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NICE : Julien PICOT (PCF) : « Une remise en cause du droit à une éducation de qualité »

Le PCF 06, par la voix de Julien Picot, s’oppose à la fermeture d’une classe à l’école Saint-Roch et appelle à un rassemblement ce vendredi.

La Fédération des Alpes-Maritimes du Parti Communiste Français (PCF), par l’intermédiaire de son secrétaire départemental et conseiller municipal de Nice, Julien Picot, a annoncé apporter son « soutien plein et entier » aux parents d’élèves et à la FCPE mobilisés contre le projet de fermeture d’une classe de maternelle à l’école Saint-Roch. Dans un communiqué, le parti dénonce une décision aux lourdes conséquences pour les enfants et y voit le symptôme d’un affaiblissement programmé du service public.

Une décision politique, pas seulement budgétaire

Pour le PCF 06, cette fermeture de classe est loin d’être un simple arbitrage technique ou financier.

Elle s’inscrirait dans « une orientation politique assumée : celle de gouvernements de droite qui, depuis des années, organisent méthodiquement l’affaiblissement du service public d’éducation ».

Julien Picot fustige un « choix idéologique » qui viserait à « réduire les moyens de l’école publique, en particulier dans les quartiers populaires, là où ils sont pourtant les plus nécessaires ».

Cette mesure est ainsi présentée non comme une nécessité de gestion, mais comme l’application d’une doctrine politique au détriment des habitants.

Des conséquences directes pour les enfants

Le parti alerte sur les répercussions immédiates et concrètes qu’engendrerait cette suppression de classe dès la prochaine rentrée scolaire.

La principale crainte est la surcharge des effectifs dans les classes restantes, ce qui entraînerait inévitablement « une attention pédagogique réduite » et des « conditions d’apprentissage dégradées dès le plus jeune âge ».

Pour les communistes, cette situation constitue « une remise en cause directe du droit à une éducation de qualité pour tous les enfants », principe fondamental de l’école républicaine.

« L’école ne doit pas être une variable d’ajustement »

Élargissant la perspective, Julien Picot dénonce une « logique d’abandon des territoires populaires et des milieux éducatifs et sociaux qui y œuvrent au quotidien ».

Selon lui, fragiliser l’école dans un quartier comme Saint-Roch revient à fragiliser l’ensemble du corps social et à renoncer au principe d’égalité des chances.

« C’est accepter que certains enfants comptent moins que d’autres », affirme-t-il.

Face à cette situation, il réaffirme une position de principe : « L’école de la République ne doit pas être une variable d’ajustement budgétaire. Elle doit être un pilier de justice sociale, un levier d’émancipation et un investissement prioritaire pour l’avenir ».

Appel à une mobilisation durable

Considérant que la protestation ne doit pas se limiter à ce seul cas, le PCF appelle à faire du rassemblement prévu une première étape significative. Une manifestation est organisée ce vendredi 4 avril, à 16h30, devant l’école maternelle Saint-Roch.

Pour les organisateurs, cette mobilisation « dépasse la seule question d’une classe : elle marque le début d’une bataille sociale plus large pour la défense des services publics, pour la dignité des quartiers populaires et pour l’avenir de nos enfants ».

L’appel est lancé pour une opposition « large, déterminée et durable » afin de « construire un rapport de force pour faire reculer ces politiques de régression sociale ».

via Presse Agence.