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PARIS : Xavier COMAN : « Faire émerger une nouvelle classe d’actifs : les stocks »
La fintech Finrack annonce avoir dépassé les 10 M€ de financements en France en transformant les stocks dormants des PME en liquidités immédiates.
Dans un contexte économique marqué par de fortes tensions sur les chaînes d’approvisionnement, la jeune pousse Finrack, cofondée par l’entrepreneur Xavier Corman, spécialiste des fintechs, vient de franchir une étape significative. Elle annonce ce jeudi avoir dépassé le seuil des 10 millions d’euros de financements octroyés à des petites et moyennes entreprises françaises. Ce succès symbolique met en lumière une solution innovante qui vise à transformer une contrainte majeure, les stocks, en un puissant levier de trésorerie grâce à la technologie.
Le paradoxe des stocks : une sécurité qui coûte cher
Depuis la crise sanitaire de 2020, aggravée par les tensions géopolitiques et les perturbations logistiques mondiales, la gestion des stocks a radicalement changé. Fini le règne du flux tendu : la priorité est désormais à la sécurisation des approvisionnements, conduisant les entreprises à augmenter massivement leurs inventaires de matières premières et de produits finis.
Cependant, cette stratégie de précaution se heurte à une réalité financière : les stocks sont très difficilement finançables par les circuits bancaires traditionnels. Leur hétérogénéité, la complexité de leur valorisation et le manque de visibilité sur leur valeur de marché en font un actif jugé trop risqué par les prêteurs. Le résultat est un immense gisement de capital dormant. Selon les estimations, les stocks immobilisés au sein des entreprises européennes représentent une valeur colossale de plus de 2 000 milliards d’euros, freinant de manière significative la croissance et les capacités d’investissement des PME et des entreprises de taille intermédiaire (ETI). C’est pour débloquer ce potentiel que Finrack a vu le jour en 2024.
Une solution technologique pour libérer la trésorerie
L’ambition de Finrack est de rendre les stocks aussi liquides et finançables que le sont devenues les créances commerciales avec l’essor de l’affacturage (factoring). Pour y parvenir, la fintech a développé un modèle algorithmique propriétaire capable d’analyser et de valoriser en temps réel n’importe quel type de stock physique. Qu’il s’agisse de farine, de poussettes, de véhicules, de composants industriels comme des boulons ou de matières premières comme le nickel, la technologie de Finrack ancre ses évaluations sur des données de marché observables et constamment mises à jour.
Cette approche, qui tranche avec les méthodes traditionnelles basées sur des décotes théoriques fixes, offre aux institutions financières un niveau de confiance inédit pour se positionner sur ces actifs. Concrètement, le mécanisme permet à une PME de céder juridiquement son stock à un véhicule d’investissement dédié, recevant en contrepartie des liquidités immédiates. L’entreprise conserve cependant l’usage physique de ses biens et peut continuer à les utiliser normalement dans son cycle de production ou de vente. L’avantage majeur de cette opération est qu’elle n’alourdit pas l’endettement de l’entreprise, puisqu’elle agit sur l’actif du bilan et non sur le passif.
Le modèle validé par le marché français
S’adressant principalement aux PME et ETI des secteurs de l’industrie, du négoce et de l’import-export, Finrack propose des solutions de financement allant de 250 000 euros à plusieurs millions. Parmi les succès notables, le cas de France Cake Tradition, un producteur français de cakes et pains d’épices biologiques, illustre parfaitement la pertinence du modèle. Pour faire face à la volatilité des prix et sécuriser sa production, l’entreprise avait été contrainte d’augmenter considérablement ses stocks de matières premières (farine, miel, chocolat). Grâce à Finrack, ces stocks ont été convertis en trésorerie, permettant à l’entreprise d’honorer ses engagements commerciaux sans perturber son activité.
Deux ans seulement après son lancement, Finrack confirme son dynamisme en France, un marché qui constitue aujourd’hui 90 % de son activité.
Une ambition : créer une nouvelle classe d’actifs
Le franchissement du cap des 10 millions d’euros financés n’est qu’une première étape pour le dirigeant de la fintech, qui voit bien plus loin. « Le cap des 10 millions d’euros financés en France marque une étape importante pour Finrack, mais surtout le début d’un changement de paradigme dans le financement des entreprises. Notre ambition est claire : accélérer notre développement en France et élargir notre offre, notamment en accompagnant des opérations de plus grande envergure, notamment aux côtés des fonds de private equity, avec des financements pouvant atteindre plusieurs millions d’euros. À travers Finrack, nous voulons faire émerger une nouvelle classe d’actifs : les stocks. Demain, ils seront financés aussi simplement et massivement que les créances commerciales aujourd’hui, nous en sommes convaincus ! », conclut Xavier Corman, CEO de Finrack.


