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PARIS : François GOMBERT : « Je ne peux plus continuer à offrir ça »
L’analyste en communication François Gombert annonce que sa newsletter « Com’On En Parle ! », jusqu’ici gratuite, devient majoritairement payante.
Après plusieurs années de publication en accès libre, la newsletter d’analyse stratégique « Com’On En Parle ! » bascule vers un modèle payant. Son fondateur, le consultant en communication François Gombert, l’a annoncé ce mercredi à ses lecteurs, expliquant que le maintien de la gratuité n’était plus viable face à l’exigence de qualité et au temps de travail investi.
À compter de ce jeudi 2 avril 2026, 70 % du contenu de la publication sera réservé aux abonnés payants. « Depuis des années, vous lisez Com’On En Parle ! gratuitement. Les analyses électorales, les décryptages de stratégies de communication, les coulisses éditoriales. Chaque édition représente au moins dix heures de travail. Je l’offre depuis plusieurs années. Je ne peux plus continuer à ce rythme », explique François Gombert dans une lettre adressée à ses lecteurs.
Un modèle économique pour garantir l’indépendance et la qualité
Le créateur de la newsletter justifie cette transition par les coûts inhérents à la production d’analyses approfondies et indépendantes. Il évoque notamment « des abonnements à des sources payantes, des heures de recherche et de vérification, des reformulations tardives, des angles testés et abandonnés ». Ce changement de modèle vise, selon lui, à pérenniser une ligne éditoriale singulière, sans dépendre de financements externes. « Ni publicité. Ni sponsor. Ni agenda caché. Vingt ans d’expérience en communication stratégique, une indépendance totale, et l’analyse que personne d’autre n’a intérêt à écrire », promet-il.
Ce passage au payant s’inscrit dans une volonté de préserver une analyse critique, comme l’illustre sa prochaine édition réservée aux abonnés, qui portera sur la violence dans la communication politique post-municipales 2026. Un sujet qu’il estime délaissé par les acteurs traditionnels du secteur : « Ni votre agence, ni votre conseil, ni votre directeur de la communication n’ont intérêt à vous dire ce qui se passe vraiment quand la violence entre dans une campagne. Ça éclabousse tout le monde. Alors personne n’en parle. Sauf ici ».
Une offre enrichie pour un tarif de 79 euros par an
Pour convaincre ses lecteurs de franchir le pas, François Gombert détaille l’offre complète qui sera déverrouillée par l’abonnement, fixé à 79 euros par an, soit « moins de 1,60 euro par semaine ». Les abonnés auront accès à l’intégralité des analyses, aux archives des podcasts, incluant des entretiens avec des figures de la communication comme Jacques Séguéla et Mercedes Erra, ainsi qu’à des formats exclusifs audio et vidéo. De plus, de nouvelles créations originales financées par la communauté d’abonnés sont prévues, avec la possibilité pour ces derniers de suggérer des sujets et d’échanger directement avec l’auteur.
L’ensemble du contenu et la gestion des abonnements sont centralisés sur la plateforme Substack, où la newsletter a déjà rassemblé plus de 45 000 inscrits. L’offre complète est accessible via une page dédiée (https://substack.com/redirect/1b954e85-7df5-4cb0-9793-60ceb8375aef?j=eyJ1IjoiMnlnODIzIn0.uJOUif1sZsJgCaMxk9ub8Sirk534X4M10CRjSij9JSg).
Les analyses des municipales comme preuve de valeur
Pour illustrer concrètement la profondeur des contenus qui deviendront payants, François Gombert invite son lectorat à consulter ses deux récentes analyses consacrées aux élections municipales de mars 2026. La première (https://substack.com/redirect/4a7ade27-ea55-49af-9dda-f87585cd2291?j=eyJ1IjoiMnlnODIzIn0.uJOUif1sZsJgCaMxk9ub8Sirk534X4M10CRjSij9JSg) décrypte les enjeux du premier tour, tandis que la seconde, intitulée « Autopsie d’un mensonge collectif » (https://substack.com/redirect/14506c80-ece3-4f4b-a021-602fd6918c41?j=eyJ1IjoiMnlnODIzIn0.uJOUif1sZsJgCaMxk9ub8Sirk534X4M10CRjSij9JSg), analyse sans concession les réactions des états-majors politiques face à une abstention record de 43 % au second tour, qualifiant le spectacle des déclarations de victoire de « déni collectif organisé ». L’auteur y aborde notamment l’effacement des logos partisans durant la campagne, un phénomène qu’il juge symptomatique d’une crise de confiance envers les marques politiques.
François Gombert a précisé que ce message d’annonce serait unique, sans relance ni campagne promotionnelle agressive, concluant sa démarche par une simple « porte ouverte » laissée à ses lecteurs.

