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PARIS : Marina FERRARI : « Les Jeux d’hiver 2030 seront un levier pour transformer les pratiques »
Le Gouvernement a dévoilé la feuille de route environnementale des JO d’hiver 2030, visant des Jeux exemplaires, sobres et durables.
Le Gouvernement a officiellement présenté, ce lundi 13 avril 2026, la feuille de route environnementale pour les Jeux Olympiques et Paralympiques d’hiver qui se tiendront dans les Alpes françaises en 2030. La présentation s’est déroulée lors du deuxième comité stratégique dédié, réunissant Marina Ferrari, ministre des Sports, Mathieu Lefèvre, ministre délégué à la Transition écologique, ainsi qu’Edgar Grospiron, président du comité d’organisation (COJOP), et Damien Robert, directeur général de la Solideo Alpes 2030. Face au défi du dérèglement climatique, particulièrement sensible en montagne, l’ambition est de faire de cet événement planétaire un accélérateur de la transition écologique pour l’ensemble des massifs alpins.
Une ambition d’exemplarité écologique
L’objectif affiché par l’État est de proposer un modèle de Jeux sobres et responsables, laissant un héritage positif et durable bien au-delà de la compétition. Cette feuille de route se veut être la démonstration qu’un grand événement sportif international peut s’inscrire dans une trajectoire de respect de l’environnement et d’adaptation aux nouvelles réalités climatiques.
« Les Jeux Olympiques et Paralympiques d’hiver des Alpes françaises 2030 doivent être à la hauteur des défis environnementaux auxquels nos territoires de montagne sont confrontés. Nous faisons le choix d’un modèle exigeant, qui conjugue excellence sportive, innovation et responsabilité écologique. Ces Jeux seront un levier concret pour transformer les pratiques, accélérer les dynamiques déjà engagées et construire un héritage utile aux générations futures », a déclaré Marina Ferrari, ministre des Sports, de la Jeunesse et de la Vie associative.
Un avis partagé par le ministre délégué à la Transition écologique. « Avec les Jeux des Alpes françaises 2030, nous ne visons pas seulement la performance sportive mais aussi la performance environnementale. Notre ambition est claire : faire de ces Jeux un héritage utile et concret pour nos territoires », a ajouté Mathieu Lefèvre.
Quarante et un engagements concrets
La feuille de route est structurée autour de huit enjeux majeurs : émissions, énergie, aménagement, biodiversité, alimentation, eau, santé et économie circulaire. Au total, 41 engagements mesurables ont été fixés. Parmi les mesures phares, on note la volonté de garantir un accès aux sites de compétition pour 100 % des spectateurs via les transports collectifs, interdisant de fait la voiture individuelle. L’organisation s’engage également à recourir exclusivement à des énergies décarbonées, à utiliser à plus de 90 % des infrastructures déjà existantes et à viser le « zéro plastique à usage unique ».
D’autres engagements forts concernent la protection des écosystèmes, avec un objectif de classement de 10 000 hectares de glaciers supplémentaires en zone de protection forte d’ici 2028 et l’interdiction d’épreuves dans les zones de protection forte existantes. Sur le plan de l’aménagement, l’artificialisation des sols pour les projets pérennes sera restreinte à moins de 30 hectares, et les nouvelles constructions devront privilégier les matériaux biosourcés locaux, notamment le bois.
Un consensus politique et territorial
Cette démarche s’appuie sur une large adhésion des acteurs locaux et des organisateurs. Les présidents des deux régions concernées ont salué une initiative en phase avec leurs ambitions. « Depuis le début de cette aventure olympique, nous avons œuvré […] pour des Jeux 2030 durables, respectueux de l’environnement et résolument tournés vers la montagne de demain », a affirmé Fabrice Pannekoucke, président de la Région Auvergne-Rhône-Alpes.
Pour Renaud Muselier, président de la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur, « cette feuille de route fixe un cap clair: engager nos territoires dans une transition environnementale ambitieuse. Face au défi climatique, nous faisons le choix d’organiser des Jeux utiles aux territoires, sobres et durables ».
Edgar Grospiron, à la tête du comité d’organisation, a rappelé la « responsabilité collective de concevoir des Jeux en phase avec les enjeux de notre temps », tandis que Damien Robert, de la Solideo, a confirmé que son entité s’engageait « à livrer des ouvrages exemplaires » en matière de construction durable, de mobilité décarbonée et de préservation des ressources. La feuille de route sera désormais soumise à consultation auprès de diverses instances nationales et locales avant sa validation finale.


