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LA MASSANA : Aitor RUIZ : « Un lien ‘nofollow’…

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LA MASSANA : Aitor RUIZ : « Un lien ‘nofollow’ peut valoir plus qu’un ‘dofollow’ sur un blog gonflé »

À La Massana, en Andorre, le spécialiste du SEO Aitor Ruiz remet en cause les idées reçues sur le link building et la réputation numérique.

Dans un écosystème numérique en constante évolution, les stratégies de référencement se complexifient, obligeant les experts à repenser leurs fondamentaux. C’est le message porté par Aitor Ruiz, CEO de l’agence Getalink, lors d’une récente interview accordée à Mario Armenta pour la newsletter spécialisée The Open Projects. Le dirigeant y dévoile une vision pragmatique et décomplexée du link building (acquisition de liens entrants), loin des dogmes techniques qui prévalent encore trop souvent.

Repenser la valeur des liens : qualité contre quantité

L’un des points les plus marquants de son intervention concerne la sacro-sainte distinction entre les liens « dofollow » et « nofollow ». Traditionnellement, les premiers sont recherchés car ils transmettent de l’autorité aux yeux de Google, tandis que les seconds sont jugés moins utiles. Une vision qu’Aitor Ruiz conteste fermement. « L’obsession pour le ‘dofollow’ est une erreur. Un lien ‘nofollow’ dans un média à fort trafic réel vaut infiniment plus qu’un lien ‘dofollow’ sur un blog artificiellement gonflé, sans véritable audience », affirme-t-il. Pour lui, l’objectif premier d’un lien n’est pas seulement technique, mais stratégique : il doit apporter de la visibilité, du trafic qualifié et renforcer la crédibilité de la marque. Un lien sur un site d’information réputé, même en « nofollow », génère une confiance et une notoriété que des dizaines de liens techniques sur des sites obscurs ne pourront jamais égaler.

Les pièges à éviter : des erreurs qui coûtent cher

Fort de son expérience, le CEO met en garde contre les pièges courants qui transforment des investissements conséquents en pure perte. Il évoque notamment les « fermes de liens », ces réseaux de sites créés dans le seul but de vendre des liens et qui sont sévèrement pénalisés par les moteurs de recherche. Selon lui, un œil exercé peut les détecter en moins de 30 secondes, évitant ainsi des sanctions désastreuses.

Il insiste également sur l’importance des prérequis techniques. « Une stratégie de link building, aussi brillante soit-elle, devient de l’argent jeté par les fenêtres si le site cible souffre d’erreurs techniques fondamentales », prévient Aitor Ruiz. Un site lent, une mauvaise expérience utilisateur ou une architecture défaillante annuleront tous les bénéfices d’une campagne de liens entrants. Pour illustrer son propos, il n’hésite pas à partager une expérience personnelle : « J’ai moi-même commis une erreur qui m’a coûté 50 000 € à mes débuts. C’est une leçon que je partage aujourd’hui pour éviter à d’autres de tomber dans les mêmes pièges ».

L’ère des IA : exister au-delà de l’algorithme

Enfin, Aitor Ruiz se projette dans l’avenir du marketing digital, marqué par l’émergence des grands modèles de langage (LLM) comme ChatGPT et autres intelligences artificielles génératives. Ces technologies redéfinissent la manière dont l’information est trouvée et consommée, devenant des arbitres de la visibilité. « Dans un monde où les LLM décident déjà qui ‘existe’ et qui ne l’est pas, la présence de marque devient fondamentale. Il ne s’agit plus seulement de plaire à un algorithme, mais de construire une véritable autorité reconnue par ces nouvelles intelligences », analyse le spécialiste. Cette nouvelle donne impose de bâtir une réputation numérique solide, authentique et multicanale, seule garantie de survie et de pertinence dans le web de demain.

L’interview complète d’Aitor Ruiz est disponible dans la newsletter The Open Projects (https://www.theopenprojects.com/) de Mario Armenta.