QUIMPER : Daniel SAUVAGET : « Il est temps de remettre du b…
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QUIMPER : Daniel SAUVAGET : « Il est temps de remettre du bon sens dans nos assiettes »
Une étude OpinionWay pour écomiam révèle que 89 % des Français jugent l’origine des ingrédients illisible et réclament plus de transparence.
Le constat est sans appel : malgré une volonté affirmée de consommer local, les Français se sentent démunis face à des étiquettes jugées opaques. Selon une étude OpinionWay réalisée pour le réseau de surgelés écomiam, près de neuf consommateurs sur dix estiment ne pas disposer des informations nécessaires pour identifier clairement l’origine des ingrédients des produits qu’ils achètent. Cette quête de transparence s’impose désormais comme un critère de choix décisif, redéfinissant la relation de confiance entre les consommateurs, les distributeurs et les producteurs.
Un besoin criant de lisibilité sur l’origine
L’enquête, menée en ligne auprès d’un échantillon représentatif de plus de 1 000 Français, met en lumière une frustration profonde. Face à des emballages souvent complexes, les consommateurs ne se satisfont plus des promesses marketing et exigent des preuves concrètes. Ainsi, 23 % des sondés demandent des informations plus simples et compréhensibles sur les étiquettes, 20 % souhaitent un cadre légal plus strict pour lutter contre les mentions trompeuses, et 19 % réclament une origine détaillée pour l’ensemble des ingrédients. Cette attente de clarté est le signe d’une défiance grandissante envers les discours industriels et d’un désir de reprendre le contrôle de son alimentation.
Consommer français : un désir freiné par le prix et le manque d’information
Si l’envie de privilégier les produits français est bien réelle, sa mise en pratique reste un parcours d’obstacles. Le prix élevé demeure le principal frein pour 61 % des répondants, un chiffre qui grimpe à 77 % chez les moins de 35 ans. Juste après le portefeuille viennent les freins liés à l’information : 37 % des Français pointent le manque de clarté sur l’origine des produits et 35 % le manque de choix en magasin. En conséquence, si seuls 6 % avouent un désintérêt pour le « fabriqué en France », à peine 9 % déclarent n’acheter que des produits d’origine nationale. L’intention se heurte donc à une offre perçue comme trop peu lisible pour permettre un arbitrage éclairé au quotidien.
Daniel Sauvaget : « Sortir de cet engrenage est devenu urgent »
Pour Daniel Sauvaget, président fondateur d’écomiam, cette situation est le résultat d’un modèle à bout de souffle. « La course aux prix toujours plus bas s’est imposée comme une réponse automatique aux enjeux de pouvoir d’achat. Ce réflexe collectif, entretenu depuis des années, est trompeur et, plus grave, totalement contreproductif », analyse-t-il dans un éditorial. Fils d’agriculteur, il dénonce un système qui fragilise l’ensemble de la chaîne de valeur : « Des prix cassés, ce sont des producteurs qui s’appauvrissent et des consommateurs qui mangent moins bien. Sortir de cet engrenage est devenu urgent ».
De l’emballage à la promotion, la transparence comme gage de confiance
L’étude confirme que la transparence est attendue à toutes les étapes. Un emballage qui laisse voir le produit est perçu comme un signe d’honnêteté et de confiance par plus de huit Français sur dix. La même logique s’applique au prix : 89 % des sondés accueilleraient positivement une étiquette détaillant la répartition de la valeur entre producteur, distributeur et État, y voyant une manière de faire un achat plus engagé (85 %).
Même les promotions sont réévaluées à l’aune de l’équité. 93 % des personnes interrogées voient un intérêt à ce que les rabais soient financés par l’enseigne et non par les fabricants. La première raison invoquée est le respect des producteurs (57 %), avant même la recherche du meilleur prix, qui reste tout de même prioritaire pour 31 % des Français.
Cette étude met en évidence la maturité des consommateurs, qui cherchent désormais à concilier pouvoir d’achat, qualité et respect des filières agricoles. Une conviction qui guide depuis 2009 l’entreprise écomiam, à l’origine de l’enquête. Fondée à Quimper, elle se présente comme le premier réseau éthique de distribution de produits surgelés 100 % origine France, s’appuyant sur un réseau de près de 60 points de vente, un service de « Click & Collect » et un site de vente en ligne avec livraison à domicile.


