AVIGNON : Elodie MENANT : « Une ode à la vie, à la rencontr…
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AVIGNON : Elodie MENANT : « Une ode à la vie, à la rencontre de soi et du monde »
Inspiré de l’histoire vraie de Marine Barnérias, le seule-en-scène « Rosy & Moi, 274 jours » sera joué en avant-première ce samedi à Avignon.
Le Théâtre de la Luna accueillera ce samedi 25 avril à 17h, en avant-première du Festival d’Avignon, la représentation de « ROSY & MOI, 274 jours ». Ce spectacle, écrit et interprété par Elodie Menant et mis en scène par Eric Bu, est un seule-en-scène inspiré du parcours de Marine Barnérias. Il se présente comme une déclaration d’amour à la vie, explorant avec sensibilité les thèmes de la résilience, de l’acceptation et de la transformation personnelle.
Un hymne lumineux à la résilience
La pièce retrace le cheminement de Valentine, une jeune femme de 21 ans à l’énergie débordante, dont l’avenir prometteur est soudainement bouleversé par un diagnostic médical. Face à l’adversité, plutôt que de sombrer, elle choisit de s’embarquer pour un voyage de 274 jours à l’autre bout du monde, en compagnie d’une mystérieuse « Rosy ». Cette épopée initiatique est portée sur scène par Elodie Menant, qui incarne à elle seule dix-huit personnages. Du grand-père adoré aux parents tumultueux, des médecins aux amis rencontrés en chemin, elle donne vie à une galerie de figures à la fois drôles, truculentes et profondément humaines, qui jalonnent le parcours de l’héroïne.
La genèse d’une rencontre bouleversante
À l’origine de ce projet se trouve la rencontre entre Elodie Menant et Marine Barnérias, dont l’histoire a été un véritable choc pour la comédienne. « Un assaut en plein cœur. Une force de vie inouïe se dégageait d’elle : un refus catégorique de la fatalité, une quête de soi et du monde, une nécessité vitale de sortir des conventions », explique Elodie Menant. Bouleversée, elle a vu en Marine l’incarnation d’une héroïne moderne qui ose affronter l’inconnu pour en ressortir grandie. Le voyage de neuf mois devient une parenthèse qui bouscule ses certitudes, lui apprend à mieux comprendre son corps et à apaiser son esprit face à la maladie. « Ce voyage la confronte à elle-même, la bouscule, la dérange, mais surtout va provoquer l’apaisement face à la maladie. Il ouvre le champ des possibles », poursuit l’autrice. Pour traduire les émotions que les mots peinent à exprimer, un travail chorégraphique a été intégré, permettant au corps de raconter ses peurs et ses failles. « Cette pièce est pour moi une ode à la vie, à la rencontre de soi, de l’autre et du monde », résume-t-elle.
Une mise en scène en mouvement perpétuel
La mise en scène d’Eric Bu a été pensée pour retranscrire cet élan vital qui anime le personnage. « En découvrant le texte d’Élodie, j’ai immédiatement retrouvé ce que j’aime chez elle : sa foi en la vie, sa joie inaltérable […], et cette façon qu’elle a de prendre les épreuves à bras-le-corps pour les transformer », confie le metteur en scène. Le mouvement est au cœur du dispositif scénique, symbolisant une femme qui se met en marche et que rien ne peut arrêter. La danse traverse le spectacle, avec un corps tantôt explosif, tantôt subtil. Le rythme est également insufflé par le texte, notamment à travers des passages de slam, et par le jeu intense de la comédienne, qui navigue entre le comique et le tragique. La musique, signée Stéphane Isidore, joue un rôle essentiel, évoquant les pays traversés, les espaces intimes et les moments de solitude, dans une composition évolutive qui accompagne la libération du personnage. Pour Eric Bu, le format du seule-en-scène offre un rythme « plus intense, plus continu, presque haletant », faisant du spectacle « une expérience sensorielle autant qu’émotionnelle ».
L’équipe créative est complétée par Caroline Monnier en collaboration à l’écriture, Dorine Aguilar à la chorégraphie, Stéphane Baquet à la création lumière et Heather Gille comme assistante à la mise en scène.


