PARIS : Rentrée littéraire – Philippe REY dévoile tro…
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PARIS : Rentrée littéraire – Philippe REY dévoile trois romans sur l’exil, l’histoire et l’identité
La maison d’édition Philippe Rey annonce la parution prochaine de trois romans signés Jeanine Cummins, Maxim Schwartz et Osvalde Lewat.
À l’approche de la rentrée littéraire, les éditions Philippe Rey lèvent le voile sur trois de leurs nouveautés attendues pour la fin de l’été 2026. Le programme met en lumière des voix singulières explorant des thématiques universelles comme la quête des origines, la réinvention de figures historiques et la confrontation du corps à la violence du monde. Les ouvrages de Jeanine Cummins, Maxim Schwartz et Osvalde Lewat promettent des lectures puissantes et incarnées.
Jeanine Cummins : une fresque familiale sur l’exil portoricain
Après le succès international de son roman *American Dirt*, Jeanine Cummins revient avec *Parle-moi de chez nous*, une saga familiale qui s’étend sur trois générations de femmes portoricaines. Le roman, traduit par Christine Auché, sera disponible en librairie le 20 août. Il retrace le destin de Rafaela, qui quitte son île natale de Porto Rico en 1968 pour suivre son mari irlandais aux États-Unis. Confrontée au déracinement, à l’hostilité de sa belle-famille et à l’interdiction de parler sa langue maternelle, elle sombre dans l’amertume.
Sa fille, Ruth, choisit l’assimilation à tout prix, allant jusqu’à renier sa culture pour survivre aux injustices. Cette rupture avec ses origines la mènera, des décennies plus tard, à un conflit avec sa propre fille, Daisy. Celle-ci, en décidant de retourner sur les traces de ses aïeux à Porto Rico, va bousculer l’équilibre fragile de toute la lignée. Le roman explore avec une écriture nerveuse les thèmes de l’héritage, de la transmission et des non-dits familiaux, sur fond de mutations politiques et sociétales. La présence de l’autrice est annoncée à Paris du 23 au 29 septembre pour accompagner la sortie de son livre.
Maxim Schwartz et le dernier présage de Victoria Woodhull
Avec *Le dernier présage de Victoria Woodhull*, Maxim Schwartz signe à vingt-sept ans un premier roman aussi subtil qu’ambitieux. L’ouvrage ressuscite la figure historique hors du commun de Victoria Woodhull, première femme candidate à l’élection présidentielle américaine en 1872. Le récit se déroule sur une seule journée, le 8 juin 1927, dans la campagne anglaise, lorsque l’héroïne annonce sa mort imminente à son domestique, Ménélas Daisastre, un jeune Marseillais traumatisé par la Grande Guerre.
Le roman plonge le lecteur dans le quotidien d’un manoir animé par les extravagances et les récits contradictoires de cette femme aux mille vies : tradeuse à Wall Street, voyante, pionnière de l’amour libre et militante féministe. À travers le regard de son domestique, qui tente de déjouer le funeste présage, le livre dresse le portrait fragmenté d’une personnalité fascinante. Qualifié de « régal de délicatesse et d’humour », ce roman interroge la construction de la vérité et la quête de soi à travers le destin d’autrui.
Osvalde Lewat : « Un corps indocile » face à la douleur et la prédation
Née au Cameroun et vivant à Paris, Osvalde Lewat, déjà primée pour son premier roman *Les Aquatiques*, propose *Un corps indocile*, un texte incandescent coédité avec Jimsann. Le livre suit le parcours de Deffo, un couturier parisien talentueux dont la vie bascule lorsqu’une douleur physique persistante et inexpliquée s’installe. Cette souffrance met à mal sa relation amoureuse et sa vie sociale.
Pour trouver un remède ancestral, il retourne dans son pays d’origine, le Zambuena, et accepte un emploi dans une usine textile sous contrôle chinois pour financer ses soins. Il y découvre un système de prédation économique où le corps n’est plus qu’un outil soumis à des cadences infernales. Poussé à bout, Deffo commet l’irréparable. Le roman, porté par une langue vive et un humour à froid, explore sans concession la vulnérabilité masculine, la maladie, le désir et les violences du néocolonialisme industriel. Il interroge la capacité de l’individu à se reconstruire lorsque son identité s’effondre.
Pour plus de détails sur ces parutions et les événements à venir, les éditions Philippe Rey invitent les lecteurs à consulter leur site internet : www.philippe-rey.fr.


