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PARIS : Fondation Cognacq-Jay – La nature comme levie…

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PARIS : Fondation Cognacq-Jay – La nature comme levier thérapeutique au service du soin

La Fondation Cognacq-Jay intègre la nature et ses jardins au cœur de ses protocoles de soins pour le bien-être de ses patients et résidents.

Dans les treize établissements de la Fondation Cognacq-Jay, le printemps ne marque pas seulement le retour de la végétation, il souligne une philosophie profondément ancrée : « le beau pour faire du bien ». Loin d’être un simple agrément esthétique, la nature y est conçue comme un véritable outil thérapeutique, participant activement au parcours de soin, à la rééducation et au maintien de l’autonomie des bénéficiaires, qu’ils soient patients, résidents ou jeunes en difficulté. Des hôpitaux parisiens aux maisons d’enfants en Haute-Savoie, en passant par un EHPAD à Rueil-Malmaison, les espaces verts sont au cœur de l’accompagnement.

La marche, un premier pas vers la guérison

Pour de nombreux patients en convalescence, le simple fait de marcher dans un jardin constitue un déclic psychologique et physique. Cette activité, en apparence anodine, permet de remettre le corps en mouvement et de s’extraire d’un environnement purement médical. « Pendant toute l’année, j’organise des marches dans le jardin, en particulier pour les patients du service nutrition-obésité. Sous une forme ludique, à différents rythmes, avec des mouvements de bras et de jambes pour éveiller le corps, ces séances entre les plantes et les arbres leur font du bien », explique Églantine Hauduroy, enseignante en Activité Physique Adaptée (APA) à l’Hôpital Cognacq-Jay (Paris).

Ce constat est partagé à l’Hôpital Forcilles, en Seine-et-Marne, où les promenades sont intégrées aux protocoles de réhabilitation. « La nature a un rôle essentiel dans le parcours de soins et participe aussi à un mieux-être, pour ces patients qui préparent leur vie après l’hôpital. Ce type de promenade sert par exemple à la réhabilitation respiratoire après une opération », souligne Kevin Chancy, responsable des projets de santé.

Cette transition douce est cruciale pour le moral, comme en témoigne une ancienne patiente de l’Hôpital Cognacq-Jay. « Quand mon état de santé m’a permis de me promener dans le jardin, je me suis sentie privilégiée. Enfin, je pouvais m’extraire un petit moment de l’environnement strictement hospitalier ! Je respirais, dans la nature, mais en restant protégée, juste à quelques pas de ma chambre », raconte-t-elle. Le jardin de cet hôpital parisien est d’ailleurs partagé avec l’Institut médico-éducatif voisin, où il sert de support à des parcours moteurs pour des adolescents autistes et de lieu de retour au calme lors de crises.

Du potager à l’assiette : cultiver l’autonomie

Au-delà de la simple promenade, le jardinage devient un support d’éducation thérapeutique concret. À l’Hôpital Cognacq-Jay, les ateliers de jardinage du service nutrition-obésité permettent d’aborder la diététique de manière pratique. Les patients découvrent la saisonnalité des fruits et légumes qu’ils cultivent, apprennent à les reconnaître et les utilisent ensuite lors d’ateliers de cuisine animés par une nutritionniste.

Cette approche pédagogique est également déployée dans les Maisons d’enfants de la Fondation. S’occuper d’un potager, du compost ou même d’un poulailler responsabilise les jeunes et renforce leur confiance.      « Un potager est un bon outil pédagogique pour les jeunes. Il faut l’entretenir, veiller sur la récolte, s’occuper du compost, et on peut même cuisiner ses légumes », détaille Marine Martinez, cheffe de service à la Maison d’enfants de Haute-Savoie. Depuis mars, les enfants y ont également la responsabilité d’un poulailler, nouvelle étape dans l’apprentissage de l’autonomie.

Grands espaces et lien social pour le grand âge

Pour lutter contre l’isolement et la perte d’autonomie des personnes âgées, l’EHPAD de Rueil-Malmaison (Hauts-de-Seine) s’appuie sur son parc de quatre hectares. Les grands espaces de promenade, spécialement aménagés pour les personnes à mobilité réduite, incitent les résidents à sortir de leur chambre, favorisant ainsi les échanges et le maintien des liens sociaux avec les autres pensionnaires et leurs familles.

Pour aller plus loin, l’établissement inaugurera cet été un mini-golf. « Un swing pour l’autonomie est né d’échanges pluridisciplinaires entre soignants et agents techniques. Il a été précisément conçu afin d’utiliser le parc dans la lutte contre la perte d’autonomie, mais aussi pour inciter les résidents et leurs proches à découvrir ce magnifique environnement », confirme Gérald Meuris, cadre logistique de l’établissement.

La Villa Cognacq-Jay : l’immersion nature comme ressourcement

La Fondation pousse sa philosophie à son paroxysme avec la Villa Cognacq-Jay, une Maison de vacances solidaire située sur la presqu’île de Giens (Var). Cet établissement est spécifiquement dédié au ressourcement par l’immersion dans la nature. Il accueille des personnes fragilisées par la maladie, le handicap ou le grand âge dans un cadre exceptionnel, entre pins parasols et mer Méditerranée. Ici, le soin passe par le simple fait de ralentir, de se laisser porter par la beauté de l’environnement et de trouver un nouveau souffle loin du quotidien.

Reconnue d’utilité publique depuis 1916, la Fondation Cognacq-Jay emploie aujourd’hui 2 300 salariés et poursuit ses missions de soin, d’accompagnement et de protection auprès des publics les plus fragiles.

Pour plus d’informations : www.cognacq-jay.fr