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PARIS : BUSLIB dénonce le “prêt flash carburant”

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PARIS : BUSLIB dénonce le “prêt flash carburant”

 Une fausse solution qui aggrave la crise des entreprises de transport. 

BUSLIB (société Vanyplace), autocariste opérant partout en France, gérant des centaines de véhicules en propre ou via un réseau important de sous-traitants, souhaite alerter sur les conséquences du “prêt flash carburant” annoncé par le gouvernement, dans un contexte de forte hausse des prix. 

“On ne répond pas à une crise de trésorerie par une dette supplémentaire.”

Alors que la hausse des prix du carburant continue de fragiliser lourdement les entreprises de transport, cette mesure, présentée comme une solution d’urgence, apparaît en réalité comme profondément inadaptée à la situation. En effet, proposer un prêt supplémentaire à des entreprises déjà en difficulté revient à les pousser à s’endetter davantage, dans un contexte où leurs marges sont déjà fortement dégradées. Ce mécanisme ne règle en rien le problème de fond : il le reporte. Les conditions mêmes de ce prêt interrogent. Avec des taux avoisinant 4 % et un remboursement pouvant aller jusqu’à 36 mois, dont un différé limité dans le temps, les entreprises devront ensuite faire face à des mensualités potentiellement élevées, difficilement soutenables. Pour beaucoup, il ne s’agit pas d’une solution, mais d’un risque accru de défaillance à moyen terme. Cette mesure ressemble davantage à une mort retardée qu’à un véritable soutien économique.

BUSLIB alerte sur une situation devenue critique : l’entreprise est aujourd’hui contrainte d’opérer certains trajets à perte, du fait de l’explosion des coûts du carburant.

Alexandre Woog, directeur général de BUSLIB, déclare : « Ce prêt n’est pas une bouée de sauvetage, c’est un crédit de survie qui repousse la faillite de quelques mois. On ne sauve pas des entreprises en les endettant davantage : on organise leur chute à retardement ».

Il ajoute : « Cette mesure semble vouloir calmer le mécontentement plutôt que de résoudre le problème ».

BUSLIB reconnaît que des aides ponctuelles ont été annoncées, notamment une compensation de 20 centimes par litre de carburant. Toutefois, ces dispositifs restent temporaires et ne répondent pas durablement à la hausse structurelle des coûts.

Face à l’urgence, il est indispensable d’apporter des réponses immédiates, efficaces et non pénalisantes. Une baisse temporaire des taxes sur les carburants permettrait un effet direct, lisible et équitable pour l’ensemble du secteur.

Les professionnels du secteur attendent des décisions à la hauteur des enjeux, et non des dispositifs qui déplacent le problème sans le résoudre.