NICE : Julien PICOT (PCF) : « L’école publique ne peut être…
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NICE : Julien PICOT (PCF) : « L’école publique ne peut être la variable d’ajustement de stratégies électorales »
Le PCF des Alpes-Maritimes dénonce les menaces de fermetures de classes à Nice et suspecte des manœuvres politiques en lien avec les prochaines élections municipales.
Dans un communiqué publié ce mercredi 8 avril 2026, Julien Picot, secrétaire départemental du Parti Communiste Français des Alpes-Maritimes et conseiller municipal de Nice, exprime sa vive inquiétude face aux menaces de fermetures de classes qui pèsent sur l’école publique du département. Le cas de l’école Saint-Roch, à Nice, où la suppression d’une classe est annoncée, cristallise les craintes des familles et de la communauté éducative.
Pour le représentant communiste, cette décision s’inscrit dans une politique qui « fragilise l’école publique et dégrade les conditions d’apprentissage de nos enfants ».
Un silence politique pointé du doigt
Au-delà de la mesure administrative, Julien Picot dénonce un « problème démocratique majeur » dans la manière dont ces décisions sont prises.
Il met en cause l’entourage politique du député Éric Ciotti, pointant une « proximité troublante » entre des élus locaux de son camp et le directeur académique, mise en lumière par une publication sur les réseaux sociaux.
Le communiqué s’appuie sur un post de la députée Christelle D’intorni daté du 26 mars 2026 (https://www.facebook.com/share/p/18L97xg3ia/).
Pour le secrétaire du PCF 06, cette proximité expliquerait « l’absence totale de bataille politique menée par le camp Ciotti contre ces fermetures de classes ».
Il observe un contraste frappant avec d’autres territoires où les élus se mobilisent.
« À Nice et dans notre département, le silence est assourdissant », déplore-t-il, avant de poser une question directe : « Ce renoncement pose une question simple : les intérêts des enfants passent-ils après les calculs politiques ? ».
Soupçons de manœuvres électorales
L’inquiétude est renforcée par un fait jugé particulièrement préoccupant : le report de la réunion du Conseil départemental de l’Éducation nationale (CDEN). Cette instance, qui valide habituellement la carte scolaire en février, n’a toujours pas été convoquée cette année. Julien Picot y voit une possible manœuvre politicienne.
« Faut-il y voir une volonté d’attendre l’issue des élections municipales pour entériner, à huis clos, la carte scolaire 2026-2027 ? », interroge-t-il, qualifiant cette éventualité de « dérive grave, indigne d’un fonctionnement démocratique normal ».
Le PCF redoute que des décisions majeures pour l’avenir des écoles soient délibérément différées pour ne pas interférer avec le calendrier électoral.
Quatre exigences pour la transparence et l’action
Face à cette situation, le Parti Communiste refuse que l’école publique devienne « la variable d’ajustement de stratégies électorales » et que les familles soient tenues à l’écart des décisions.
Le communiqué formule quatre exigences claires et immédiates : le maintien de toutes les classes menacées, en particulier à l’école Saint-Roch ; la transparence totale sur les futures décisions de carte scolaire ; la tenue sans délai des instances éducatives dans le respect du calendrier républicain ; et enfin, un engagement clair et public des élus locaux pour la défense de l’école publique.
Le texte conclut en affirmant avec force que « l’éducation ne peut être sacrifiée sur l’autel d’arrangements politiques. Elle doit rester une priorité absolue ».
via Press Agence.


