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PARIS : Guillaume MANGEOT : « La calvitie n’est pas une affaire de cheveux, mais de confiance »
Dans une tribune, le cofondateur de Monsieur Cheveux, Guillaume Mangeot, brise le tabou de la calvitie masculine, un enjeu de confiance en soi.
Dans une prise de parole à contre-courant des discours habituels, Guillaume Mangeot, cofondateur de Monsieur Cheveux, interpelle l’opinion publique sur un sujet souvent tourné en dérision ou minimisé : la calvitie masculine. Loin de n’être qu’une question esthétique, la perte de cheveux est, selon lui, un véritable enjeu de société qui touche à l’intime, à la confiance et au regard que les hommes portent sur eux-mêmes.
« Perdre ses cheveux, c’est souvent perdre bien plus que quelques mèches. C’est voir son reflet changer plus vite qu’on ne l’accepte. C’est sentir, parfois brutalement, que l’image que l’on renvoie ne correspond plus à celle que l’on a construite », écrit-il, dénonçant une société qui, tout en étant obsédée par l’apparence, refuse de reconnaître les complexes masculins.
Un silence collectif face aux complexes masculins
Guillaume Mangeot pointe un paradoxe persistant : alors que les complexes féminins sont largement débattus et légitimés, ceux des hommes, et particulièrement la perte de cheveux, restent cantonnés au silence ou à la moquerie. « Pourquoi ce silence gêné autour de la calvitie ? Pourquoi ces blagues faciles sur “le crâne qui brille” ou “les golfes qui s’agrandissent” ? », interroge-t-il.
Selon lui, la perte de cheveux ébranle des fondements profonds liés à l’identité masculine. « Dans l’imaginaire collectif, les cheveux restent associés à la jeunesse, à la séduction, à une forme de puissance. Leur disparition peut être vécue comme une mise à l’écart silencieuse. Comme si, sans prévenir, on passait du premier rôle au figurant », analyse le cofondateur. Cette transition est rarement accompagnée, laissant de nombreux hommes démunis face à leurs doutes et à une perte de confiance qui peut être considérable.
L’injonction à « assumer » : une fausse solution
La réponse la plus courante à cette problématique est une injonction à « l’acceptation », souvent formulée sans ménagement. « On dit aux hommes de “l’assumer”. On leur conseille de “raser et passer à autre chose”. On leur répète que “ce n’est pas grave” », déplore Guillaume Mangeot. Le problème, insiste-t-il, n’est pas la calvitie elle-même, mais le déni collectif de l’impact psychologique qu’elle peut engendrer.
Cette injonction à « assumer » devient une double peine : non seulement l’homme doit composer avec un changement d’apparence non désiré, mais il n’a pas non plus le droit d’exprimer son mal-être. « Derrière les blagues, il y a des hommes qui doutent. Derrière les apparences, il y a des pertes de confiance. Derrière le silence, il y a de la souffrance », affirme-t-il.
Pour le droit de choisir sans jugement
La tribune de Guillaume Mangeot est un plaidoyer pour la liberté de choix. Il explique que les hommes sont aujourd’hui coincés entre deux stéréotypes : celui qui accepte sa calvitie sans rien dire et celui qui est jugé « superficiel » ou « faible » pour avoir cherché une solution. « Assumer ne devrait pas être une injonction. Assumer devrait être une option éclairée », martèle-t-il.
Il appelle à un changement de regard, à la normalisation du soin de soi pour les hommes et au droit d’agir pour préserver ou restaurer son image. « Vouloir rester séduisant, charismatique, confiant… n’a rien de honteux. C’est humain », conclut-il, avant de recentrer le débat : « Parce qu’au fond, il ne s’agit pas de cheveux. Il s’agit de confiance. Il s’agit d’image de soi ».
C’est dans ce contexte que s’inscrit l’activité de Monsieur Cheveux (https://monsieurcheveux.fr), l’entreprise qu’il a cofondée. Elle propose des solutions de greffes capillaires adossées à un accompagnement personnalisé, du premier diagnostic jusqu’au suivi post-opératoire, avec pour mission de rendre cette démarche transparente, humaine et accessible. L’objectif final : permettre aux hommes de faire leur propre choix, sans honte ni jugement.


