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PARIS : Florence HOFFMANN : « Au printemps, on continue de…

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PARIS : Florence HOFFMANN : « Au printemps, on continue de consommer comme en hiver »

Le programme Watt Watchers alerte sur les habitudes hivernales qui alourdissent inutilement les factures d’électricité au printemps et livre ses conseils.

Alors que les températures printanières s’installent, de nombreux foyers français conservent des réflexes de consommation énergétique hérités de l’hiver. Chauffage maintenu à un niveau élevé, utilisation intensive d’appareils énergivores, veilles systématiques : ces automatismes, souvent inconscients, peuvent faire grimper la facture d’électricité jusqu’à 10 %, selon les données du programme de sobriété énergétique Watt Watchers. Dans un contexte où les prix de l’énergie demeurent élevés, avec une possible nouvelle augmentation en mai due aux tensions internationales, cette période de transition devient cruciale pour reprendre le contrôle de ses dépenses sans sacrifier son confort.

Des freins comportementaux tenaces

La persistance de ces habitudes s’explique par plusieurs facteurs psychologiques. Les Français ont tendance à surestimer l’impact de gestes visibles, comme éteindre une lumière, tout en sous-estimant celui, bien plus significatif, du chauffage. La préférence pour le confort immédiat retarde également les ajustements nécessaires, comme la baisse du thermostat. Enfin, une certaine lassitude face aux injonctions répétées à la sobriété peut entraîner un relâchement. Le résultat est une consommation inadaptée à la saison, générant des surcoûts dont les ménages n’ont pas toujours conscience.

Ajuster le chauffage, premier levier d’économies

Le poste de chauffage est le premier sur lequel agir. Par simple habitude, les thermostats restent souvent réglés sur les températures hivernales. L’écogeste recommandé par Watt Watchers est simple : baisser progressivement le chauffage pour ne pas dépasser 19 °C, avant de l’éteindre complètement au cours du mois d’avril. L’impact est immédiat, puisqu’un seul degré en moins représente 7 % d’économies sur ce poste. Adapter sa tenue vestimentaire et ajuster le chauffage aux températures réelles permet de lisser sa consommation.

Repenser l’usage de l’électroménager

Un fait encore méconnu est l’évolution des heures creuses au printemps. Avec l’augmentation de la production solaire, celles-ci se décalent de plus en plus en journée, souvent entre 11h et 17h. Il est donc conseillé de vérifier son contrat d’électricité et de programmer lave-linge, sèche-linge ou lave-vaisselle durant ces plages horaires. Cet ajustement peut générer environ 18 € d’économies sur les appareils de lavage et jusqu’à 70 € sur le chauffe-eau au cours de la saison.

Le sèche-linge, un luxe printanier évitable

Avec le retour du soleil et du vent, le sèche-linge, particulièrement énergivore, devient l’un des appareils les plus faciles à délaisser. Privilégier un séchage du linge à l’air libre permet une économie de 10 à 30 € sur six mois, sans aucun investissement ni perte de confort. Cette habitude simple contribue non seulement à réduire la facture, mais aussi à préparer le logement aux chaleurs estivales en évitant une source de chaleur superflue.

Traquer les veilles et la chaleur inutile

Les consommations « fantômes » des appareils en veille (téléviseurs, box internet, ordinateurs) représentent une part non négligeable de la facture. L’utilisation de multiprises avec interrupteur pour tout éteindre d’un seul geste est une solution efficace. De même, limiter l’usage d’équipements qui produisent de la chaleur (four, plaques de cuisson) pendant les heures les plus chaudes aide à maintenir une température agréable. Ces gestes combinés peuvent permettre d’économiser jusqu’à 10 % sur la facture globale.

Anticiper l’été pour mieux maîtriser la chaleur

Le printemps est la période idéale pour préparer son logement aux futures vagues de chaleur. Des gestes simples comme fermer les volets et fenêtres en journée et aérer la nuit peuvent rafraîchir naturellement un intérieur. L’usage d’un ventilateur est bien moins coûteux que celui d’un climatiseur. Si ce dernier est indispensable, il est conseillé de le régler à 26 °C minimum, en respectant un écart de 5 à 7 °C avec l’extérieur. Des investissements durables comme des stores ou des brasseurs d’air, éligibles à certaines aides (MaPrimeRénov’), sont également à considérer.

« Le printemps est une période charnière : on continue souvent à consommer comme en hiver, alors que les besoins ont déjà changé. Résultat, une partie de la consommation devient inutile, sans que les foyers en aient vraiment conscience. En ajustant quelques gestes simples — baisser le chauffage, adapter ses usages aux bons moments ou traquer les veilles — il est possible de réduire significativement sa facture, sans perte de confort », souligne Florence Hoffmann, responsable du programme Watt Watchers.

Un programme national pour la sobriété

Le programme Watt Watchers (https://www.wattwatchers.fr), lauréat de l’appel à projets Certificats d’Économies d’Énergie (CEE) 2023, vise à accompagner 600 000 foyers vers une meilleure maîtrise de leur consommation. S’appuyant sur les sciences comportementales et l’analyse des données des compteurs communicants, il propose un accompagnement personnalisé pour encourager des économies d’énergie durables. Des informations complémentaires sont disponibles dans le kit média du programme (https://drive.google.com/drive/folders/1MLj31f4LPzjPC9mKJdP6Omiszs7uUh72?usp=drive_link).