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NICE : Extrême droite – Le PCF demande l’interdiction d’un hommage à Albert Spaggiari

Le Parti communiste français des Alpes-Maritimes a demandé au Préfet et au maire Éric Ciotti d’interdire un hommage à Albert Spaggiari prévu ce vendredi.

Le Parti communiste français (PCF) des Alpes-Maritimes a officiellement demandé, par la voix de son secrétaire départemental Julien Picot, l’interdiction d’un événement organisé ce vendredi 17 avril par le groupuscule d’ultra-droite Aquila Popularis. Dans un communiqué daté du 14 avril, le parti exhorte le Préfet des Alpes-Maritimes et la municipalité de Nice à prendre des mesures immédiates pour empêcher la tenue de cette soirée d’hommage à Albert Spaggiari, figure de l’extrême droite et auteur du célèbre braquage de la Société Générale en 1976.

Un climat de tension depuis les élections municipales

Selon le PCF, cet événement s’inscrit dans un contexte de montée en puissance de l’extrême droite radicale à Nice depuis l’élection d’Éric Ciotti à la mairie.

« Les éléments les plus radicaux de l’extrême droite agissent comme si la ville leur appartenait », affirme le communiqué.

Le parti rappelle plusieurs faits récents pour étayer ses dires : une « agression d’une violence inouïe » visant de jeunes militants progressistes sur le boulevard Jean Jaurès au lendemain du scrutin, ainsi que le collage d’« affiches ouvertement xénophobes » par Aquila Popularis.

Le PCF critique également ce qu’il perçoit comme une réaction tardive du maire face à ces incidents, soulignant qu’« il aura fallu attendre une interpellation en conseil municipal, le 27 mars, pour que le maire réagisse avec quatre jours de retard, à l’agression du boulevard Jean Jaurès ».

Hommage à une figure controversée de l’extrême droite

L’initiative prévue ce vendredi doit se tenir dans le local du groupuscule, baptisé « Lou Bari ».

Le PCF précise qu’Aquila Popularis est « composé notamment d’anciens militants racistes issus du groupuscule néonazi Les Zoulous Nice, connu pour ses violences ».

La soirée vise à rendre hommage à Albert Spaggiari, dont le parcours est détaillé par le parti.

Ancien parachutiste impliqué dans des exactions durant la guerre d’Indochine, il fut condamné à cinq ans de travaux forcés avant de rejoindre l’OAS (Organisation de l’Armée Secrète), qualifiée par le PCF d‘« organisation terroriste d’extrême droite responsable de milliers de morts ».

Le communiqué rappelle également son implication dans un projet d’attentat contre le général de Gaulle en 1961.

Son nom reste principalement associé au « casse du siècle », le braquage de la Société Générale sur l’avenue Jean Médecin à Nice en 1976, qui visait, selon le parti, « à financer une organisation politique clandestine d’extrême droite ».

Un appel solennel aux autorités

Face à cette situation jugée grave, le Parti communiste estime que « l’inaction ne peut plus durer ».

Il lance un appel solennel au Préfet des Alpes-Maritimes « à prendre ses responsabilités en interdisant ce rassemblement ».

Le maire de Nice, Éric Ciotti, est également interpellé et invité « à rompre toute complaisance avec ces groupuscules violents et à agir pour garantir la sécurité et la tranquillité publiques ».

Pour le PCF, l’interdiction de cet hommage est une nécessité pour préserver l’ordre public et les valeurs républicaines dans la ville.

via Press Agence.