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PARIS : David CLUZEAU : « L’État a le devoir de protéger l’accès aux services pour les plus vulnérables »

L’UDES alerte le Premier ministre sur l’impact de la hausse des carburants sur les services aux plus fragiles et demande un soutien ciblé.

Dans un contexte de flambée des prix du pétrole, l’Union des employeurs de l’économie sociale et solidaire (UDES) tire la sonnette d’alarme. Par un courrier adressé ce jour au Premier ministre, l’organisation patronale interpelle le gouvernement sur la nécessité vitale de soutenir les secteurs dont l’activité, entièrement tournée vers les publics les plus vulnérables, est aujourd’hui menacée par l’augmentation du coût des carburants.

Des services essentiels menacés

Pour de très nombreuses structures de l’économie sociale et solidaire (ESS), la mobilité n’est pas une option mais le cœur même de leur mission. L’aide et les soins à domicile, l’accompagnement des personnes en situation de fragilité, le transport solidaire, la logistique territoriale ou encore les services de collecte et de recyclage reposent sur des milliers de déplacements quotidiens, souvent en zone rurale ou périurbaine. Ces services, essentiels à la cohésion sociale et territoriale du pays, sont directement fragilisés par la hausse des prix à la pompe.

« Une part significative des activités de l’ESS repose sur des déplacements quotidiens indispensables. […] Ces missions de proximité sont au cœur de la cohésion sociale et territoriale. L’État a le devoir de veiller à ce que les Français et en particulier les plus vulnérables continuent d’avoir accès à ces  services », déclare David Cluzeau, le président de l’UDES. Pour lui, au-delà des enjeux économiques, c’est la capacité de la France à garantir un accès équitable aux services fondamentaux qui est en jeu.

Un modèle économique sous contrainte

Le secteur de l’ESS se heurte à des contraintes structurelles qui l’empêchent d’absorber ce choc exogène. Ces entreprises et associations cumulent des marges de manœuvre très faibles, une forte dépendance à la mobilité et, surtout, une incapacité quasi totale à répercuter les hausses de coûts. En effet, leurs prestations sont très souvent soumises à des tarifications administrées ou encadrées par les pouvoirs publics, notamment les Départements dans le secteur médico-social.

Dans ces conditions, la flambée des prix des carburants n’est pas un simple surcoût conjoncturel, mais une menace directe pour l’équilibre financier des structures. À terme, c’est la continuité même des services rendus aux citoyens les plus fragiles qui pourrait être compromise, faute de moyens pour assurer les déplacements des salariés.

Quatre propositions pour une action immédiate

Face à l’urgence de la situation, l’UDES soumet au gouvernement plusieurs pistes d’action concrètes et ciblées pour les secteurs les plus exposés. L’organisation demande l’engagement rapide d’une concertation avec les représentants des employeurs de l’ESS pour définir les meilleures réponses opérationnelles et propose quatre leviers principaux :

– La mise en place de dispositifs de compensation spécifiques, notamment pour les services d’aide à domicile et le transport solidaire.

– L’intégration systématique de clauses d’indexation des coûts de transport dans les mécanismes de tarification fixés par les pouvoirs publics.

– Un accompagnement renforcé pour accélérer la transition des flottes de véhicules vers des mobilités moins dépendantes des énergies fossiles, en adaptant les aides aux contraintes des structures de l’ESS.

– L’ouverture d’une concertation rapide pour identifier les solutions les plus adaptées.

L’UDES, qui se tient à la disposition du gouvernement, rappelle que l’économie sociale et solidaire représente 14 % de l’emploi en France et joue un rôle structurant majeur dans les territoires. L’Union des employeurs de l’économie sociale et solidaire est la seule organisation patronale représentative des employeurs de l’ESS, regroupant 21 groupements et syndicats d’employeurs dans 15 branches professionnelles. Elle défend les intérêts de plus de 220 000 entreprises (associations, mutuelles, coopératives, fondations) employant près de 2,7 millions de salariés.

Plus d’informations sont disponibles sur le site officiel de l’organisation : www.udes.fr