PARIS : Lutte anti-moustiques – La résistance génétiq…
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PARIS : Lutte anti-moustiques – La résistance génétique aux insecticides impose de nouvelles stratégies
Une étude de l’Institut Pasteur révèle l’adaptation génétique des moustiques aux insecticides, poussant les experts à promouvoir des solutions alternatives.
La lutte contre les moustiques, vecteurs de maladies comme le paludisme, la dengue ou le Zika, fait face à un défi de taille : leur formidable capacité d’adaptation. Une étude internationale, à laquelle a contribué l’Institut Pasteur et publiée le 26 mars 2026 dans la prestigieuse revue *Science*, met en lumière l’évolution génétique rapide des moustiques face aux insecticides, remettant en cause l’efficacité des stratégies de contrôle actuelles et ouvrant la voie à des approches innovantes et sans produits chimiques.
Une adaptation génétique scientifiquement prouvée
Menée par des chercheurs de la Harvard T.H. Chan School of Public Health avec le soutien de l’Institut Pasteur de la Guyane, l’étude a analysé le génome complet de 1 094 moustiques de l’espèce *Anopheles darlingi*, principal vecteur du paludisme en Amérique du Sud. Les prélèvements, effectués sur 16 sites répartis dans six pays (Brésil, Pérou, Venezuela, Colombie, Guyana et Guyane française), ont révélé une évolution récente et significative de gènes potentiellement liés à la résistance aux insecticides.
Les scientifiques ont observé que ces variations génétiques étaient particulièrement présentes dans des zones à forte activité agricole. Cette découverte suggère que la pression de sélection ne provient pas uniquement des campagnes de démoustication sanitaire, mais aussi, et peut-être surtout, de l’usage massif d’insecticides dans l’agriculture.
« Les activités de surveillance des populations de moustiques sont essentielles pour contribuer au contrôle des maladies à transmission vectorielle », souligne Jean-Bernard Duchemin, chercheur à l’Institut Pasteur de la Guyane et co-auteur de l’étude.
Ces travaux confirment que les moustiques ne sont pas des cibles passives mais des organismes en constante évolution.
« Ces résultats montrent les défis persistants que posent la diversité des vecteurs pour l’élimination du paludisme dans les Amériques », ajoute Mathilde Gendrin, responsable du laboratoire Microbiote des insectes vecteurs au sein du même institut.
L’étude complète est disponible dans la publication *Science* du 26 mars 2026 (DOI: 10.1126/science.adw9761).
Les limites des stratégies chimiques
Ce constat scientifique pose une question fondamentale : comment lutter efficacement contre un adversaire capable de modifier son propre génome pour survivre ? La résistance croissante des moustiques rend les approches basées exclusivement sur les insecticides de moins en moins durables. Face à ce phénomène, de nouvelles stratégies doivent être envisagées, contournant les mécanismes de résistance chimique pour proposer une protection pérenne.
C’est dans ce contexte que des entreprises spécialisées développent des solutions alternatives.
C’est le cas de Biogents (https://www.biogents.com/fr/), qui se positionne depuis plus de vingt ans comme un pionnier des pièges à moustiques sans insecticide. L’entreprise, numéro un sur le marché français, défend une approche anti-vectorielle raisonnée, dont l’efficacité repose sur des principes scientifiques éprouvés, imitant les signaux olfactifs humains pour attirer et capturer les moustiques.
Une mobilisation collective nécessaire
La prolifération des moustiques, notamment le moustique tigre, n’est plus seulement l’affaire des autorités sanitaires. L’implication des collectivités et des particuliers est devenue indispensable. Biogents collabore ainsi avec des municipalités comme Cavalaire-sur-Mer (Var) ou Lamotte-Beuvron (Loir-et-Cher) pour déployer des réseaux de pièges dans les espaces publics.
Cependant, cette action publique doit être complétée par un effort individuel.
« Cette problématique repose sur une mobilisation collective : les dispositifs portés par les collectivités doivent s’accompagner de gestes et d’équipements adaptés dans les jardins, terrasses et espaces privés afin de limiter durablement la prolifération », explique Hugo Plan, co-dirigeant de Biogents.
L’entreprise propose donc également des solutions pour le grand public, distribuées en jardineries et grandes surfaces de bricolage.
La reconnaissance de cette approche se mesure à l’échelle des plus grands événements. Biogents a ainsi été choisi pour protéger les athlètes et le public lors des Jeux olympiques et paralympiques de Paris 2024, avec 50 pièges installés dans le Village des Athlètes et 15 sur la marina de Marseille. L’entreprise est également devenue « Protecteur officiel » du Tour de France pour les éditions 2024, 2025 et 2026. Ces partenariats de haut niveau illustrent une prise de conscience : face à des moustiques qui évoluent, les solutions de lutte doivent elles aussi s’adapter.
Cette thématique sera au cœur des débats du prochain Sommet *One Health*, qui se tiendra à Lyon le 7 avril.

