PARIS : David BENBASSAT : « Un printemps immobilier sous ha…
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PARIS : David BENBASSAT : « Un printemps immobilier sous haute surveillance »
L’observatoire de Bien’ici pour le 1er trimestre 2026 révèle un marché dynamique en début d’année, mais freiné par un mois de mars prudent.
La plateforme de recherche immobilière Bien’ici a publié ce jeudi son observatoire du marché de la transaction pour le premier trimestre 2026. L’analyse met en lumière un marché à deux vitesses : après un démarrage prometteur dans la lignée de la reprise de 2025, un net ralentissement en mars, sur fond de tensions géopolitiques, place le second trimestre sous le signe de l’incertitude.
Une fluidité retrouvée en début de trimestre
Le marché immobilier a entamé l’année sur des bases solides. Selon l’étude de Bien’ici, l’ajustement progressif entre les prix de vente et les capacités d’emprunt a permis de débloquer de nombreux projets immobiliers. Conséquence directe : l’offre de biens à vendre a connu une hausse significative de 14 % sur un an, retrouvant ainsi son niveau d’il y a trois ans. Cette abondance redonne du choix aux acquéreurs et contribue à une stabilisation des prix au niveau national, avec une légère augmentation de 1 %.
Ce retour à une certaine normalité se traduit également par une accélération des transactions. La durée moyenne de diffusion d’une annonce sur la plateforme est désormais de 73 jours, soit une réduction de 10 jours par rapport à la même période en 2025. Ce raccourcissement des délais témoigne d’une meilleure adéquation entre l’offre et la demande, signe d’un marché plus sain.
Le coup de froid de mars et les incertitudes géopolitiques
Cependant, cet optimisme est tempéré par les chiffres du mois de mars. L’observatoire révèle un paradoxe : alors que l’intérêt pour l’immobilier reste à des niveaux records, avec plus de 20,8 millions de visites mensuelles sur le portail, le passage à l’acte se fait plus rare. David Benbassat, Président de Bien’ici, souligne la fragilité de cet équilibre, directement menacé par le contexte international. « Dans un contexte géopolitique angoissant, le conflit en Iran fait peser des menaces non négligeables sur notre économie et sur la volonté des Français de s’engager dans des projets à long terme », analyse-t-il.
Cette frilosité ravive le souvenir de périodes d’instabilité précédentes. « La reprise de 2025 va-t-elle se confirmer ou subirons-nous un choc de confiance similaire à celui de 2022 lors du déclenchement du conflit en Ukraine ? », s’interroge David Benbassat. La baisse de la demande effective (-4 % de contacts sur les annonces), combinée à une offre croissante, a pour effet d’apaiser la tension immobilière, mais risque de replonger le marché dans l’attentisme.
Des dynamiques contrastées par type de bien
L’analyse détaillée des données révèle des évolutions divergentes. Le stock d’appartements à vendre a augmenté plus fortement (+18,5 %) que celui des maisons (+10 %). Concernant les prix, une scission s’opère : le prix des appartements repart à la hausse (+0,2 % sur un an), notamment dans les grandes villes, tandis que celui des maisons subit un léger ajustement à la baisse (-0,2 %), en particulier dans les zones rurales où les coûts liés au transport et à l’énergie pèsent davantage sur la décision d’achat.
Le marché du neuf, bien que toujours dans une situation jugée « préoccupante », montre un « léger frémissement » avec une offre en hausse de 2 % et une demande de 4 %. Le nouveau dispositif Jeanbrun est perçu comme un levier potentiel pour relancer la construction. Enfin, le marché locatif connaît une timide amélioration. Le retour des primo-accédants vers la propriété a permis de libérer des logements, faisant progresser l’offre de 12 %. La situation reste néanmoins tendue, avec une demande toujours très supérieure au stock disponible.
Fortes disparités entre les villes
Le baromètre met en évidence des écarts de prix considérables sur le territoire. Le podium des villes les plus chères de France reste dominé par la région parisienne, avec Neuilly-sur-Seine, Paris et Levallois-Perret affichant des prix moyens supérieurs à 10 000 €/m². À l’opposé, les villes les plus abordables sont Montluçon (928 €/m²), Saint-Quentin (1 249 €/m²) et Nevers (1 324 €/m²). Les variations de prix sont également marquées : le prix médian d’un appartement de trois pièces a bondi de 32 % à Noisy-le-Sec, tandis qu’il a chuté de 29 % à Houilles sur la même période.
Acteur majeur de la recherche immobilière, Bien’ici (https://www.bienici.com) a été imaginé en 2015 par les professionnels du secteur pour faciliter la recherche de logement grâce à des technologies innovantes comme la cartographie 3D. Le bilan du second trimestre 2026 sera donc décisif pour déterminer si la reprise se confirme ou si une nouvelle période d’attentisme s’installe durablement.


