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PARIS : Transition écologique – La coopération, un le…

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PARIS : Transition écologique – La coopération, un levier d’investissement majeur pour les collectivités

L’AFL et l’INET publient une étude montrant que la coopération entre territoires est essentielle pour financer la transition écologique.

Face à l’urgence climatique et aux fortes contraintes budgétaires, les collectivités locales innovent pour financer et piloter des projets structurants. Une nouvelle étude publiée ce mardi 14 avril 2026 par l’AFL, la banque des collectivités locales, et l’Institut national des études territoriales (INET) met en lumière la coopération interterritoriale comme un levier stratégique pour accélérer la transition écologique et soutenir l’investissement public. Ce travail, fruit d’un partenariat noué entre l’AFL et le Centre national de la fonction publique territoriale (CNFPT), démontre la capacité des acteurs locaux à dépasser les cadres administratifs traditionnels pour répondre collectivement aux grands défis contemporains.

L’étude, la septième issue de cette collaboration, a été menée par cinq élèves de l’INET : Christopher Balaam, Christelle Bouguillon, Annette Charles, Thibault Lavaud-Vavasseur et Guillaume Tricot. Elle s’appuie sur une méthodologie rigoureuse, incluant l’analyse de près de quarante coopérations concrètes sur tout le territoire et la réalisation de plus de cinquante entretiens avec des acteurs publics et parapublics.

Un levier stratégique pour l’action et l’investissement

Dans un contexte financier contraint, s’allier devient une nécessité. L’étude révèle que la coopération interterritoriale permet aux collectivités de mutualiser l’ingénierie et l’expertise, de partager les risques financiers et de rationaliser les investissements. En changeant d’échelle, les territoires renforcent leur capacité à mobiliser des financements, tant publics que privés, et à engager des projets de transition plus ambitieux. Cette démarche collective contribue ainsi directement à accroître la résilience des territoires face aux chocs climatiques et économiques.

Des montages juridiques et financiers innovants

Le pragmatisme est le maître-mot des coopérations analysées. Les acteurs locaux mobilisent un large éventail d’outils juridiques et financiers pour structurer leurs projets. L’étude documente l’utilisation d’outils conventionnels comme les ententes ou les groupements de commandes, de structures de projet dédiées (syndicats, Pôles d’équilibre territorial et rural, Parcs naturels régionaux) ou encore d’opérateurs spécifiques tels que les sociétés d’économie mixte (SEM), les sociétés publiques locales (SPL) ou les sociétés coopératives d’intérêt collectif (SCIC). Cette diversité témoigne d’une grande capacité d’adaptation aux réalités et aux besoins spécifiques de chaque territoire.

Des réponses concrètes aux grands enjeux écologiques

L’étude propose cinq fiches thématiques qui illustrent par l’exemple l’efficacité de la coopération dans des domaines clés où les enjeux dépassent les frontières administratives :

Gestion de l’eau : La coopération à l’échelle des bassins versants s’avère indispensable pour garantir la qualité de la ressource, prévenir les inondations et financer de lourdes infrastructures.

Transition énergétique : Face à l’ampleur des besoins, les réseaux interterritoriaux et les structures d’économie mixte permettent de mutualiser l’ingénierie et de financer le déploiement des énergies renouvelables.

Agriculture et alimentation : En s’appuyant sur des projets alimentaires territoriaux (PAT) ou la commande publique mutualisée, les collectivités structurent des filières locales et œuvrent pour la souveraineté alimentaire.

Déchets et économie circulaire : La mutualisation des investissements à une échelle élargie est cruciale pour le traitement, l’innovation et le réemploi, garantissant ainsi la continuité du service public.

Aménagement durable : Des outils souples comme les contrats de réciprocité ou l’ingénierie partagée permettent de penser l’aménagement et la sobriété foncière à l’échelle des bassins de vie.

Un potentiel à consolider pour l’avenir

Malgré leur multiplication, ces coopérations restent souvent fragiles. L’étude souligne qu’elles reposent encore largement sur la volonté politique des élus et sur des financements ponctuels. Les auteurs appellent à consolider une véritable « culture de la coopération » en sécurisant les modèles économiques de ces alliances. Les collectivités demeurent les premiers financeurs, mais les subventions publiques jouent un rôle d’accélérateur essentiel, tandis que le recours à l’emprunt soutient les investissements les plus structurants.

« Face à l’urgence climatique, les collectivités locales démontrent leur capacité à s’organiser collectivement pour agir à la bonne échelle. Cette étude met en lumière des coopérations concrètes, construites par les territoires, pour financer et piloter des projets de transition écologique adaptés à leurs réalités », explique Marie Ducamin, Présidente du Conseil d’administration de l’AFL-ST.

« Réalisée par des élèves de l’INET, cette publication illustre la capacité de ces futurs dirigeants à réaliser une étude de terrain utile aux élus, cadres en poste en collectivités et parties prenantes de la décision publique, confrontés aux défis de financement de la transition écologique », ajoute Raphaëlle Pointereau, Directrice générale adjointe du CNFPT et Directrice de l’INET.

L’étude complète est disponible sur le site de l’AFL : https://www.afl-banque.fr/

L’Agence France Locale (AFL) est la seule banque française détenue à 100 % par les collectivités locales, créée sur un modèle coopératif pour financer leurs investissements.

Plus d’informations sur : https://www.afl-banque.fr/

Le Centre national de la fonction publique territoriale (CNFPT) est l’établissement public chargé de la formation et de la professionnalisation des agents des collectivités territoriales en France.