Passer au contenu principal

PARIS : Max BAUER : « Agissons pour que l’agriculture…

Partager :

PARIS : Max BAUER : « Agissons pour que l’agriculture ne soit plus source de souffrance »

Max Bauer a participé au Comité de Pilotage National pour la prévention du mal-être agricole afin de renforcer le soutien aux exploitants.

La question de la détresse dans le monde rural reste un sujet de préoccupation majeure pour les autorités et les représentants professionnels. Dans ce contexte, Max Bauer a participé, en sa qualité de président d’Allo Agri et représentant de la Coordination Rurale Nationale, au Comité de Pilotage National interministériel (COPIL) dédié à la prévention du mal-être en agriculture. Cette réunion s’est déroulée en présence de Bertrand Venteau, président de la Coordination Rurale Nationale, qui a tenu à marquer l’importance de ce dossier par sa présence.

Cette instance clé, placée sous l’égide du coordinateur national Olivier Damaisin, constitue le pivot de la stratégie publique en la matière. Elle a pour mission principale de piloter et de déployer la feuille de route gouvernementale lancée en 2021. Ce plan d’action vise à renforcer l’accompagnement des agriculteurs et des salariés agricoles faisant face à des difficultés professionnelles, financières ou personnelles. Pour les représentants syndicaux, l’enjeu est de transformer les intentions politiques en réalités concrètes sur le terrain.

Une instance nationale pour une crise profonde

Le Comité de Pilotage National réunit les acteurs institutionnels et associatifs pour coordonner les efforts de lutte contre l’isolement et la détresse psychologique. En s’appuyant sur les travaux initiés depuis 2021, les participants s’efforcent d’affiner les dispositifs de détection précoce. Le rôle d’Olivier Damaisin, en tant que coordinateur, est d’assurer la cohérence entre les différents ministères concernés, notamment l’Agriculture, la Santé et les Solidarités.

La présence de la Coordination Rurale Nationale à cette table de travail souligne la volonté du syndicat de peser sur les décisions nationales.

« Agissons pour que l’agriculture ne soit plus source de souffrance », a martelé Max Bauer lors des échanges.

Pour les responsables agricoles, le constat est lucide : la pérennité de l’agriculture française ne dépend pas seulement des prix ou de la technique, mais aussi de l’équilibre humain des exploitants.

L’engagement de terrain d’Allo Agri et de la Coordination Rurale

Au-delà des réunions ministérielles, l’action se joue au quotidien. La Coordination Rurale Nationale et Allo Agri restent déterminées à poursuivre leurs missions d’écoute, de prévention, d’orientation et de détection des risques. Ces interventions se font en partenariat étroit avec l’ensemble des acteurs du monde agricole, qu’il s’agisse de la Mutualité Sociale Agricole (MSA), des chambres d’agriculture ou des services préfectoraux.

L’expertise développée par Allo Agri permet d’identifier les signaux faibles avant que les situations ne deviennent critiques. Cette structure se veut une sentinelle capable de faire le lien entre l’agriculteur en détresse et les dispositifs d’aide existants. La force de cet engagement réside dans la proximité avec le terrain, permettant une compréhension fine des mécanismes qui mènent au mal-être, comme la surcharge administrative, l’endettement ou la pression climatique.

Renforcer les structures pour prévenir l’irréparable

L’un des points majeurs abordés lors de ce comité concerne le renforcement des structures existantes. La Coordination Rurale appelle à une augmentation des moyens humains et financiers dédiés à l’accompagnement des exploitants. L’objectif est de prévenir les situations irréparables en s’appuyant systématiquement sur les retours d’expérience des agriculteurs eux-mêmes. Le syndicat insiste sur la nécessité de maintenir une voix indépendante dans ces processus de décision.

« La Coordination Rurale Nationale continuera à porter cette voix indépendante pour une agriculture soutenable et un soutien concret aux exploitants », ont rappelé les représentants de l’organisation.

Pour eux, le soutien ne doit pas être uniquement psychologique, mais doit aussi s’attaquer aux causes structurelles de la souffrance paysanne.

Un partenariat global pour un soutien durable

La lutte contre le mal-être ne peut être efficace que si elle mobilise tous les échelons de la société agricole. Le partenariat avec la MSA et les préfectures est jugé essentiel pour mailler le territoire de manière efficace. Les chambres d’agriculture jouent également un rôle de premier plan en intégrant la dimension humaine dans leur conseil technique et économique.

Le déploiement de la feuille de route de 2021 doit ainsi se poursuivre avec une intensité accrue. Les acteurs présents au COPIL s’accordent sur le fait que la détection doit être la plus précoce possible pour éviter l’engrenage de l’exclusion. En plaçant l’humain au cœur des priorités, les organisations professionnelles et l’État espèrent redonner de l’espoir à une profession durement éprouvée ces dernières années.

via Presse Agence.