Passer au contenu principal

ARLES : Photographie – Sacha GOLBERGER explore le myt…

Partager :

ARLES : Photographie – Sacha GOLBERGER explore le mythe de Roswell aux Rencontres d’Arles

Le photographe Sacha Golberger présente ses séries sur le mythe de Roswell dans le cadre de l’exposition « Nous ne sommes pas seuls » à Arles cet été.

Dans le cadre de l’édition 2026 des Rencontres de la photographie d’Arles, l’artiste Sacha Golberger présentera deux de ses séries emblématiques, « Extra not so terrestre » et « I want to believe ». Celles-ci seront intégrées à l’exposition thématique « Nous ne sommes pas seuls : Images extraterrestres », qui se tiendra du 6 juillet au 4 octobre 2026.

Quatre œuvres majeures de l’artiste seront particulièrement mises en avant dans l’espace Croisière. Le public pourra y découvrir deux tirages de format 90×120 cm ainsi que deux œuvres monumentales, mesurant respectivement 2,50 par 3 mètres et 3 par 4 mètres, offrant une immersion complète dans l’univers du photographe. Ces deux projets, réunis sous le titre « Alien Love », proposent une relecture poétique et introspective du célèbre incident de Roswell.

« Extra not So Terrestre » : une fable sur la solitude

La première série, « Extra not So Terrestre », aborde le mythe de l’extraterrestre pour traiter de thèmes universels tels que la différence, l’isolement et le besoin viscéral de créer des liens sociaux. Derrière une esthétique soignée, Sacha Golberger tisse une fable pour adultes, rappelant que « nous sommes tous l’étranger de quelqu’un » et qu’il est fréquent de se sentir seul, y compris au milieu de ses proches.

Cette réflexion sur l’isolement fait écho à la célèbre citation d’Orson Welles, qui semble imprégner l’œuvre : « On naît seul, on vit seul, on meurt seul. C’est uniquement à travers l’amour et l’amitié que l’on peut créer l’illusion momentanée que nous ne sommes pas seuls ».

« I want to believe » : western et dualité intérieure

Avec « I want to believe », l’artiste invite le spectateur à une quête d’évasion pour échapper à sa condition et à son immobilité. Fortement influencée par les codes du western, la série dépeint une vision binaire du monde, explorant le conflit intérieur entre le bien et le mal qui réside en chacun. Selon la vision de l’artiste, le bon et le mauvais Roswell ne font qu’un, symbolisant la dualité de tout être humain.

Des éléments symboliques ponctuent la série, comme « la mort du père avec l’assassinat du cactus version Tarantino » ou l’omniprésence de l’attente, illustrée par des planches de surf et de skate en trompe-l’œil. D’un point de vue technique, ce projet se distingue par son procédé entièrement argentique, utilisant un papier vintage dont la production a aujourd’hui cessé, conférant aux tirages un caractère unique et précieux.

Une exploration de l’imaginaire extraterrestre

L’exposition collective « Nous ne sommes pas seuls », placée sous le commissariat de Philippe Baudouin, s’articule en trois chapitres distincts. Le premier, intitulé « formes », est dédié à l’apparence plastique des phénomènes observés. Le deuxième se concentre sur les témoignages de « rencontres rapprochées », tandis que le troisième explore les cultes et croyances que ces expériences génèrent au sein de certaines communautés.

À travers une riche sélection de documents d’archives et d’œuvres contemporaines, l’événement propose d’explorer l’imaginaire visuel des mondes extraterrestres, un domaine où la fiction et la réalité, la science et la croyance, s’entremêlent constamment.