat et haute fonction publique

Le patronat et la haute fonction publique au cœur des auditions

La journée du mardi 28 avril s’annonce particulièrement dense. Dès 14 heures, la mission entendra les organisations patronales représentatives au niveau national. Seront présents Jean-Luc Monteil, Nathalie Buet et Jean-Baptiste Moustié pour le Medef, Pierre Thillaud pour la Confédération des petites et moyennes entreprises (CPME), et Michel Chassang pour l’Union des entreprises de proximité (U2P).

À 15h30, la parole sera donnée aux responsables de la formation des cadres supérieurs de l’État. Interviendront Frédéric Fessan, secrétaire général de l’Institut national du service public (INSP), David Rey, directeur de cabinet du président de l’Institut national des études territoriales (INET), et Elsa Boubert, directrice des parcours à l’École des hautes études en santé publique (EHESP). La journée du mercredi 29 avril sera consacrée, à 14 heures, à l’audition d’Anne Gautier, vice-présidente de la Caisse centrale de la mutualité sociale agricole (MSA). Toutes ces auditions peuvent être suivies en direct ou revues en différé sur le site internet du Sénat.

Un enjeu sociétal majeur post-crise sanitaire

Lancée le 4 février 2026 à l’initiative du groupe Rassemblement Démocratique et Social Européen (RDSE), cette mission d’information part d’un constat alarmant : l’augmentation des souffrances psychiques liées à l’activité professionnelle. Les sénateurs identifient plusieurs facteurs pour expliquer cette dégradation, notamment les nouveaux modes d’organisation du travail, le délitement du collectif en entreprise, les injonctions contradictoires et une fragilité psychologique générale.

Le rapport au travail, souvent perçu en France comme un vecteur d’accomplissement personnel, montre aujourd’hui son impact parfois délétère sur la santé mentale, pouvant mener à des situations d’épuisement professionnel. La mission souligne que ce phénomène, souvent désigné par le terme de « burn-out », ne se limite pas aux salariés du secteur privé mais touche également les agents publics et les travailleurs non-salariés.

De la prévention à la reconnaissance en maladie professionnelle

L’ambition de la mission est d’adopter une approche globale. Ses travaux visent à examiner l’efficacité des politiques de prévention mises en place en amont, mais aussi à évaluer les dispositifs d’accompagnement des victimes pour faciliter leur retour à l’emploi. Un des points centraux des débats portera sur les conditions de reconnaissance de l’épuisement professionnel comme maladie professionnelle. Actuellement, cette reconnaissance n’est possible qu’au cas par cas, via une procédure dérogatoire complexe.

La mission insiste sur la dimension professionnelle prédominante de ce trouble, même s’il peut être aggravé par des facteurs personnels, et sur la responsabilité des employeurs dans sa prise en compte au titre des risques professionnels. Pour ce faire, les parlementaires s’appuieront sur l’écoute des victimes et l’analyse des bonnes pratiques, y compris à l’étranger, afin de formuler des propositions concrètes.

Une mission d’information présidée par Monique Lubin

Les travaux de cette mission sont pilotés par la sénatrice des Landes, Monique Lubin (Socialiste, Écologiste et Républicain), qui en assure la présidence. La fonction de rapporteure est confiée à Annick Girardin, sénatrice de Saint-Pierre-et-Miquelon (Rassemblement Démocratique et Social Européen). Toutes les informations relatives aux travaux, auditions passées et à venir, sont disponibles sur la page dédiée de la mission d’information sur le site du Sénat.

via Press Agence.