OUILLY LE VICOMTE : Le Château de Boutemont inaugure le jar…
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OUILLY LE VICOMTE : Le Château de Boutemont inaugure le jardin du labyrinthe de méditation
Entre Lisieux et Pont-l’Évêque, le château de Boutemont dévoile des jardins remarquables et un nouveau labyrinthe de méditation.
Datant de la Renaissance, le Château de Boutemont est un joyau patrimonial niché au cœur du Pays d’Auge. De la voie romaine et de la motte féodale de l’an Mil au logis seigneurial, de la chapelle aux jardins dessinés par Achille Duchêne au début du XXᵉ siècle, chaque élément du domaine porte les traces d’une histoire longue, foisonnante et profondément ancrée dans le territoire.
Autour du château, les topiaires sculptées, les massifs fleuris et les chambres de verdure composent une véritable mise en scène paysagère, où couleurs, perspectives et formes dialoguent avec l’architecture. L’ensemble offre une promenade sensible, rythmée par les saisons et par la précision du geste jardinier. Au cœur de cette atmosphère paisible, une crêperie–salon de thé installée dans l’ancienne orangerie permet de prolonger la découverte dans un cadre chaleureux, entre gourmandise et contemplation.
Le jardin du labyrinthe de méditation – Nouveauté 2026
En 2026, le Château et Jardins de Boutemont inaugure un nouvel espace : le Jardin du Labyrinthe, conçu autour d’un labyrinthe de méditation. Contrairement aux labyrinthes destinés au divertissement, celui-ci adopte une forme unicursale, à chemin unique : un parcours où l’on ne se perd pas, mais où l’on progresse vers un centre symbolique.
Un héritage millénaire
Les labyrinthes unicursaux apparaissent il y a plus de 5 000 ans en Scandinavie, en Sibérie, en Crète, en Inde et chez les peuples amérindiens. Malgré l’absence de contact entre ces civilisations, toutes ont développé un même symbole : un tracé qui conduit vers un centre, utilisé lors de rituels reliant l’homme au cosmos. Au Moyen Âge, l’Église reprend cette tradition en intégrant des labyrinthes au sol des cathédrales. Le plus célèbre, celui de Chartres, servait de parcours de prière et représentait un pèlerinage symbolique vers Jérusalem.
Ce motif est d’ailleurs présent dans l’iconographie de la Renaissance, où il est associé à la quête spirituelle et à la connaissance. À partir du XVIIᵉ siècle, apparaissent les labyrinthes de divertissement, qui inspireront les parcours ludiques contemporains. Les tracés unicursaux, eux, resteront essentiellement présents dans les pays nordiques et anglo-saxons. Celui de Boutemont est aujourd’hui unique en France, par sa dimension, sa vocation méditative et sa situation en extérieur.
Une orientation cosmique
Comme dans l’Antiquité, le labyrinthe de Boutemont est orienté selon le ciel. Son entrée fait face à l’Est, direction de la lumière naissante. À l’équinoxe de septembre, l’alignement du tracé permet d’observer un vaste ensemble d’étoiles en spirale, proche de la Voie lactée, renforçant le lien entre le parcours terrestre et le mouvement céleste.
Une expérience méditative accessible à tous
Ce labyrinthe invite à une progression lente et apaisée. Le visiteur est encouragé à marcher doucement, à se recentrer, à laisser émerger ses pensées au fil des détours du tracé. Au centre, l’espace circulaire offre un moment de pause et de réflexion, fidèle à la vocation spirituelle de ces labyrinthes historiques.
Un parcours ludique pour les enfants
Le Jardin du Labyrinthe intègre également une dimension pédagogique. Le tracé comporte 16 lettres discrètement gravées. En les repérant une à une, les enfants peuvent reconstituer le nom de la grande structure d’étoiles en spirale visible au-dessus du domaine en septembre. Un jeu d’observation qui prolonge la découverte tout en sensibilisant au patrimoine céleste.
Le château : 10 siècles d’histoire
Au XIᵉ siècle, les seigneurs de Boutemont édifient une motte féodale permettant de contrôler la vallée de la Touques. Le logis est ensuite construit sur une plateforme entourée de fossés. Plusieurs familles se succèdent, dont les Servain, Borel et Paisant, qui développent le domaine.
Au XVIᵉ siècle, Philippe Paisant fait construire le logis en pierre, les tours et la poterne. Au XVIIᵉ siècle, la famille Le Bas transforme la forteresse en demeure plus confortable et ouvre le parc. Le domaine est saisi à la Révolution puis revendu.
Au XXᵉ siècle, Charles et Sarah Drouilly sauvent le château et transforment les jardins avec Achille Duchêne. Classé monument historique en 1927, le domaine traverse la guerre, servant notamment d’hôpital de campagne.
Après plusieurs propriétaires, le château est restauré et ouvert au public. Depuis 2020, Johanna Wistrøm-Monnier et Bruno Monnier poursuivent sa mise en valeur, avec de nouveaux jardins, une signalétique repensée et des espaces de visite enrichis.
Informations pratiques
Ouverture du 4 avril au 1er novembre
Jours d’ouverture : du mardi au dimanche (fermé le lundi sauf si c’est un jour férié : lundi 25 mai).
Horaires :
- Avril, mai, juin, juillet, septembre : 11h -18h (Crêperie : 11h30 – 17h30)
- Août : 10h30 – 18h30 (Crêperie : 11h30 – 18h)
- Octobre : 14h-17h30 (Crêperie fermée)
Tarifs :
- Plein tarif : 12 €
- Tarif réduit : Étudiants (jusqu’à 26 ans), demandeurs d’emploi, PMR : 10 €
- Jeunes 6–18 ans : 8 €
- Moins de 6 ans : Gratuit
- Famille (2 adultes + 2 enfants) : 33 € (+ 5 € par enfant suppl.)
- Accès hors horaires : 220 €
- Pass saisonnier : 39 €
- Groupes : 10 € / personne (dès 15 personnes)
- Scolaires 3–17 ans : 6 € (accompagnateurs & chauffeurs gratuits)
- Un groupe peut être mixte et doit compter au minimum 15 personnes payantes.
Animaux : Chiens autorisés dans un sac ou une poussette (disponible sur place)
Organisation des visites : Visite libre avec plan et dépliant. Parcours enfants avec livret-jeu. Groupes sur réservation avec conditions adaptées.
SOURCE : InfoTravel Mag.


