PARIS : Santé mentale – Le classement des département…
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PARIS : Santé mentale – Le classement des départements les plus stressés dévoilé
Une étude analyse les recherches Google pour classer les départements français les plus stressés, révélant une nette fracture géographique Nord-Sud.
Dans un contexte où la santé mentale est devenue une préoccupation majeure, exacerbée par le mois de la sensibilisation au stress, une nouvelle étude met en lumière les disparités territoriales face à l’anxiété. En se basant sur les volumes de recherches Google liées au bien-être psychologique entre 2022 et 2024, la plateforme Voyance Tchat (https://www.voyancetchat.fr) a dressé un palmarès des départements français les plus en proie au stress, au burn-out et à la dépression.
Le podium des départements sous tension
Sans grande surprise, Paris se hisse à la première place du classement avec un score de stress de 9,67 sur 10. La capitale concentre un volume moyen de 58 300 recherches mensuelles relatives à la santé mentale. Dans le détail, 35 150 de ces requêtes concernent directement « stress, anxiété et dépression » et 18 900 le « burn-out, l’épuisement et la fatigue mentale ». Ces chiffres, trois fois supérieurs à ceux de son premier poursuivant, témoignent de l’impact du rythme de vie intense, tant professionnel que scolaire, sur les Parisiens.
Le département du Rhône arrive en deuxième position avec un score de 8,71/10 et 17 250 recherches mensuelles. Si les préoccupations y sont fortes, avec 10 850 recherches pour le stress et l’anxiété, le département se distingue par une quête active de solutions. En effet, 1 650 recherches portent sur la « gestion des émotions » et le « bien-être psychologique », illustrant une volonté marquée de trouver des outils pour faire face à ces défis.
Enfin, le département du Nord complète ce trio de tête avec un score très proche de 8,61/10. Il enregistre même un nombre de recherches pour « stress, anxiété et dépression » supérieur à celui du Rhône (11 300). L’étude suggère un lien potentiel avec le climat : avec seulement 1 785 heures d’ensoleillement en 2023, contre une moyenne nationale de 2 021 heures, les habitants pourraient être plus exposés à des troubles comme la dépression saisonnière.
Une France coupée en deux
L’analyse géographique du classement révèle une fracture nette. Les départements du nord et de l’est de la France, comme Paris, le Rhône, le Nord ou encore le Bas-Rhin (4ème), dominent le haut du classement. Ces territoires, caractérisés par une forte urbanisation et une pression professionnelle intense, semblent plus exposés au mal-être psychologique.
À l’inverse, les départements du sud et de l’ouest affichent des niveaux de stress plus faibles. Des régions comme le Var, les Alpes-Maritimes ou les Pyrénées-Atlantiques bénéficient d’un cadre de vie souvent jugé plus apaisant, mêlant climat plus doux et accès facilité à des espaces naturels. Ce contraste souligne l’influence positive de l’environnement sur la santé mentale des habitants.
L’Ardèche, l’exception apaisée
À l’autre bout du spectre, l’Ardèche s’impose comme le département le moins stressé de France, avec un score de seulement 5,11/10. Pour une population de plus de 330 000 habitants, seules 4 100 recherches mensuelles ont été recensées en moyenne. Les requêtes liées au burn-out y sont particulièrement faibles (750). Selon les analystes de l’étude, les paysages naturels préservés, comme les célèbres gorges de l’Ardèche, contribueraient à un mode de vie plus détendu et à une culture locale moins centrée sur les problématiques d’épuisement professionnel.
Une méthodologie basée sur les données numériques
Pour établir ce classement, les analystes ont identifié un ensemble de mots-clés liés au stress, à l’anxiété, à la dépression et au burn-out. L’outil Google Trends a permis de mesurer le volume de recherche mensuel moyen pour ces termes dans chaque département entre 2022 et 2024. Ces données brutes ont ensuite été pondérées en fonction de la population de chaque territoire (données INSEE) à l’aide d’un logarithme pour standardiser les résultats et permettre une comparaison équitable. Un « score de stress » sur 10 a finalement été attribué à chaque département. Il est à noter que les données pour les territoires d’outre-mer n’étaient pas disponibles. L’ensemble des données brutes de l’étude est consultable publiquement (https://docs.google.com/spreadsheets/d/1fFtAiYFC5peub4r6_Ii3-hWkTbN5h-65IZwk_XTsmTA/edit?gid=1805531082#gid=1805531082).


