PARIS : Muguet du 1er mai – Le marché progresse en va…
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PARIS : Muguet du 1er mai – Le marché progresse en valeur malgré un prix moyen en baisse
Une étude KANTAR pour VALHOR révèle que le marché du muguet reste solide pour le 1er mai, avec un retour aux achats traditionnels.
À l’approche du 1er mai, la traditionnelle vente de muguet se prépare à travers le pays, confirmant son statut de rituel indémodable pour les Français. Selon une étude menée en 2025 par l’institut Kantar pour VALHOR, l’Interprofession française de l’horticulture, de la fleuristerie et du paysage, et FranceAgriMer, le marché de la fleur porte-bonheur fait preuve d’une remarquable résilience. Malgré un contexte économique qui pousse les ménages à l’arbitrage, la tradition perdure et se renforce sur certains aspects, avec des dépenses globales en légère hausse. L’enquête, réalisée auprès d’un panel de 7 000 foyers, dresse le portrait d’un marché en pleine mutation, entre fidélité à la coutume et nouvelles habitudes de consommation.
Un marché résilient de près de 20 millions d’euros
Les chiffres de 2025 témoignent de l’attachement des Français à cette coutume printanière. Au total, 1,3 million de foyers ont acheté du muguet, générant un chiffre d’affaires de 19,9 millions d’euros, contre 19,4 millions en 2024. Cette progression en valeur s’observe paradoxalement dans un contexte de baisse du prix moyen, qui est passé de 7,40 € en 2024 à 7,00 € en 2025. Ce phénomène suggère que si les consommateurs recherchent des prix plus attractifs, ils n’abandonnent pas pour autant ce geste symbolique, quitte à adapter leurs achats. La quasi-totalité des achats se concentre sur une période très courte : 54 % des dépenses ont été effectuées fin avril et 40 % le jour même du 1er mai, soulignant le caractère événementiel et impulsif de cette tradition.
Le retour en grâce des fleuristes et du muguet en brins
L’un des enseignements majeurs de l’étude est le net retour des consommateurs vers les circuits spécialisés. Les fleuristes ont vu leur part de marché bondir de 29 % en 2024 à 36 % en 2025, devenant le premier lieu d’achat. Cette tendance se fait au détriment de la grande distribution, qui recule légèrement (de 29 % à 27 %). Cette évolution marque une volonté de privilégier le conseil et la qualité des professionnels. Parallèlement, le format d’achat connaît un retour aux sources : le muguet en brin ou en bouquet redevient majoritaire, représentant 55 % des quantités achetées en 2025, contre 49 % l’année précédente. Le muguet en pot, bien que toujours populaire, recule donc à 45 %.
Un cadeau avant tout, symbole du lien social
La dimension sociale du muguet du 1er mai reste son principal moteur. L’étude confirme que l’acte d’offrir est au cœur de la tradition : 80 % des achats sont destinés à un cadeau pour une personne extérieure au foyer, un chiffre parfaitement stable par rapport à 2024. Ce geste de partage, considéré comme non substituable, explique en grande partie la robustesse du marché. Le muguet n’est pas un simple achat de fleurs, mais un véritable vecteur de lien social, un porte-bonheur que l’on transmet à ses proches pour célébrer l’arrivée des beaux jours et la Fête du Travail.
Vente sur la voie publique : une tolérance strictement encadrée
Chaque année, de nombreux particuliers et associations profitent de la tolérance administrative pour vendre du muguet sur la voie publique. VALHOR rappelle cependant que cette pratique est soumise à des règles précises pour ne pas créer une concurrence déloyale envers les professionnels. Seul le muguet sauvage, cueilli en forêt et en petite quantité, est autorisé. Il doit être vendu en brins, sans aucun emballage ni ajout d’autres fleurs. De plus, il est formellement interdit de s’installer à proximité d’un fleuriste ou d’utiliser du matériel comme des tables ou des tréteaux pour créer un point de vente. Enfin, les vendeurs occasionnels doivent veiller à ne gêner ni la circulation des piétons ni celle des véhicules. Le non-respect de ces conditions peut entraîner une verbalisation.
Toutes les données de cet article sont issues de l’étude Kantar réalisée en 2025 pour FranceAgriMer et VALHOR.


