MARSEILLE : Autopartage – Les Marseillais transformen…
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MARSEILLE : Autopartage – Les Marseillais transforment leur voiture en source de revenus
Face à la hausse des coûts automobiles, les Marseillais se tournent massivement vers l’autopartage pour générer un revenu complémentaire substantiel.
Dans un contexte économique marqué par l’augmentation continue du coût de possession d’un véhicule, les propriétaires de voitures cherchent des solutions pour amortir leurs dépenses. Selon des données publiées par la plateforme d’autopartage Getaround, ce phénomène s’est particulièrement accéléré en mars 2026, avec une hausse de 51 % du nombre de particuliers inscrivant leur véhicule pour la première fois par rapport à mars 2025. La tendance est encore plus marquée à Marseille, qui enregistre une croissance de 49 % des nouvelles annonces.
Cette mutation des usages s’explique par une réalité financière simple : une voiture coûte en moyenne 416 euros par mois, alors qu’elle demeure inutilisée 95 % du temps. L’autopartage apparaît donc comme une solution pragmatique pour transformer un centre de coût en une source de profit. Getaround est une plateforme qui facilite la location de voitures entre particuliers et professionnels, proposant une solution numérique pour réserver, déverrouiller et utiliser un véhicule à proximité.
Un complément de revenu conséquent
À Marseille, la location de son véhicule personnel peut générer des revenus significatifs. En moyenne, un propriétaire sur la plateforme gagne 500 euros par mois. Pour les plus actifs, les chiffres sont encore plus éloquents : le quart des propriétaires les plus performants atteint 600 euros mensuels en moyenne, un montant qui peut grimper jusqu’à 850 euros durant la saison estivale. Le top 10 % des loueurs perçoit en moyenne 720 euros par mois, avec des pics à 1 000 euros en été.
Le record de rentabilité en 2025 illustre ce potentiel : une Peugeot 208, stratégiquement située près de la gare Saint-Charles, a rapporté 11 000 euros à son propriétaire sur l’année. Ce modèle de réussite inspire de plus en plus de particuliers à voir leur voiture non plus seulement comme un moyen de transport, mais comme un véritable actif financier.
Un investissement jugé plus rentable que l’immobilier
Pour certains, l’autopartage est devenu une véritable stratégie d’investissement, comme en témoigne Mohamed, danseur professionnel de 32 ans, qui a gagné près de 6 000 euros en 2025 avec sa Citroën C3 dans le 10ème arrondissement de Marseille.
« J’ai commencé à louer de temps en temps ma voiture personnelle, j’ai vu que c’était rapidement rentable, plus que d’investir dans la pierre. J’ai acheté une seconde voiture dédiée à 100 % à la location, et je compte en acheter une seconde prochainement car c’est intéressant pour moi », explique-t-il.
Une dynamique qui change d’échelle
La croissance du phénomène est exponentielle. Depuis le début de l’année 2026, les revenus mensuels des propriétaires marseillais ont bondi de 40 % par rapport à la même période en 2025. L’usage de l’autopartage a également évolué : initialement concentrées sur la période estivale, les locations ont augmenté de 7 % sur l’ensemble de l’année 2025.
Fait notable, les Marseillais sont désormais les principaux utilisateurs du service. Ils représentent 52 % des locataires, contre 48 % de touristes, signe que l’autopartage s’ancre durablement dans les habitudes de mobilité locale pour les déplacements du quotidien, les escapades du week-end ou pour répondre à un besoin ponctuel sans posséder de voiture.
Localisation et modèles : les clés de la rentabilité
Le succès d’une location dépend fortement de l’emplacement du véhicule. À Marseille, la demande est particulièrement forte à proximité de la gare Saint-Charles, des stations de métro et de tramway, ainsi que dans le centre-ville et autour du Vieux-Port, où le stationnement et la circulation rendent la possession d’une voiture individuelle contraignante.
Le type de véhicule influence également les revenus. Les citadines, comme la Renault Clio, restent les plus populaires (494 €/mois en moyenne), mais ce sont les familiales, telle la Peugeot 2008, qui sont les plus rentables (516 €/mois). Les SUV, comme la Citroën DS7 Crossback, génèrent en moyenne 435 €/mois.
La région PACA, un terreau fertile pour l’autopartage
Marseille n’est pas un cas isolé. L’engouement pour la location de voitures entre particuliers s’étend à toute la région Provence-Alpes-Côte d’Azur. D’autres villes affichent des revenus mensuels moyens attractifs pour les propriétaires : 560 euros à Nice, 500 euros à Aix-en-Provence (gare TGV), 460 euros à Menton, Arles et Grasse, 450 euros à Avignon (gare TGV) ou encore 440 euros à Cannes. Cette tendance de fond redessine le paysage de la mobilité urbaine et périurbaine dans le Sud-Est.
Toutes les informations sur ce service sont disponibles sur le site de la plateforme Getaround (https://fr.getaround.com/).

