Passer au contenu principal

PARIS : Trésorerie d’entreprise – Une PME franç…

Partager :

PARIS : Trésorerie d’entreprise – Une PME française sur deux menacée par les impayés

Un baromètre Payt et Ipsos BVA révèle que 53 % des entreprises françaises ont vu leur pérennité financière menacée par des retards de paiement.

Payt, leader européen des solutions de gestion des créances clients, dévoile ce vendredi 17 avril les résultats alarmants de son premier baromètre réalisé avec l’institut Ipsos BVA. L’étude, menée fin mars auprès de 400 dirigeants, dresse un constat sans appel : loin d’être un simple aléa comptable, le retard de paiement constitue une menace vitale qui fragilise l’ensemble du tissu économique français.

Un risque existentiel et un effet domino dévastateur

Les chiffres publiés sont éloquents : 53 % des entreprises interrogées déclarent que leur pérennité financière a déjà été mise en péril par des factures impayées. Pour une sur cinq (20 %), cette menace est même qualifiée de « sérieuse » ou « très sérieuse ». Derrière ces pourcentages se cachent des réalités critiques pour la trésorerie des entreprises, allant des découverts bancaires aux reports de salaires, en passant par le sacrifice d’investissements stratégiques.

Le baromètre met également en lumière un effet de « cascade fournisseurs » particulièrement préoccupant. Près d’une entreprise sur deux (49 %) a déjà été contrainte de retarder à son tour le paiement de ses propres fournisseurs ou le versement des salaires à cause d’un client défaillant. Pour 7 % des répondants, cette situation est devenue une récurrence, se produisant plusieurs fois par an et propageant le risque à toute la chaîne de valeur.

Une gestion artisanale face à la brutalité du risque

L’enquête souligne une lacune structurelle dans l’anticipation des risques. Au cours des trois dernières années, 30 % des dirigeants ont été surpris par la faillite ou le redressement judiciaire d’un client important. Fait marquant, seuls 22 % d’entre eux avaient bénéficié d’alertes préalables leur permettant d’anticiper la perte. Pour la majorité, le choc a été frontal, révélant un manque de surveillance proactive du risque client.

Ce manque d’anticipation est souvent couplé à une gestion jugée artisanale. Ainsi, 42 % des entreprises avouent avoir déjà renoncé à recouvrer une facture, jugeant que le temps et l’énergie nécessaires pour une relance manuelle dépassaient le montant dû. Cette situation s’explique en grande partie par un sous-équipement technologique : 71 % des sociétés ne disposent d’aucun logiciel dédié au recouvrement, continuant de s’appuyer sur des relances par courriel (54 %) et par téléphone (52 %), des méthodes chronophages et difficiles à tracer.

Professionnaliser la gestion des créances, une urgence stratégique

Pour les experts, ces chiffres démontrent l’urgence d’un changement de paradigme. « Les chiffres sont sans appel. La pérennité d’une entreprise sur deux a été menacée. Pourtant, trois entreprises sur quatre continuent de gérer leurs relances à la main. Ce n’est pas un problème de volonté, mais de méthode et d’outils », analyse Martin Habfast, Directeur Général de Payt France. « Une créance bien gérée, c’est une relation client préservée », poursuit-il.

Un avis partagé par Sébastien Cordier, Président de l’Association Française des Credit Managers & Conseils (AFDCC). « Ces résultats confirment que le crédit client est le premier levier de financement de l’économie française, mais aussi son premier risque. Trop de dirigeants subissent encore l’impayé comme une fatalité alors qu’une culture du cash, soutenue par des processus structurés, est le seul rempart efficace contre l’effet domino des défaillances », déclare-t-il.

La technologie, un levier face aux nouveaux défis

Dans ce contexte, la fintech néerlandaise Payt (www.paytsoftware.fr), fondée en 2013, se positionne comme un acteur clé. Après avoir levé 55 millions d’euros en 2024 auprès du fonds Partech (www.partechpartners.com), l’entreprise a renforcé sa présence en France depuis Lyon pour déployer sa solution de gestion des créances dopée à l’intelligence artificielle. Traitant déjà 50 milliards d’euros de flux pour plus de 5 000 entreprises en Europe, la plateforme vise à libérer les directions financières des tâches répétitives pour leur permettre de se concentrer sur les dossiers complexes. L’étude montre d’ailleurs que près d’un dirigeant sur deux (49 %) estime que l’IA va significativement améliorer l’efficacité du recouvrement dans les cinq prochaines années. Cette modernisation est d’autant plus cruciale que l’échéance légale de la facturation électronique se rapproche, pour laquelle 29 % des entreprises ne se sentent pas encore prêtes.

L’étude complète est disponible sur le site de Payt (payt.fr). Elle a été réalisée par Ipsos BVA du 24 au 26 mars 2026, via un questionnaire en ligne auprès d’un échantillon de 400 dirigeants d’entreprises françaises du secteur privé.