BREIL-SUR-ROYA : Après la tempête Alex, l’État tient…
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BREIL-SUR-ROYA : Après la tempête Alex, l’État tient ses engagements pour la reconstruction de la vallée
En visite à Breil-sur-Roya et Fontan, le préfet a réaffirmé le soutien de l’État à la reconstruction post-tempête Alex.
Plus de cinq ans après le passage dévastateur de la tempête Alex en octobre 2020, la reconstruction de la vallée de la Roya se poursuit. Le préfet des Alpes-Maritimes, Laurent Hottiaux, s’est rendu ce mardi 21 avril 2026 à Breil-sur-Roya et Fontan pour constater l’avancement des travaux et inaugurer de nouveaux aménagements, marquant l’engagement continu de l’État aux côtés des communes sinistrées. Accompagné des maires Sébastien Olharan et Philippe Oudot, le préfet a visité plusieurs chantiers emblématiques financés en grande partie par des fonds publics.
À Breil-sur-Roya, un quartier résilient et un centre ancien à sauver
La matinée a été consacrée à l’inauguration du nouveau quartier de l’Isola à Breil-sur-Roya. Fortement touché par la crue, avec des hauteurs d’eau atteignant jusqu’à trois mètres, cet espace a été entièrement repensé pour être plus résilient face au risque d’inondation. Trois propriétés ont été acquises à l’amiable puis démolies, une opération d’un montant de 1,4 million d’euros intégralement financée par l’État. Le quartier abrite désormais des places de stationnement, une aire de jeux et des espaces verts conçus pour être facilement évacués en cas d’alerte. Le bâtiment de la poste a également été sécurisé grâce à la création d’un espace refuge sur son toit, subventionnée à hauteur de 22 364 €.
Le centre historique de la commune fait aussi l’objet d’une attention particulière. Le sol, riche en gypse, une roche qui se dissout au contact de l’eau, provoque des affaissements menaçant plusieurs édifices. La « maison Guidi », fragilisée depuis 2010, a été acquise par l’État pour 1,1 million d’euros via le fonds Barnier. Sa démolition partielle, chiffrée à 2,7 millions d’euros et également prise en charge par le fonds, permettra de conforter l’immeuble mitoyen. Pour l’ensemble du centre-bourg, une étude approfondie a été menée, financée à 50 % par l’État (987 371 €). Le scénario retenu prévoit des démolitions ciblées et le renforcement des bâtiments conservés par une technique de micropieux. Pour ce projet d’envergure, l’État s’est engagé à financer 100 % des acquisitions et 50 % des travaux, soit un investissement de près de 17 millions d’euros. Au total, l’engagement de l’État à Breil-sur-Roya s’élève à 22 millions d’euros.
Fontan, la consolidation des berges au cœur des priorités
À Fontan, le préfet a échangé avec le maire Philippe Oudot sur un autre chantier majeur : la protection des bâtiments anciens bordant la Roya. Une opération complexe et innovante est en cours pour conforter à la fois les berges du fleuve et les fondations des habitations. Menés en coordination avec la commune, la Communauté d’agglomération de la Riviera française (CARF) et le Syndicat Mixte pour les Inondations, l’Aménagement et la Gestion de l’Eau (SMIAGE), les travaux avancent à bon rythme. Le projet, d’un coût total de 8,4 millions d’euros, est financé par l’État à hauteur de 5,3 millions d’euros.
« Avenir des Vallées », un levier pour le développement économique
Au-delà de la reconstruction, l’État soutient activement la redynamisation économique des communes via le dispositif exceptionnel « Avenir des Vallées », doté de 50 millions d’euros. À Breil-sur-Roya, ce programme finance à 50 % la réhabilitation de logements (811 550 €) et la création d’un tiers-lieu dans une friche ferroviaire (1 103 500 €). À Fontan, il soutient la transformation de l’ancien restaurant « Les Platanes » en maison communale et espace de coworking (779 570 €) et la valorisation du château de la Causéga (1 037 825 €). Un projet commun à plusieurs villages de la vallée, visant à réhabiliter des parcelles agricoles et à re-végétaliser les berges, bénéficie également d’une aide de 667 980 €.
Des dispositifs nationaux au service des territoires
Ces actions locales s’appuient sur des programmes nationaux structurants. Le programme « Petites villes de demain », piloté par l’Agence Nationale de la Cohésion des Territoires (ANCT), accompagne les communes de moins de 20 000 habitants dans la revitalisation de leur centre. Doté de 4 milliards d’euros jusqu’en 2026, il offre un soutien en ingénierie et en financement pour améliorer l’attractivité locale.
Pour en savoir plus : https://anct.gouv.fr/programmes-dispositifs/petites-villes-de-demain
Le dispositif « Avenir des Vallées », quant à lui, a été spécifiquement créé suite à une concertation citoyenne pour faire des vallées touchées par la tempête un « laboratoire exemplaire » de développement durable, en finançant à hauteur de 50 % des projets portés par les collectivités locales dans des domaines variés comme l’agriculture, le tourisme, le logement ou la mobilité.
via Press Agence.


