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DAKAR : Fanta DIALLO : « La transmission de valeurs aux jeunes filles rend le leadership féminin essentiel »

En amont des JOJ de Dakar 2026, les femmes sont au cœur d’un programme visant à transmettre les valeurs olympiques à 900 000 jeunes Sénégalais.

À l’approche des Jeux Olympiques de la Jeunesse (JOJ) de Dakar 2026, l’héritage de l’événement se construit déjà bien au-delà des futures infrastructures sportives. Dans les écoles et les communautés à travers le Sénégal, un vaste programme éducatif prend forme, porté par un réseau de femmes engagées. À l’occasion du mois international des femmes, le Comité International Olympique (CIO) met en lumière leur rôle décisif dans la diffusion des valeurs olympiques auprès de la jeunesse, un pilier fondamental de la stratégie d’héritage de ces Jeux.

Un héritage éducatif ambitieux

L’objectif fixé par le comité d’organisation de Dakar 2026 est de taille : mobiliser 900 000 jeunes, âgés de 9 à 15 ans, dans 11 000 écoles avant la cérémonie d’ouverture en octobre. Pour y parvenir, un programme national a été mis en place : le Brevet Olympique Civique et Sportif (BOCS). Ce dernier s’appuie sur les principes du Programme d’Éducation aux Valeurs Olympiques (PEVO), qui utilise le sport comme un vecteur d’épanouissement personnel et citoyen. Aïchatou Diop incarne cette dynamique. Après six ans de bénévolat comme encadrante en natation, elle a rejoint le comité d’organisation. Son parcours est une source d’inspiration pour les jeunes filles qu’elle côtoie.

« Ne vous imposez aucune limite : les chemins qui s’offrent à vous sont nombreux », lance-t-elle comme un encouragement à la nouvelle génération.

Elle fait aujourd’hui partie de ce réseau d’éducatrices qui, sur le terrain, concrétisent la mission du BOCS.

Les femmes, piliers du programme

Le déploiement de cette initiative repose sur l’implication des femmes à tous les niveaux, de la gouvernance à la mise en œuvre sur le terrain. L’équipe chargée de superviser le projet, composée d’éducateurs, d’animateurs jeunesse et sportifs, affiche une parité quasi parfaite.

« Les femmes sont présentes aussi bien au niveau de la gouvernance qu’au niveau opérationnel », souligne Fanta Diallo, directrice de l’engagement et de la mobilisation pour les JOJ de Dakar 2026.

« Elles sont représentées au sein de nos équipes de direction et de mise en œuvre et jouent un rôle actif dans l’enseignement et le  mentorat ».

Ces professionnelles assurent la formation des enseignants, accompagnent les élèves et soutiennent les écoles dans la création de clubs dédiés aux valeurs olympiques. L’action s’étend même aux « cases des tout-petits », des structures communautaires pour les enfants en âge préscolaire, afin d’ancrer les notions d’excellence, de respect et d’amitié dès le plus jeune âge.

Parité et émancipation des jeunes filles

Une attention particulière est portée à l’égalité d’accès. Dans un pays où des barrières culturelles et socio-économiques peuvent freiner la participation des filles aux activités sportives et éducatives, le programme BOCS veille à une représentation équilibrée. Les résultats sont probants : les filles constituent aujourd’hui près de 50 % des bénéficiaires du programme. Cette démarche s’aligne avec les initiatives nationales et locales de promotion de l’éducation et de la santé des jeunes filles, en leur offrant des opportunités concrètes de leadership et d’implication dans la vie communautaire.

Des résultats concrets et inspirants

Partout dans le pays, des clubs BOCS voient le jour, souvent animés par des comités d’élèves mixtes. Un exemple marquant est celui d’un groupe de lycéennes qui, dans le cadre de leur club, a entièrement organisé une journée « valeurs par le sport ». De la conception du programme à l’animation d’ateliers sur le fair-play, elles ont démontré des compétences remarquables. Les retombées de cette initiative ont été immédiates : plusieurs participantes ont pris des responsabilités dans d’autres clubs scolaires et projets communautaires, tandis que leurs enseignants ont noté des progrès significatifs dans leur aisance à l’oral, leur confiance en elles et leur capacité à prendre des décisions. Pour Cécile Faye, directrice de l’Académie nationale olympique du Sénégal, ces succès illustrent la force du leadership féminin.

« Ce qui rend le leadership féminin essentiel dans la société, c’est la transmission de valeurs aux jeunes filles. Les voir s’émanciper et reproduire ces comportements est profondément rassurant », affirme-t-elle.

Awa Ndao, formatrice PEVO, trouve sa motivation dans les « sourires des enfants » qui se sentent inclus et valorisés. Elle est convaincue du rôle crucial des femmes pour créer un environnement propice à cette transformation durable, bien au-delà de 2026.

Son ambition, résumée en une phrase, est de « s’inspirer de l’Olympisme pour bâtir un monde meilleur ».

Le Programme d’Éducation aux Valeurs Olympiques (PEVO) propose des ressources pédagogiques gratuites pour compléter les programmes scolaires en s’appuyant sur les sports et les principes de l’Olympisme.

Plus d’informations sont disponibles sur la page dédiée du CIO (https://olympics.com/cio/education-par-les-valeurs-olympiques).