Passer au contenu principal

PARIS : Bruno CANTEGREL : « La technologie est le meilleur…

Partager :

PARIS : Bruno CANTEGREL : « La technologie est le meilleur rempart contre les impayés de janvier »

Le baromètre Monsieur Hugo confirme le « choc de janvier » avec +86% de retards de loyers, un risque que le prélèvement automatique divise par six.

Après les coûteuses festivités de fin d’année, le mois de janvier représente traditionnellement un moment de tension pour la trésorerie des ménages locataires. La deuxième édition du baromètre de Monsieurhugo.com, plateforme de gestion locative, met en lumière ce phénomène saisonnier avec une acuité particulière pour les loyers de janvier 2026. Selon cette étude, basée sur l’analyse de 1 181 prélèvements automatiques, les retards de paiement ont bondi de 86 % par rapport à décembre 2025.

Malgré cette hausse spectaculaire, la technologie de prélèvement automatique démontre une efficacité redoutable : le taux d’incidents sur la plateforme s’est établi à 3,47 %, soit un niveau six fois inférieur à la moyenne nationale, estimée à 21 %.

L’effet « choc de janvier » : une réalité chiffrée

Les données de l’étude confirment que le début d’année cristallise les difficultés financières. Sur les 1 181 loyers gérés via la plateforme, 41 incidents de paiement ont été recensés, contre seulement 22 le mois précédent. Cette augmentation s’inscrit dans un contexte de fragilisation des ménages, aggravé par l’inflation et la hausse des coûts de l’énergie.

La publication par l’INSEE, le 15 janvier 2026, de l’Indice de Référence des Loyers (IRL) pour le 4ème trimestre 2025 (145,78) ouvre par ailleurs la voie à de nouvelles révisions à la hausse des loyers. Cette augmentation mécanique du taux d’effort locatif pèse lourdement sur les budgets les plus contraints, rendant le paiement du loyer de janvier encore plus difficile. Le loyer moyen concerné par un retard s’élevait d’ailleurs à 777 €, en progression de 3,6 % par rapport à décembre.

Le Grand Est et l’Île-de-France, régions les plus touchées

L’analyse géographique des incidents révèle une situation contrastée. Pour la première fois, la région Grand Est arrive en tête des retards de paiement, à égalité parfaite avec l’Île-de-France, chacune concentrant 19,5 % des incidents recensés. L’Occitanie complète ce podium avec 14,6 %.

Si la surreprésentation de l’Île-de-France est un phénomène structurel, lié à des loyers très élevés et un taux d’effort souvent supérieur à 35 %, la situation du Grand Est traduit des difficultés socio-économiques plus profondes. La région combine un taux de pauvreté supérieur à la moyenne nationale, un tissu industriel fragilisé et une progression des loyers plus rapide que celle des salaires dans ses principales métropoles comme Strasbourg, Metz ou Nancy.

Grands logements et meublés en première ligne

L’étude révèle également que les grands logements (T3 et plus) sont particulièrement exposés, représentant un niveau record de 78,4 % des retards en janvier. Les familles et les colocataires qui occupent ces surfaces subissent de plein fouet l’accumulation des dépenses de fin d’année (cadeaux, alimentation, factures d’énergie).

Les locations meublées sont aussi surreprésentées, avec 75,7 % des incidents. Cette typologie de biens héberge souvent des populations à la situation plus précaire (étudiants, jeunes actifs, personnes en mobilité), sensibles au moindre décalage de trésorerie. Fait notable, aucun studio n’a fait l’objet d’un retard de paiement, suggérant que les locataires de petites surfaces, avec des charges fixes plus faibles, absorbent mieux ce choc saisonnier.

Le prélèvement automatique, un stabilisateur efficace

Face à ce contexte tendu, la technologie se présente comme une solution fiable. Malgré la pression de janvier, 96,53 % des prélèvements automatiques initiés par Monsieur Hugo ont été honorés dès la première tentative, un taux bien supérieur aux 79 % observés dans la gestion locative traditionnelle par virement.

« Janvier 2026 confirme que l’effet post-fêtes est réel et mesurable. Nos données montrent une hausse de 86 % des retards entre décembre et janvier — exactement ce que subissent chaque année les propriétaires en gestion traditionnelle. Mais le prélèvement automatique joue pleinement son rôle de stabilisateur : notre taux de 3,47 % reste 6 fois sous la moyenne nationale. Ce n’est pas de la chance — c’est de la technologie », analyse Bruno Cantegrel, fondateur de Monsieur Hugo.

Lancée en 2017, Monsieur Hugo (https://www.monsieurhugo.com/) est une plateforme SaaS de gestion locative qui vise à automatiser les tâches administratives pour les propriétaires particuliers, tout en sécurisant la collecte des loyers et la gestion des litiges. En transformant le loyer en une charge fixe prélevée à date, l’outil élimine les risques d’oubli ou d’arbitrage budgétaire au détriment du propriétaire.

Toute publication des résultats de cette étude doit porter la mention : « Baromètre Monsieur Hugo sur le retard des paiements des loyers ».