PARIS : Hando – Le handroll bar s’offre un flag…
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PARIS : Hando – Le handroll bar s’offre un flagship et une vision curatoriale aux Champs-Élysées
L’enseigne de handrolls Hando ouvre son quatrième restaurant près des Champs-Élysées, un lieu manifeste qui mêle gastronomie et curation artistique.
Après une ascension fulgurante depuis sa première ouverture rue de Sèvres en octobre 2022, suivie par des adresses près de la place Vendôme en juin 2024 et dans le Marais en janvier 2025, le concept de handroll bar Hando franchit une nouvelle étape. L’enseigne cofondée par Adrien Albou, Lee Cheng, Marlon Lévi et Mendel Lévi inaugure en ce mois d’avril son flagship au 63 rue Pierre Charron, dans le 8ème arrondissement de Paris. Plus qu’un simple restaurant, ce nouvel espace de 100 couverts se veut l’expression la plus aboutie de la vision d’Adrien Albou, cofondateur et directeur artistique, qui transforme Hando en un véritable lieu de curation où la gastronomie dialogue avec l’art et le design.
Une rupture esthétique et sensorielle
Rompanch avec la sobriété japonaise et le minimalisme des premières adresses, ce nouveau lieu affirme une identité plus dense et incarnée. Conçu sous la direction artistique d’Adrien Albou en collaboration avec le studio Friedman & Versace, l’espace se déploie en plusieurs atmosphères, incluant grandes tablées, alcôves intimistes, un salon privé, une terrasse et une véranda. Le tout s’articule autour d’un imposant bar central, véritable cœur du restaurant. Le choix des matériaux révèle une recherche de sensorialité : parquet en chêne huilé, terre cuite émaillée façonnée à la main, béton ciré, panneaux en frêne clair et papier peint en sisal et abaca. Le mobilier est habillé de marbre blanc, d’onyx miel et de velours cognac, tandis que des kimonos vintage, chinés par Adrien Albou, recouvrent les tabourets du bar, ajoutant une touche narrative unique.
Quand l’art s’invite à table
Le flagship Hando se positionne comme un espace d’exposition vivant, orchestré par son directeur artistique. Cette ambition se matérialise à travers deux commandes artistiques majeures qui structurent le lieu. L’artiste Jean-Guillaume Mathiaut a réalisé une bibliothèque sculpturale habitée de samouraïs ainsi qu’un trône noir monumental qui accueille les visiteurs dès l’entrée. Au-dessus du bar, l’artiste japonais Shinsuke Kawahara a peint une fresque à la main sur feuille d’argent. Son personnage emblématique, le lapin Petit Usagi, y évolue dans un univers onirique centré sur le symbole A-Un, métaphore de l’harmonie silencieuse entre les cultures, un concept cher à la philosophie de Hando.
Une carte enrichie sous la houlette de Chiharu Takada
Cette montée en gamme esthétique s’accompagne d’une évolution culinaire menée par la cheffe exécutive Chiharu Takada. Si les handrolls, qui ont fait le succès de l’enseigne, demeurent centraux, la carte s’enrichit de plats chauds et de produits d’exception pour proposer une expérience plus complète. L’introduction du bœuf de Kobe, notamment à travers un Roll Kobe, marque un tournant. Il côtoie de nouvelles créations comme le Kinmedai (daurade japonaise), les Gambas Tempura, le Toro Katsu ou une salade de sole tempura. Des nigiri chauffés au binchotan, un charbon de bois traditionnel japonais, viennent également compléter l’offre. Côté douceurs, une collaboration avec les maisons Tomo et Enzo et Lilly permet d’introduire de nouveaux desserts, dont un tiramisu matcha maison. La carte des cocktails a elle aussi été élargie pour prolonger l’expérience sensorielle du lieu.
L’artisanat au cœur de l’expérience
L’exigence curatoriale d’Adrien Albou s’étend jusqu’aux arts de la table, considérés comme le prolongement du geste du chef. Cette démarche, initiée dès les débuts de Hando, est ici approfondie. Suzie Lapierre d’Argile, du studio Forma, signe une collection exclusive de vaisselle aux lignes épurées. En contrepoint, le céramiste Shiro Shimizu propose une approche plus brute et radicale, travaillant des argiles qu’il collecte lui-même au Japon et cuit dans des fours traditionnels. Cette sélection est complétée par un travail de chine minutieux mené par Adrien Albou sur les marchés et brocantes japonais, ancrant Hando dans une quête permanente d’authenticité et de singularité. Avec ce flagship, Hando affirme sa transformation en un espace culturel où chaque détail participe à une expérience totale et incarnée.

