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PARIS : Travail le 1er mai – Les bouchers et poissonn…

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PARIS : Travail le 1er mai – Les bouchers et poissonniers dénoncent une décision « inéquitable et absurde »

Les bouchers et poissonniers fustigent une décision gouvernementale n’autorisant que boulangers et fleuristes à ouvrir avec des salariés le 1er mai.

La Confédération Française de la Boucherie, Charcuterie, Traiteurs (CFBCT) et l’Organisation des Poissonniers Écaillers de France (OPEF) expriment leur « très profond regret » et leur « incompréhension totale » face à la récente décision du gouvernement concernant le travail le 1er mai.

Dans un communiqué commun daté de ce jour, les deux organisations professionnelles dénoncent une mesure qui exclut l’ensemble des commerces de bouche, à l’exception notable des boulangeries et des fleuristes, de la possibilité d’employer des salariés lors de la Fête du Travail.

Pour elles, en faisant ce choix, le gouvernement « a manqué de courage, plutôt que de clarifier la situation, il a préféré le désordre ».

Une rupture manifeste d’égalité

Au cœur de la contestation se trouve le sentiment d’une injustice flagrante. Les représentants des bouchers et des poissonniers estiment que cette décision « crée une rupture manifeste d’égalité entre les professions que rien ne justifie ».

Ils rappellent que leurs métiers, qualifiés d’essentiels durant la crise sanitaire du Covid, répondent à des besoins et des habitudes de consommation fortement ancrés, particulièrement lors des jours fériés. La mesure est perçue comme une méconnaissance de leur rôle dans la vie quotidienne des Français et dans les traditions culinaires associées à cette période.

L’insécurité juridique, une épée de Damoclès

Au-delà du principe d’équité, les organisations soulignent que cette décision maintient une « insécurité juridique majeure » pour les artisans.

De nombreux professionnels, suivant une pratique établie, choisiront d’ouvrir leurs commerces le 1er mai. Ce faisant, ils s’exposeront à des « interprétations incertaines et locales de l’administration » et à des risques de contentieux.

L’absence de règle claire et uniforme plonge ces entreprises dans un flou préjudiciable, là où une clarification était attendue pour garantir sérénité et lisibilité à la profession.

Des salariés volontaires et pénalisés

Le communiqué met également en lumière les conséquences sociales de cette interdiction.

Elle pénalise directement les salariés, dont « une très large majorité manifeste, comme chaque année, la volonté de travailler cette journée ».

La motivation principale est économique : la convention collective du secteur, signée par tous les syndicats représentatifs, prévoit une rémunération doublée pour le travail effectué le 1er mai. Cette disposition, validée par la direction générale du travail, offre un cadre légal et avantageux que la décision gouvernementale vient aujourd’hui contrecarrer, privant les employés volontaires d’un complément de revenu significatif.

Une mobilisation à venir

Face à cette situation jugée « injuste et absurde », la CFBCT et l’OPEF n’entendent pas baisser les bras. Elles annoncent leur intention de poursuivre les actions nécessaires, en lien avec leurs interprofessions et les autres métiers écartés par la décision, « pour que le bon sens et la raison l’emporte ».

Concrètement, les deux fédérations s’engagent à défendre fermement chaque adhérent qui ferait l’objet d’un contrôle de l’inspection du travail ce jour-là. Fondée en 1894, la CFBCT (www.boucherie-france.org) représente les 18 000 entreprises du secteur de la boucherie-charcuterie.

L’OPEF (www.poissonniers.com), créée en 2018, est l’unique organisation représentative des 3 000 entreprises de la branche de la poissonnerie en France.

via Press Agence.