PARIS : Maxime THOMAS : « Face à l’absentéisme record…
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PARIS : Maxime THOMAS : « Face à l’absentéisme record, la contre-visite par commissaire de justice se développe »
Face à un absentéisme record en 2025, les entreprises multiplient les contrôles d’arrêts maladie par des commissaires de justice.
Le constat est alarmant. Selon les données de l’édition 2026 du Datascope d’AXA France, le taux d’absentéisme dans les entreprises françaises a atteint un niveau record en 2025, s’établissant à 5,11 %. Cela représente une moyenne de 18,7 jours d’absence par salarié sur l’année. Cette tendance, en constante augmentation, représente un fardeau financier et organisationnel de plus en plus lourd pour le tissu économique national. Face à cette situation, les employeurs se tournent vers des solutions plus coercitives pour endiguer le phénomène, notamment les arrêts de travail de complaisance.
Un coût exorbitant pour les entreprises
L’impact économique de cet absentéisme est colossal. Le coût global pour la collectivité est estimé à 60 milliards d’euros. À l’échelle de l’entreprise, la facture est également salée : entre le maintien de salaire versé au salarié en arrêt et les coûts indirects liés à son remplacement ou à la désorganisation des services, une absence coûte en moyenne 800 euros par an et par salarié. « Le coût de l’absentéisme est devenu une charge insoutenable pour de nombreuses structures, impactant directement leur compétitivité et leur organisation interne », analyse Maxime Thomas, Responsable du pôle Accidents du travail et maladies professionnelles au sein du cabinet de conseil Spartes. Cette pression financière pousse les directions des ressources humaines à chercher des leviers d’action efficaces.
La contre-visite administrative, une solution dissuasive
Si la contre-visite médicale, effectuée par un médecin pour vérifier le bien-fondé d’un arrêt, est une pratique connue, une autre méthode gagne du terrain : la contre-visite administrative. Autorisée par la jurisprudence, elle permet à un employeur de mandater un commissaire de justice (anciennement huissier de justice) pour se rendre au domicile du salarié en arrêt. La mission de cet officier assermenté n’est pas d’ordre médical, mais de constater la présence effective de l’employé à son domicile durant les heures de sortie non autorisées. « L’objectif n’est pas de stigmatiser les salariés réellement malades, mais de dissuader les abus. La simple menace d’un contrôle par un officier assermenté a un effet dissuasif puissant sur les arrêts de complaisance qui pèsent sur l’ensemble du système », précise Maxime Thomas.
Digitalisation et simplification des contrôles
Pour faciliter le recours à ces procédures, des plateformes numériques émergent. C’est le cas de Contrevisiteenligne.com (https://contrevisiteenligne.com/), fondée par Maxime Thomas. Cet outil permet aux entreprises de solliciter en quelques clics une contre-visite, qu’elle soit médicale ou administrative, en s’appuyant sur un réseau national de médecins et de commissaires de justice. La plateforme propose également des services complémentaires, comme des modèles de courriers, des tableaux de bord pour le suivi de l’absentéisme et une interface pour signaler les arrêts jugés disproportionnés à la Sécurité Sociale. Cette initiative s’inscrit dans la démarche du cabinet de conseil Spartes (https://www.spartes.fr/), qui accompagne les entreprises dans la gestion de ces problématiques. « En optimisant la gestion de l’absentéisme et en luttant contre la fraude, nous contribuons aussi à la sauvegarde de notre système de protection sociale, qui est un bien commun précieux », conclut Maxime Thomas.


