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TOULON : Une course contre le temps pour les plongeurs en d…

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TOULON : Une course contre le temps pour les plongeurs en difficulté

Le Centre Régional Opérationnel de Surveillance et de Sauvetage (CROSS) insiste sur l’importance vitale d’une alerte rapide pour les accidents de plongée en Méditerranée.

La chaîne de secours en mer, vitale pour les plongeurs en difficulté, repose sur un protocole rigoureux et la rapidité d’intervention. Un représentant du CROSS Méditerranée a détaillé le fonctionnement et les exigences de ce dispositif essentiel, soulignant que « la première étape, c’est le CROSS ».

Une procédure d’alerte et de questionnement structurée

Dès la réception d’une alerte émanant d’un support de plongée, le CROSS active un processus précis. Il déploie « un certain nombre de questions » visant à obtenir des informations cruciales. Ces interrogations permettent notamment de « positionner le support de plongée », de déterminer si des plongeurs sont encore à l’eau, et d’évaluer la capacité du support à « rejoindre assez vite finalement un quai ». L’ensemble de ces données est primordial pour « pouvoir organiser les secours » de manière optimale. En effet, de cette « première étape découle tout le mode opératoire ».

Des moyens d’intervention multiples pour une course contre la montre

Le mode opératoire qui s’enclenche vise à mobiliser les ressources appropriées. Il s’agit d’« activer, soit un moyen nautique, soit un moyen terrestre, soit un moyen aérien, en parallèle de la régulation ». L’objectif principal est clair : s’assurer que le plongeur accidenté soit « admis dans un centre hospitalier, un centre de soins ou un caisson hyperbare le plus vite possible ». Pour les équipes de secours, « l’objectif, c’est deux heures » entre l’alerte et l’admission au caisson, avec une ambition de « ramener au CROSS Méditerranée à une heure ». Cette rapidité est fondamentale car, pour les plongeurs, « c’est une course contre le temps ».

L’impératif de la réaction rapide et du bon réflexe

La plongée est une activité très prisée en Méditerranée, avec « des dizaines de clubs de plongée ». Dans ce contexte, il est « toujours utile de rappeler aux professionnels de plongée bah les justement les bons réflexes à adopter ». La priorité absolue est de donner l’alerte le plus rapidement possible. « L’alerte donnée rapidement donne toutes les chances à la personne de s’en sortir » et d’avoir « le moins de séquelles possible ».

Pour alerter les secours, il n’y a « absolument aucune question à se poser ». Il faut impérativement « rappeler le premier message qui est l’alerte », soit « par radio VHF Canal 16 », soit en composant le « 196 », le numéro d’urgence national pour les accidents en mer. Il est catégoriquement déconseillé de « ne pas appeler son copain médecin » avant de contacter les services d’urgence.

Ce que le CROSS attend des appelants

Le défi pour le CROSS réside souvent dans la nature des informations transmises par les directeurs de plongée ou les accompagnants. Ces derniers « ont plutôt tendance à indiquer quels sont les symptômes, quelle est la gravité de l’accident ». Cependant, pour les secours, « l’essentiel, c’est de savoir si un la personne est-elle en arrêt cardio-respiratoire ». Si la réponse est affirmative, « le mode opératoire est un peu différent ».

Si ce n’est pas le cas, le CROSS doit alors prendre en charge la « conduite du questionnaire », qui peut paraître « un peu contre-intuitif pour un support de plongée ». L’objectif est de recueillir des informations primordiales telles que « la position du support de plongée » et « la capacité du support de plongée à être mobile ». Ces « éléments sont extrêmement importants pour déterminer un mode opératoire » efficace et ainsi maximiser les chances de survie et de récupération du plongeur accidenté.